Santé et Sécurite dans les mines : S’inspirer de l’exemple du Canada

Les travailleurs sont une ressource inestimable de l’industrie minière qui ne lésine aucun effort pour assurer leur santé et leur sécurité. La fréquence sans cesse à la baisse des accidents démontre le sérieux avec lequel les sociétés minières abordent cette question. L’Association minière du Québec appuie ses membres par le biais de son comité « Santé et prévention des accidents » où les participants échangent sur les meilleures pratiques en santé et sécurité des travailleurs et l’importance d’adopter de saines habitudes de vie afin de prévenir les accidents dans les mines.

L’AMQ a aussi créé un comité stratégique en santé et sécurité du travail (SST) sur lequel siègent plusieurs membres de la haute direction de différentes mines québécoises. L’objectif de ce comité est d’amener la SST vers l’excellence en établissant des stratégies et en donnant des orientations en vue d’influencer l’industrie minière, en validant et en appuyant, le cas échéant, les projets novateurs à haut potentiel.

Sauvetage minier

Afin de mieux coordonner les efforts de sauvetage minier, l’Association minière du Québec a mis sur pied le programme CATAMINE qui permet de coordonner les efforts et l’envoi d’équipements en cas d’urgence. L’AMQ distribue chaque année une liste exhaustive des personnes-ressources et des équipements disponibles en cas d’urgence. CATAMINE est un comité d’entraide entre les mines en cas d’accidents ou de sinistres majeurs. CATAMINE travaille conjointement avec l’équipe de sauvetage minier de la CNESST, qui forme des sauveteurs volontaires, pour l’élaboration du Manuel de formation en sauvetage minier, contribuer à la réflexion et appuyer les initiatives qui visent à améliorer les techniques d’intervention sous terre et les équipements des équipes de sauvetage minier.

Programme d’audits miniers

Pour faire en sorte que les entreprises adoptent de bonnes pratiques en santé et sécurité, l’AMQ a mis en place un programme d’audits miniers qui permet aux entreprises intéressées de se faire auditer sur six domaines particuliers :
La conformité à la loi et aux règlements en santé et sécurité du travail;
Le plan de mesures d’urgence;
Les activités de prévention;
Le contrôle terrain;
La santé et l’hygiène industrielle;
L’entretien mécanique et électrique.
Après avoir effectué une visite terrain sur les sites miniers concernés, les auditeurs produisent un rapport avec des recommandations à l’attention de la direction du site et les entreprises ont alors 60 jours pour soumettre un plan d’action apportant les correctifs demandés.

Formation du travailleur minier

L’Association minière du Québec a mis en place des programmes de formation pour aider à prévenir les accidents. C’est le cas de la Formation modulaire du travailleur minier, obligatoire pour les mines souterraines. Personne ne peut aller sous terre sans avoir suivi ce cours, pas même les fournisseurs de services. Cette formation de douze modules traite entre autres de travail en hauteur, de consolidation du terrain, d’explosifs et de règlementation en santé et sécurité.

Trophée F.J. O’Connell

Depuis 1966, l’Association minière du Québec attribue annuellement le trophée F.J. O’Connell afin de sensibiliser les travailleurs et les superviseurs à l’importance du travail d’équipe pour prévenir les accidents, et ce, dans trois catégories :
Opérations souterraines avec moins de 400 000 heures travaillées;
Opérations souterraines avec plus de 400 000 heures;
Opérations de surface, transport et première transformation des métaux.
Les critères d’attribution de ce trophée tiennent compte de l’amélioration de la performance d’une entreprise, de la performance de cette entreprise par rapport à la moyenne de l’industrie et de la fréquence combinée des accidents d’une entreprise en fonction des valeurs cibles déterminées. L’objectif : valoriser l’atteinte d’un haut niveau de performance.
L’Association félicite les récipiendaires pour l’année 2018 dans les trois catégories suivantes :
Catégorie Opérations souterraines – moins de 400 000 heures : Mine Beaufor de Corporation Aurifère Monarques
Catégorie Opérations souterraines – 400 000 heures et plus : Newmont Goldcorp – Éléonore
Catégorie Opérations de surface, transport et première transformation des métaux :Usine de Bedford de Graymont

Interview de Mr Ismael DIAKITE, Président de la CMG, accordée à la Radio Nostalgie, en collaboration avec le site Nimbagold.info

Nimbagold.info : Monsieur le président que pouvons-nous retenir de la chambre des mines de Guinée en terme de présentation ?
Ismaël DIAKITE : La chambre des mines de Guinée est une union patronale qui a été créée depuis 1998 par les chefs d’entreprises. A l’époque, nous étions constitués comme une ONG. En raison des enjeux du secteur minier en ce moment, nous avons décidé de nous mettre ensemble pour à la fois protéger et promouvoir nos intérêts. Et en même temps, développer un partenariat avec l’ensemble des structures du secteur privé pouvant intervenir dans l’amélioration du climat des affaires en Guinée.
Parlez-nous de sa composition
Nous avons le conseil d’Administration dont les membres sont élus. Aujourd’hui, nous sommes douze(12) membres à siéger au conseil d’administration. Et c’est ce conseil qui prend en charge l’ensemble des orientations des directives de l’assemblée générale pour développer des politiques, des stratégies en fonction justement de l’intérêt majeur que nous défendons. Ensuite, il y a un bureau exécutif qui se réuni pratiquement une fois par mois en fonction des sujets à débattre. Il fait des recommandations à l’organe supérieur qui est le conseil d’administration. Ce dernier siège quant à lui tous les trimestres. Et en fin de compte, il y a la direction exécutive qui est l’organe d’exécution de toutes les tâches quotidiennes liées au plan d’action et aux stratégies que nous développons au niveau du conseil.
Quelle est la place de la chambre des mines dans le secteur minier guinéen ?
La chambre des mines de Guinée est un foyer d’idées, un foyer d’arguments et un foyer où les chefs d’entreprises du secteur minier sont réunis pour pouvoir agir sur les politiques, les programmes qui influencent directement le secteur minier. Nous sommes une organisation d’hommes d’affaires qui veillent à l’intérêt du secteur et à sa connexion avec les objectifs de développement économique et social de la Guinée.
Cela fait maintenant un mois que vous dirigez la Chambre des mines de Guinée, quelles sont les activités prioritaires que vous avez déjà entreprises sur le terrain ?
Il y a beaucoup d’activités que nous menons avec des partenaires au développement notamment dans le renforcement des capacités des membres de la chambre des mines et de tout ce qu’il y a comme structure d’accompagnement du secteur. Nous avons aussi des programmes d’appui dans le domaine de la santé en faveur des communautés environnantes ou même au niveau de nos travailleurs.
Notre priorité est aussi tout ce qui concerne la bonne gouvernance, la transparence dans le secteur minier. Nous siégeons dans des organismes nationaux et internationaux où nous faisons prévaloir nos intérêts et essayons d’être en pleine conformité avec les standards, les normes en la matière. Nous travaillons sur toutes les questions transversales liées par exemple à la fiscalité interne ou bien à la fiscalité de porte qui agissent directement sur le niveau de nos entreprises en exploitation, tout en restant conforme à la prescription de l’Etat.
Nous avons beaucoup d’autres activités avec les partenaires au développement, notamment le système des nations unies, le fond des Nations Unies pour la population (UNFPA) et le fond des nations unies pour le financement du capital(UNFC) au bénéfice des guinéens.
Avez-vous des activités que vous réalisées dans le cadre de la promotion du contenu local ?
Bien entendu, ça c’est un élément essentiel de la politique du gouvernement. Le contenu local nous intéresse à plus d’un titre. Il y a un engagement fort de la part de nos membres. Et ceci se traduit non seulement par la promotion des emplois locaux, mais également les achats locaux, la sous-traitance locale et tout ce qu’il y a comme développement des capacités internes pour pouvoir positionner le secteur privé guinéen dans le domaine de la fourniture des biens et services aux entreprises minières.
Selon nos informations vous avez dans le passé dirigé la chambre des mines. Vous venez d’être élu encore pour diriger les destinées de Cette structure pour les prochaines années. Quels sont vos sentiments par rapport à ce choix porté une fois de plus sur vous par vos paires ?
Pour être très précis là-dessus, c’est la première fois que je suis élu comme président par les membres du conseil d’administration. Les deux précédentes fois étaient des présidences intérimaires.
Pour la première fois, c’était justement faire des reformes au niveau de la chambre des mines de 1997-1998.En ce moment, il y avait nécessité de refondre les organes et même de donner un nouveau statut à la chambre. Un groupe a été mis en place pour réaliser cette réforme statutaire. L’honneur m’a été accordé de présider les travaux de ce groupe pour 6 mois. Et à la suite de ces travaux, la chambre des mines a été transformée d’une ONG à une union patronale.
Puis en 2016, j’avais pris la succession du président d’alors .Il s’agit de son excellence monsieur Mamady Youla qui venait d’être nommé comme premier ministre . Et là je suis resté pratiquement 11 mois. Au bout du 11 ème mois, j’ai dû choisir d’autres projets pour aller travailler ailleurs. Donc là, j’ai fait une démission. La place est restée vacante. C’était donc des présidences transitoires.
Et cette fois-ci, c’est une présidence où j’ai été élu par mes paires. Et je tiens à les remercier pour la confiance qu’ils ont placée en moi à l’occasion de cette élection-là. Et surtout je remercie la direction de la société minière de Boké(SMB) que je représente au sein de cet organe.
Quels sont vos programmes dans le futur ?
La chambre n’est pas une institution récente. Il a un passé. On va essayer de consolider l’ensemble des acquis de nos prédécesseurs en particulier tout ce qui concerne l’organisation interne. Nous allons nous procurer d’un nouveau siège. Construire la maison du minier qui va être le point de rencontre de l’ensemble des chefs d’entreprises du secteur minier et des parties prenantes qui travaillent avec nous.
L’autre chose qui est important, c’est que la Guinée vient d’abriter le siège de l’organisation minière africaine. Et nous comptons comme nous l’avons déjà fait dans un passé récent, nous impliquer dans la consolidation de cet acquis. La Guinée étant un pays minier, il faudrait que cette présence d’une organisation africaine qui va travailler dans le secteur minier profite au mieux au secteur minier guinéen.
Nous allons aussi mettre en place, un cadre convenable à l’ensemble des chefs d’entreprises pour pouvoir discuter des grands axes de la politique minière guinéenne. Que ça soit le contenu local que vous avez évoqué tout à l’heure. La question de la gestion environnementale qui est fondamentale pour la soutenabilité, la durabilité de l’activité minière en Guinée.
Aussi, Dans le domaine de la gouvernance, nous avons des accords sur la formation professionnelle et sur les projets communautaires comme je le disais tantôt avec un certains nombres de partenaires étrangers. Nous allons les mettre en œuvre pour contribuer à aider nos collègues à mieux intégrer, les composantes sociales et communautaires dans leur politique de tous les jours. Ce sont des axes sur lesquels nous allons continuer à travailler.
Toutes les entreprises minières évoluant dans notre pays à l’heure où vous nous accordiez cette interview sont-elles membres de la chambre des mines de Guinée ?
Pas toutes, il y a deux trois ou quatre du secteur formel qui ne sont pas encore membre. Mais une des démarche que nous allons faire, dans les prochaines semaines, c’est d’aller justement envers ces entreprises-là, pour leur faire connaitre la chambre des mines et le secteur minier d’avantage. Et je n’ai aucun doute que celles qui trainent les pieds vont finir par nous rejoindre. Parce qu’il y a beaucoup de sujets commun à nous tous. Qui ne pourront trouver leur solution qu’en mettant nos effort ensemble nos énergies ensemble et nos expertises ensemble.
A peu près il y a combien de sociétés qui sont membres de la chambre des mines ?
On a une cinquantaine d’entreprises, à ce jour, réparties entre les différentes catégories de membre : les fondateurs, les membres affiliés, les membres associés et les titulaires.
Quels sont vos rapports avec le gouvernement guinéen ?
Ça ne peut se passer autrement que de la bonne manière. Nous sommes là, pas seulement pour protéger et promouvoir l’intérêt de nos membres. Mais nous sommes là également pour supporter le gouvernement et l’accompagner dans sa politique non seulement du développement du secteur minier dans les meilleures conditions possibles. Mais également d’une manière générale du développement économique et social du pays. Donc, on est un partenaire au gouvernement par rapport au secteur minier.
Quelles sont vos ambitions pour le secteur minier de façon générale ?
Nous sommes tous engagés individuellement et collectivement à assurer un développement du secteur minier qui soit le plus harmonieux que possible tolèrent pour l’environnement, bénéfique pour les communautés et surtout soutenables pour le gouvernement aussi. Je pense que tout ce qui ressort de la politique du contenu local, tout ce qui ressort du plan de gestion environnemental auxquels chacune de nos entreprises s’emploie à réaliser, constitue pour nous de bonne raison de croire qu’à long terme ce qui va faire le bénéfice pour nous tous :investisseurs miniers et gouvernement. Et qui fera en sorte que la Guinée tire le maximum de ressource de l’exploitation de ses ressources minières.
Quel message avez-vous à faire passer pour boucler cet entretien ?
Pour dire peut-être que le secteur minier guinéen est en plein essor. Il y a une attractivité et un intérêt manifeste de la part des investisseurs étrangers. On ne pourra jamais venir à bout de la valorisation de nos ressources minières, sans attirer, sécuriser et pérenniser les investissements. Donc on doit prendre conscience de cela, heureusement ça se traduit dans certaines politiques et on doit s’engager dans cette voie-là. La Guinée seule ne pourra jamais investir dans un secteur minier qui puisse profiter le plus largement, le plus durablement à la population guinéenne et au gouvernement guinéen. Donc c’est un appel à toutes les parties prenantes : les investisseurs, le gouvernement, les communautés, les partenaires au développement pour que nous puissons tous nous engagés dans une politique de sauvegarde de nos acquis et de promouvoir le secteur minier guinéen, dans les meilleures conditions de sécurité et de durabilité. Voilà ce que je peux donner comme message.
Merci monsieur le président d’avoir répondu à nos questions
Je vous remercie
Entretien réalisé par Toumany CAMARA

La SMB remporte le prix du « Meilleur Projet Minier» lors de l’édition 2019 d’AIFA


Paris (France), 6 décembre 2019 – Lors de l’African Investments Forum & Awards (AIFA) 2019 qui s’est déroulé le mercredi 4 décembre, la Société Minière de Boké (SMB), représenté par son directeur général adjoint M. Ismaël Diakité, a remporté le prix du « Meilleur Projet Minier ». Le track-record de la SMB dans l’exploitation de la bauxite, la priorité donnée à la politique RSE et aux relations communautaires, sa récente victoire dans l’appel d’offres des gisements de minerai de fer des blocs I et II de Simandou ont été les principaux éléments qui ont convaincu le jury.
Organisé par Leaders League, l’AIFA est une journée d’affaires consacrée au continent africain avec différents panels portant essentiellement sur les secteurs de l’énergie, de la finance et des infrastructures. Près de 700 personnes étaient rassemblées au Pavillon d’Armenonville pour écouter environ 90 intervenants parmi lesquels Jean-Luc Konan, PDG du Groupe Cofina ; William Nkontchou, directeur général d’Emerging Capital Partners (ECP) ; Marc Alberola, CEO d’Eranove ; Bernard Kouassi N’Guessan, CEO de Ciprel ; Ibrahima Diouf, directeur général d’Ecobank International. Durant cette journée, une dizaine de prix ont été remis récompensant des entreprises dans différents secteurs pour leurs performances opérationnelles et financières.
Intervenant dans le panel “Global Energy Outlook : beyond geo-political and geo-economic factors”, Ismaël Diakité est revenu sur les enjeux énergétiques pour le secteur minier africain, dont les besoins sont évalués à 23 000 MW d’ici 2020 par la Banque mondiale. Ismael Diakite a présenté ainsi les difficultés pour l’industrie minière d’avoir accès à une énergie fiable et compétitive, tout en rappelant les initiatives engagées pour investir dans les énergies renouvelables en zones minières.
« Ce prix du « Meilleur Projet Minier » est la reconnaissance de l’approche innovante de la SMB combinant efficacité opérationnelle et priorité donnée à la RSE et aux relations communautaires, déclare Ismaël Diakité, Directeur Général Adjoint de la SMB. L’approvisionnement en énergie propre tout comme l’apport économique que nous pouvons faire aux communautés des zones minières en leur facilitant l’accès à l’énergie sont des enjeux stratégiques pour nous dont j’étais ravi de débattre à AIFA ».

À propos de la SMB
Fondé en 2014, le Consortium SMB-Winning regroupe quatre partenaires mondiaux dans les domaines de l’extraction, de la production et du transport de bauxite : le singapourien Winning Shipping Ltd, armateur asiatique de premier plan ; UMS, une société de transport et de logistique présente en Guinée depuis plus de 20 ans ; Shandong Weiqiao, une société chinoise leader dans la production d’aluminium ; et Yantaï Port Group. L’État de Guinée, partenaire et membre du Consortium, est actionnaire à hauteur de 10%.
Depuis sa création, SMB-Winning a investi plus de 1,5 milliard de dollars US dans ses activités extractives dans la région de Boké. Le consortium, qui emploie directement plus de 9000 personnes a également construit et gère deux terminaux fluviaux.

Annonce : La Chambre des Mines de Guinée a un nouveau Président

M. Ismaël DIAKITE, nouveau PCA

La Chambre des Mines de Guinée (CMG) est heureuse d’annoncer l’élection de Monsieur Ismaël DIAKITE au poste de Président du Conseil d’Administration, au cours de son Assemblée Générale du 27 septembre 2019.

Représentants des Sociétés minières à l’AG

M. Diakité, actuel Directeur Général Adjoint de la Société Minière de Boké (SMB), a déjà occupé le poste de Président de la CMG au compte du Groupe Rio Tinto et de hautes fonctions au sein du consortium SMB-Winning.
La Chambre des Mines de Guinée se réjouit à la perspective de collaborer avec lui afin de veiller à ce que l’institution continue de réaliser sa mission, c’est-à-dire promouvoir et défendre l’intérêt de tous ses membres.
Par ailleurs, nous souhaitons remercier M. Malick N’Diaye, Président sortant, pour sa contribution et son travail exceptionnels pour le rayonnement de la CMG pendant son mandat.

Les membres du B.E & Poignée de main entre les Présidents sortant et entrant

A retenir qu’à l’issue de l’Assemblée Générale du 27 septembre dernier, le nouveau Bureau Exécutif de la CMG est composé comme suit :
1) Président : Société Minière de Boké (SMB)
2) 1er VP : Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG)
3) 2ème VP : Alliance Mining Commodities (AMC)
4) Trésorier : Sociéié Anglogold Ashanti de Guinée (SAG )
5) Le Directeur Exécutif de la CMG

Bourse de sous-traitance et de partenariats : Favoriser une croissance économique inclusive en Guinée

La Guinée fait le pari de l’innovation pour valoriser ses ressources minières afin d’en faire bénéficier s ses habitants. Découvrez comment une nouvelle plateforme numérique, la Bourse de sous-traitance et de partenariats (BSTP), permet aux multinationales du secteur minier d’entrer en contact avec les fournisseurs locaux travaillant dans la restauration, l’hôtellerie, le transport ou l’agroalimentaire.
Pour le gouvernement guinéen, cette nouvelle plateforme de commercialisation numérique permet de rapprocher les sociétés minières étrangères de l’économie locale — afin d’assurer un partage plus équitable des bénéfices.
Voici comment IFC travaille avec le gouvernement guinéen pour aider les opérateurs économiques locaux — de l’hôtellerie à l’agroalimentaire— à proposer plus systématiquement leurs produits et leurs services aux multinationales minières présentes dans le pays. [URL] #Invest4Tomorrow
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Assemblée Générale de la Chambre des Mines de Guinée : Le Ministre du Budget rassure quant au remboursement des Crédits TVA

Invité à l’ Assemblée Générale 2019 de la Chambre des Mines de Guinée, Ismaël Dioubaté, le ministre du Budget a tenu à s’exprimer sur la question du remboursement des crédits TVA qui intéresse particulièrement les compagnies minières.
Emboitant le pas à Malick N’Diaye, Président de la chambre des Mines de Guinée, qui s’est réjoui de l’aboutissement des discussions avec le ministère du Budget autour du remboursement des crédits TVA, le ministre Dioubaté s’est effectivement exprimé en ces termes : « En ce qui concerne le remboursement des crédits TVA, le président Alpha Condé m’a instruit d’avoir un regard très pointu sur la question dont les premiers signaux sont déjà sortis. Je m’engage fermement, avec ces instructions fermes du chef de l’Etat, de continuer à rassurer les miniers que le remboursement des crédits TVA qui a débuté, va se poursuivre à la satisfaction de tout le monde, afin que l’esprit de dialogue entre les miniers et l’Etat soit maintenu à tous les niveaux. ».
M. KEITA

Assemblée Générale 2019 de la Chambre des Mines de Guinée : Gros plan sur la situation du VIH dans les zones minières

 

A l’occasion de l’Assemblée Générale annuelle de la Chambre des Mines de Guinée tenue le vendredi 28 juin 2019, Dr Youssouf Koïta, Coordinateur national du programme de prise en charge sanitaire et de prévention des IST, VIH / SIDA et des Hépatites a donné des informations sur la situation ou la prévalence du VIH dans les zones minières .
Dans son exposé qui a retenu l’attention des participants, Dr koita a déclaré en substance que :
La prévalence du VIH Sida est de 1,5% dans la population en général alors qu’elle est de 3,6% chez les femmes enceintes. Au sein de la population des zones minières, elle est de l’ordre de 5 à 6%.
Par ailleurs, sur 120 mille séropositifs vivant en Guinée, 50 000 seulement sont sous traitement ARV. Autre information de taille : L’Etat guinéen investit 50 milliards de francs guinéens par an tandis que le Fonds mondial donne de 10 à 11 millions de dollars par an. Ces fonds n’arrivent à prendre en charge que 50% de la population qui est dans le besoin.
C’est pourquoi, a-t-il ajouté « tout l’enjeu se trouve dans les zones minières notamment à Sangarédi, Kamsar, Friguia, CBK, Léro, la SAG, Gbenko et sans parler des zones qui ne sont pas reconnues officiellement ».
Plus loin, il interpelle les Sociétés minières pour « aider le gouvernement et ses partenaires à lutter contre cette maladie. Ce sont les bras valides qui sont malheureusement touchés … Des jeunes de 20 jusqu’à 40 ans au maximum sont tous à risque. » parce que « de plus en plus, les bailleurs de fonds se retirent de la gestion du VIH/Sida en laissant la lourde responsabilité aux Etats. »
M. KEITA

Secteur minier : tenue à Conakry de l’assemblée générale de la chambre des mines de Guinée

La Chambre des Mines de Guinée (CMG) a tenu ce vendredi 28 juin 2019 son assemblée générale annuelle.
Comme chaque année, toutes les sociétés minières membres de la CMG ont pris part au rendez-vous.
La rencontre a connu également la présence du ministre du budget et de plusieurs autres personnalités intervenant dans le secteur minier.
Au cours de cette assemblée générale, toutes les questions liées aux mines, ont été débattues par les participants, afin de maintenir l’élan entamé dans le secteur, depuis plusieurs années.


Dans son allocution d’ouverture, N’diaye Malick, président de la chambre des mines de Guinée, a exhorté les participants, entre autres, à approfondir les réflexions concernant les réformes : « Je voudrais interpeller l’ensemble de nos membres, à engager de manière transparente la réflexion sur la réforme des points qui pourraient prêter à confusion dans nos textes afin de permettre à la chambre des mines d’accomplir pleinement sa mission et d’assurer plus efficacement la défense des intérêts de ses membres. Il y va de notre responsabilité et de la stabilité avec les partenaires sociaux. Beaucoup a été fait, mais ce qui reste à faire est encore plus important », a-t-il indiqué.
Prenant la parole, le ministre du budget est revenu sur le remboursement des crédits TVA.
Ismael Dioubaté, s’est voulu rassurant sur la question : « Le président de la République m’a instruit de regarder de façon très pointue, la question de remboursement de crédit TVA. Et je crois que, les premiers signaux sont sortis. Je m’engage avec les instructions fermes du président de la République à continuer de rassurer les miniers. Dire aux miniers que le remboursement des crédits TVA va se poursuivre. Le processus a débuté, il va se poursuivre à la satisfaction de tout le monde ».


Le représentant du ministre des mines, a quant à lui apprécié tout d’abord la qualité des relations entre la chambre des mines et leur département.
Sadou Nimaga, a par ailleurs invité à la prise en compte des réalités sociales dans les zones minières : « Je voudrais également insister sur les défis que nous avons ensemble. Nous avons déjà essayé d’assainir le secteur. Nous continuons à l’assainir (…). Nous sommes donc obligés de nous ajuster, de prendre en compte certaines réalités sociales, notamment, pour éviter les conflits communautaires. Parce que la vie paisible entre communautés et sociétés minières, c’est la clé d’une activité minière. J’invite chacun à aller dans le sens d’une plus grande prise en compte de l’impact posé de l’activité ».
Guy Laurent Fondjo, président du conseil d’administration de la Bourse de Sous-Traitance et des Partenariats, a pour sa part réitéré sa disponibilité et son engagement à œuvrer aux côtés de la chambre des mines de Guinée pour faire du secteur minier, un secteur de référence.
D’autres interventions, telles que celles du représentant de l’ITIE, celui de l’AGREM, mais aussi celui de la NRGI, ont également marqué cette assemblée générale, qui a enregistré l’adhésion de nouvelles entreprises.
L’issue de cette assemblée générale, permettra à la chambre des mines de Guinée de se projeter vers l’avenir, avec de nouveaux défis certes. Mais qui seront sans doute relevés, grâce à la détermination des membres qui la composent.
M. KEITA / mosaiqueguinee

Santé infantile : La Chambre des Mines developpe un partenariat avec l’ONG Terre des Hommes

Terre des hommes (Tdh) est la plus grande organisation suisse d’aide à l’enfance. En 2018, ses programmes en santé, protection et urgence sont venus en aide à plus de quatre millions d’enfants et membres de leurs communautés dans plus de 40 pays.
En Guinée, les enfants sont particulièrement touchés par la pauvreté et les besoins demeurent importants. C’est pourquoi, la Chambre des Mines de Guinée s’est engagée auprès de TdH pour soutenir notamment la lutte contre la sténose caustique de l’œsophage chez les enfants, conséquence de l’ingestion de soude caustique.
Ce partenariat a été mis en exergue lors du symposium mines Guinée 2019 au cours duquel la CMG et TdH ont partagé le même stand.
Par ailleurs, il faut également noter que TdH mène des programmes en santé materno-infantile, en soins spécialisés, en eau, hygiène et assainissement et concernant l’accès à la justice.

Secteur minier : Fin, à Conakry, des travaux de la 6ème édition du symposium mines Guinée


« Synergie mines et infrastructures : enjeux pour un développement intégré et durable de la Guinée », c’est le thème de la 6ème édition du Symposium Mines Guinée qui s’est achevée le 26 avril 2019 à Conakry.
C’est le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, qui a présidé cette cérémonie qui est aujourd’hui le plus grand événement minier de l’Afrique de l’Ouest.
Le Symposium qui a regroupé près de 650 délégués dont une centaine d’entreprises, avait pour objectif d’échanger sur les grands enjeux du secteur des mines pour le développement de l’économie guinéenne. C’est le ministère des Mines et de la Géologie qui a organisé cet événement en partenariat avec AME Trade Ltd du Royaume Uni.
Le président de la Chambre des mines de Guinée, Malick Ndiaye, dira que ce Symposium est l’occasion de faire connaitre davantage ce secteur et présenter les opportunités d’investissement qui s’y rattachent. Le premier responsable de la Chambre des mines de Guinée a salué les progrès enregistrés dans ce domaine où selon lui, de 14 millions de tonnes de bauxite produites en 2010, la Guinée est passée à 60 millions en 2018.
Pour Malick Ndiaye, ces efforts sont dus aux différentes réformes mises en place par le ministère des Mines sous le leadership du Président Alpha Condé. Toutefois, il a attiré l’attention des uns et des autres sur l’amélioration de la bonne gouvernance dans le secteur minier afin de booster le développement économique. Au nom de leurs sociétés qui sponsorisent cet événement, le directeur général de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), le directeur général de la Société Minière de Boké (SMB) et la directrice générale de Guinea Alumina Corporation (GAC), ont rassuré d’œuvrer pour la mise en valeur des mines de Guinée. Ils se sont engagés aussi pour le respect du contenu local et de l’environnement ainsi que l’employabilité des jeunes. Le ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, qui a indiqué que pendant les 72 heures que devait durer ces rencontres la Guinée sera la capitale mondiale des mines. Il a ensuite rappelé que les réformes engagées par le Président Alpha Condé depuis son accession à la Magistrature suprême en 2010, ont permis d’attirer plus d’investisseurs. Il a fait savoir que ce Symposium est l’occasion de présenter la Guinée à travers ses ressources minières et agricoles. Pour cela, le ministre Magassouba a souhaité que cette rencontre aboutisse à la mise en place de projets concrets en faveur du développement économique du pays.
Le Président Alpha Condé a indiqué que la vision de son gouvernement est non seulement de produire des ressources minières, mais aussi et surtout de les transformer sur place. Aussi a-t-il rappelé que pour certaines irrégularités, 800 permis d’exploitation minière ont été retirés. Le Président Alpha Condé a précisé que la politique minière guinéenne vise trois objectifs qui sont de créer les meilleures conditions pour les investisseurs, tirer profit des ressources minières et améliorer les conditions de vie des populations.
Dans cette démarche, le Président de la République a indiqué que la Guinée va continuer à s’améliorer et s’inspirer de l’exemple d’autres pays comme le Botswana. Toutefois, le Chef de l’Etat a signalé que malgré les efforts, il n’est pas encore satisfait et que le chemin est encore long. Concernant le code minier, le président Alpha Condé a insisté sur son respect. Car, dira-il, « aucune société ne peut donner avec exactitude la quantité de nos ressources et en matière d’affaires, on peut tricher ».
C’est pourquoi, il a annoncé la tenue prochaine d’une rencontre avec toutes les sociétés minières afin de les obliger à respecter le code minier. Pour cela, il a invité toutes les sociétés minières qui ne sont pas en règle, de le faire avant cette date. Le Chef de l’Etat a précisé qu’il n’a pas de préférence parmi les sociétés et qu’il ne peut soutenir que les entreprises qui contribuent au développement de la Guinée tout en se disant ouvert à tout investissement profitable au pays.
BPP