Exploration minière

Exploration minière
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L’exploration est l’étape préalable à tout projet d’exploitation. Elle vise à mettre en évidence l’existence d’un gisement de minerais métalliques ou de minéraux industriels qui soit exploitable tant sur les plans technique et économique que sur le plan de la préservation de l’environnement.

Le concept d’exploitation minière

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L’exploitation minière consiste à extraire de la terre, les roches et les minéraux solides qui ont une valeur économique. Parmi les matériaux extraits figurent les minerais métallurgiques (fer, cuivre, plomb, zinc), les minéraux industriels (calcaire, potasse, etc.), les métaux natifs (principalement l’or et l’argent), le charbon, les sables bitumineux, le minerai d’uranium, les pierres précieuses

OPPORTUNITÉS DANS LE SECTEUR MINIER GUINÉEN

Offre d´emploi
La majorité des opportunités immédiates concernent, notamment l’exploration, le forage et les services auxiliaires relatifs à l’exploitation minière. Plusieurs infrastructures, notamment les projets énergétiques, les ports et les chemins de fer, seront construites créant ainsi une demande pour les services d’appui.

Comme retombées de ces projets, le trafic à l’intérieur et à l’extérieur de la Guinée augmentera les opportunités dans certains secteurs de services, notamment les hôtels, la location de voiture, les services des compagnies aériennes et les autres services essentiellement sollicités par le voyageur d’affaires. Enfin, les services financiers tels que les assurances, les courtiers, les banques, l’appui à l’assurance médicale et le transport maritime suivront.

De manière générale, les activités minières présentent un ensemble d’opportunités à travers les intrants miniers, qui peuvent être classés selon :
• Les Services, notamment les services qui sont au cœur de l’exploitation d’une mine tels que l’extraction, le forage et les services d’appui d’exploitation minière plus vastes;
• Les biens d’équipement et les matériaux de construction, notamment les camions légers et lourds, les pelles mécaniques, etc
• Les consommables et les pièces de rechange, notamment les consommables tels que les explosifs, le diesel, l’essence et les pièces de rechange de véhicules;
• L’ensemble des services et des infrastructures, notamment l’eau, l’électricité, les télécommunications, les infrastructures de transport et la gestion des déchets,
• Les biens secondaires, tels que les vêtements de protection, le matériel de bureau, la restauration, etc.

A travers les différentes phases des projets, plusieurs opportunités se présenteront aux entrepreneurs locaux allant de l’approvisionnement de pièces de rechange à la formation et au développement des compétences. Par exemple, à son apogée, rien que le projet de minerai de fer de Simandou nécessitera 18.000 travailleurs qualifiés et générera 5 milliards de dollars US de possibilités de marchés.

Développement des compétences

A la lumière des projets miniers à venir, quelque 50.000 travailleurs qualifiés seront nécessaires durant les cinq prochaines années ou plus. Cependant, les écoles techniques et professionnelles de la Guinée ne sont pas outillées pour former le personnel minier du futur. Par conséquent, le Partenariat Public Privé (PPP) pourrait être la meilleure réponse.

Stratégies et actions prioritaires

Parmi les actions prioritaires que le Gouvernement guinéen peut mettre en œuvre pour stimuler le secteur minier et accroître la valeur de l’industrie minière dans l’économie nationale, on peut citer:

• Investir dans la formation professionnelle selon les normes de refonte du système et des programmes de formation professionnelle en cours
• Développer un secteur des PME selon les besoins d’approvisionnement des projets miniers et d’infrastructure.

Secteurs d’opportunités : Présentation du secteur minier guinéen

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Secteur de croissance prioritaire au même titre que l’Agriculture et l’Energie, le secteur minier guinéen repose sur une concentration de ressources minérales, reconnue comme l’une des plus importantes au monde : bauxite (+ 40 milliards de tonnes de bauxite à 40% Al2O3), de minerais de fer (+10 milliards de tonnes de haute qualité), d’or (plusieurs milliers de tonnes), de diamant (généralement de qualité joaillerie) ainsi que des indices importants d’uranium, de graphite, de cuivre et de pétrole.
Les mines contribuent à plus 15% au Programme d’investissement prioritaire (PIP) de la Guinée à travers plusieurs exploitations : Alumine 700 000 t/an en 2012; Or : 400-500 000 onces par an (7éme rang africain après l’Afrique du Sud, le Soudan, le Ghana, le Burkina, le Mali et la Tanzanie) ; Diamant : 300-500 000 carats par an (production totalement artisanale).
Ainsi, la vocation minière de la Guinée est toute prescrite.

Situation actuelle
Situation actuelle
Les dotations minérales du pays ont été jusqu’à présent faiblement exploitées.
Depuis 2013, le gouvernement guinéen a mis en œuvre une nouvelle politique minière dont l’objectif vise à favoriser plus de rentabilité pour les investisseurs, élargir la base des recettes fiscales du pays et promouvoir plus de valeur ajoutée locale, à travers 5 grands axes d’orientation : (1) Intensifier la recherche géologique ; (2) Favoriser la transformation sur place ; (3) Restructurer et consolider les sociétés minières d’économie mixte en difficulté ; (4) Promouvoir les investissements privés ; (5) Poursuivre la réforme de l’environnement juridique, fiscal et institutionnel du secteur.
Les nombreux efforts consacrés dans le renforcement du cadre réglementaire et de gouvernance du secteur, s’inscrivent dans une stratégie visant à faire des mines la locomotive du développement socioéconomique de la Guinée. Ouvrant ainsi la voie à des opportunités d’investissements majeures dans l’exploitation minière en Guinée.
De nombreuses exploitations sont en cours (CBG, CBK, ANGLO GOLD, SMD, etc.), plusieurs projets en phase de développement pour la production, la transformation, et l’exportation de minerais de fer (RIO TINTO). D’importantes opportunités dans le domaine des infrastructures en découlent (chemin de fer, routes, aéroports régionaux, ports, logements, etc.).

Avantages concurrentiels
La diversité (fer, bauxite, or, diamant, etc.), la qualité (bauxite en meilleure teneur d’alumine, gisements de fer de classe mondiale, etc.) et la concentration des substances disponibles sur le sol et dans le sous-sol guinéen, est d’une particularité remarquable. 320 km de côtes maritimes sur l’atlantique permettent une évacuation facile des produits par des ports en eau profonde.

Les Opportunités en Bref
1. Bauxite et Allumine
Deuxième exportateur dans le monde, la Guinée dispose de 2/3 des réserves mondiales de Bauxite.
La région nord-ouest attire des entreprises leaders du secteur de la bauxite/alumine, mais également des structures de tailles moyennes : Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), Compagnie des Bauxites de Kindia (CBK), Guinea Alumina Corporation, Alcoa/Rio Tinto, China Power Investment, etc. Ces projets sont à différentes phases d’exploitation ou de négociation.
2. Fer
Dans le Sud-Est de la Guinée, la chaîne de Simandou possède l’un des plus importants gisements de minerai à haute teneur de fer. Simandou est également le plus important projet minier, ferroviaire et portuaire en construction au monde. Le Projet est développé en partenariat avec le Gouvernement de Guinée, Rio Tinto, Chalco et la SFI (Banque Mondiale) : 650 km de chemin de fer à l’usage des passagers et des services de fret ; Réfections importantes du réseau routier ; Un port en eau profonde conçu pour accueillir des bateaux de 250 000 à 300 000 tonnes ; Des infrastructures de télécommunications le long de la ligne ferroviaire ; Investissement direct dans le soutien aux entreprises et l’amélioration des compétences de la main d’œuvre locale.
3. Or et Diamant
La partie nord-est de la Guinée abrite un important gisement aurifère. Les régions les plus prospectives sont : Siguiri, Dinguiraye, Kouroussa et Mandiana avec la présence de grands acteurs tels que Société Minière de Dinguiraye (SMD) et AngloGold. Le potentiel global est estimé à plus de 5 000 tonnes d’or.
La Guinée dispose également d’importants gisements de Diamant situés notamment en Haute Guinée le long des rivières Baoulé, Milo, Diani. D’autres réserves ont été découvertes à l’ouest dans la partie côtière du pays. Les ressources totales sont actuellement estimées entre 25 et 30 millions de carats, et le potentiel reste ouvert.
4. Autres Minéraux
De nombreux autres ressources minérales sont présentes en Guinée : le calcaire (40 millions de tonnes), des métaux de base et minéraux tels que le cuivre, le plomb, le zinc le cobalt, le nickel (75 millions de tonnes).
Par ailleurs, le pays regorge d’importantes réserves de matériaux de construction : roches ignées (granites, syénites, dolérites, gabbros, etc.) et des minéraux de sable noir (ilménite, rutile, zircon, etc.).

Doing Business

La Guinée recèle d’importantes ressources hydrauliques, agricoles, minières, forestières, halieutiques et fauniques qui la prédisposent naturellement à un avenir économique prospère.
La valorisation de cette concentration exceptionnelle de ressources naturelles requiert la création d’un climat politique, économique et social favorable à la promotion de l’investissement privé. Le Gouvernement guinéen depuis 5 ans a engagé une série de réformes qui ont été sanctionnées par une évolution constante de son classement au Doing Business de la Banque mondiale. Ainsi, la Guinée a réalisé des performances qui ont amélioré son classement de 10 points entre 2013 et 2015 plaçant le pays au 169ème rang sur 189 pays évalués.
A ce jour, des progrès notables ont été enregistrés dans les domaines suivants :
1. La simplification de la création d’entreprise en 72 heures ou moins et la réduction du capital minimal pour les SARL à 100 000 francs guinéens
2. La facilitation des transferts de propriété par la réduction des taxes sur les transferts de propriété et les frais de notaire s’y afférent
3. La réduction des procédures administratives pour l’habitat et la construction
La Guinée continue d’accélérer le rythme des réformes par :
1. Le renforcement d’un dispositif crédible, efficace et transversal pour faciliter l’investissement
2. Une politique d’attraction des investissements
3. Un climat politique et judiciaire rassurant
4. Le Dialogue Public Privé pour rapprocher le public et le privé afin d’instaurer un cadre d’échanges pour trouver des solutions satisfaisantes
.

LA GUINÉE MET EN ŒUVRE SA STRATÉGIE D’UTILISATION PARTAGÉE DES INFRASTRUCTURES CONNEXES AUX MINES

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La Guinée a signé, depuis juin 2015 à Paris, d’importants accords qui permettront l’utilisation en commun des infrastructures de l’Agence Nationale d’Aménagement des Infrastructures Minières (ANAIM)
Les infrastructures concernées sont le chemin de fer Kamsar-Sangarédi et le port de Kamsar dans la région de Boké.
Leur utilisation sera désormais partagée par la Compagnie des Bauxites de Guinée(CBG), contrôlée par l’Etat Guinéen et Halco (Rio Tinto Alcan, Alcoa et Dadco), la Compagnie de Bauxite et d’Alumine de Diandian (COBAD) contrôlée par Rusal et Guinea Alumina Corporation S.A. (GAC), contrôlée par Emirates Global Aluminum (EGA

Les accords signés sont les suivants:

1 – Le contrat multi-utilisateurs sur le chemin de fer, dont les co-signataires sont l’État guinéen, l’ANAIM, la CBG (à la fois concessionnaire et utilisateur),GAC et COBAD et qui définit les règles d’utilisation en commun du chemin de fer de Boké.
2 – Le contrat d’opérations portuaires liant l’État guinéen, l’ANAIM. GAC et la
CBG (en qualité de concessionnaire), qui traite des modalités d’utilisation par GAC du port de Kamsar.
3 – L’Accord portuaire liant l’État guinéen, l’ANAIM et GAC, qui confirme et détaille les droits conférés à GAC au niveau du Port de Kamsar en ce qui concerne plus spécifiquement les modalités de conception, de financement , de construction et d’exploitation du nouveau quai minéralier que GAC doit construire au port de Kamsar.
4 – Le contrat d’infrastructures liant l’État guinéen, l’ANAIM et GAC et qui concerne les droits et obligations de GAC relatifs à l’accès aux infrastructures existantes, à leur utilisation et leur extension.

La signature de ces accords ouvre la voie à des investissements d’un montant estimé à près de 7,3 milliards de dollars USD se distribuant comme suit :

Projet d’extension de capacité de CBG : 900 millions US$ permettant d’augmenter la production de 13,5 millions à 27 millions de tonnes de bauxite par an en 2022, avec une première étape intermédiaire de 19,5millions de tonnes en 2017, suivie d’une seconde à 22 millions de tonnes en 2018.
Projet de bauxite et d’alumine de GAC : 5-6 Milliards US$. La première phase d’un coût de 1,2 Milliard US$ devrait permettre de produire de 8 à 9 millions de tonnes par an.
Projet de bauxite et d’alumine de Dian Dian : 300 Millions US$ dont la première phase devrait permettre la production de 3 Millions de tonnes de bauxite par an.

Bureau de Presse de la Présidence

Guide de l’homme d’affaires : Investir en Guinée

PROFIL DE LA GUINEE
Guinée : Pays aux ressources multiples, pays d’avenir…

Par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel

Les mines : L’exploitation minière reste la locomotive active de l’économie. La Guinée possède les plus grands gisements prouvés de bauxite au monde (5,6 milliards de T).
Les autres ressources minières recensent le diamant, le fer, l’or …
Le secteur assure à lui seul 80% des recettes d’exportation de la Guinée.

CONSTITUTION DE SOCIÉTÉS

Constitution d’une SARL ou d’une SA

Les formalités d’immatriculation sont à effectuer auprès de l’OPIP, après avoir établi les statuts juridiques de la société par acte notarié ou sous seing privé avec un certificat de conformité du notaire

INCITATIONS A L’INVESTISSEMENT ET AVANTAGES

Pour favoriser le développement de l’investissement privé, la Guinée s’est dotée dès 1987 d’un code des investissements qui a été amendé en 1995. Ce code définit le cadre et les conditions d’investissement dans le pays. Il garantit la liberté d’entreprendre, la liberté de transfert de capitaux, l’égalité entre secteur privé et public et l’égalité entre étrangers nationaux. Il garantit enfin la protection des droits acquis.

Les entreprises exerçant leurs activités dans le secteur minier relèvent d’un code spécifique : le code minier.

Le code des investissements

Il prévoit différents régimes d’incitation fiscale pour les PME, les entreprises qui exportent ou valorisent les ressources naturelles et les matières premières d’origine locale, ainsi que les entreprises implantées dans les zones économiquement défavorisées. Toute entreprise sollicitant ce type d’avantages doit déposer une demande d’agrément.

Plusieurs structures ont été mises en place afin d’appuyer et d’encadrer opérateurs et investisseurs. Ce sont principalement :
-L’Office de Promotion des Investissements Privés. OPIP
-La Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée. CCIAG
-Le Conseil National du Patronat de Guinée. CNPG
-La Chambre d’Agriculture
-La Chambre d’Arbitrage.
-L’Agence Autonome d’Assistance Intégrée aux Entreprises. 3AE
-Le Projet Cadre de Promotion des Exportations Agricoles.
L’OPIP assure 3 grandes fonctions, la première est celle du guichet unique qui est en même temps centre de formation des entreprises. La deuxième est celle d’assistance technique au secteur privé et d’interface avec le secteur public. La troisième est celle d’agence de promotion de l’image de la Guinée à travers le monde pour favoriser les investissements étrangers.

Le code minier

Le Centre de Promotion et de Développement Minier accueille les investisseurs et agit comme guichet unique pour effectuer les démarches nécessaires à l’obtention d’un titre minier. Au plan juridique, le code minier traduit dans les textes les orientations libérales du gouvernement et rend l’activité minière attractive pour les investisseurs.

L’adhésion au traité OHADA

Un autre aspect des mesures prises afin de sécuriser l’investissement réside dans la ratification du traité de l’OHADA.
L’OHADA est l’«Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires» regroupant 16 états membres.

Principales dates :
septembre 95: signature par la République de Guinée du traité à Dakar.
21 novembre 2000: entrée en vigueur du Traité OHADA et des actes uniformes en
République de Guinée (Acte Uniforme portant sur le Droit Commercial Général, Acte
Uniforme relatif au Droit des Sociétés Commerciales et du Groupement d’Intérêt
Économique, Acte Uniforme portant organisation des sûretés.

La mise en application du traité s’effectue progressivement.
Une Cour d’Arbitrage, mise en place par un décret du 11 août 1998, œuvre pour une sécurisation progressive des relations commerciales.

Le régime fiscal

Les entreprises régulièrement établies en Guinée sont assujetties à des impôts directs basés sur le revenu ou la richesse, et à des impôts indirects dont l’essentiel provient de la TVA et des droits de douanes.

Droits de douanes

Les douanes guinéennes ont adopté le système harmonisé de Bruxelles en 1993. Le tarif douanier a été remanié depuis 1998 ..

Proposition de solutions en vue d’une meilleure participation des entreprises à la formation & la démarche guinéenne

Les grandes tendances
Les réformes du système éducatif en vue de son adaptation aux besoins de l’économie ont fait l’objet de plusieurs études, enquêtes, séminaires, colloques… Il existe aujourd’hui trois tendances qui préconisent chacune une méthode d’approche vers l’intégration éducation-travail.
a/ – 1ère tendance: la préparation à la vie active
Les palliatifs proposés par cette tendance visent a réduire les divergences entre l’école et l’entreprise en partant du principe que c’est l’école qui doit faire les concessions nécessaires. Il est tacitement reconnu en effet que ni l’entreprise, ni les débouchés ne changeront, mais que ce sont les valeurs, les aptitudes, les attentes, les choix et les compétences des jeunes qui doivent s’adapter pour remédier à la détérioration de la concordance entre le monde du travail et le monde de l’éducation.
Les programmes doivent être modifiés dans le sens d’une meilleure correspondance avec les métiers existants de manière que les étudiants soient mieux préparés aux types d’emploi qu’ils sont susceptibles de trouver.
b/- 2ème tendance de l’éducation permanente
Bien que l’éducation permanente rassortisse davantage de conceptions théoriques que d’une approche pratique évidente, elle constitue elle aussi une réforme à visées professionnelles qui ne manque pas de défenseurs.
c/- 3ème tendance: le retour aux sources
En Afrique, on a essayé la solution de la “grande usine” c’est-à-dire des écoles techniques et centres de formation de grande taille, inspires des solutions de l’ancien colonisateur et importés avec tous ses détails, y compris les formateurs.
C’est une solution avec beaucoup d’atouts notamment une grande capacité d’accueil, un contrôle centralisé, un regroupement des meilleurs formateurs, etc.
Les résultats d’une telle solution ont été cependant insuffisants bien qu’il existe d’excellents exemples d’institutions de formation qui offrent une qualité tout à fait remarquable. Le grand problème reste celui de la formation du plus grand nombre.
En effet, selon une étude récente de la Banque Mondiale, seulement 6 % des effectifs du secondaire sont dans l’enseignement technique et professionnel.
Quand on sait que les effectifs du secondaire correspondent à une très faible proportion de la population, on réalise que l’enseignement technique et professionnel ne touche qu’une infime partie de cette population.
La formation conçue actuellement coûte cher et cible le secteur formel qui n’a pour le moment aucun espoir de se développer. On dépense de l’argent pour préparer des diplômés qui ne veulent pas sortir de ce secteur traditionnel
La démarche Guinéenne
Les structures existantes, en grande partie au niveau de l’Education nationale, manquent non seulement de moyens (financiers et humains), mais ne couvrent surtout pas tous les métiers et niveaux de qualification nécessaires au développement de l’économie nationale.
Les statistiques relatives à l’offre de formation dans le secteur de l’éducation sont assez éloquentes en ce qui concerne la capacité d’accueil et les filières de formation.
Les centres de formation dépendant d’autres secteurs (ONG, entreprises, ministères), leur nombre est insuffisant et leur impact sur l’offre de formation insignifiant.
Considérant la faiblesse du niveau de qualification des sortants du système de formation d’une part, le chômage qui s’installe progressivement dans le pays d’autre part, le Gouvernement guinéen a estimé que l’une des solutions aux problèmes réside dans la coopération entreprise-système de formation.
Dans sa démarche, l’Etat guinéen a choisi une voie qui prend en compte la préparation à la vie active d’une part avec le système formel (Education) et d’autre part avec le système informel (ONFPP).
A cet effet, une loi sur la formation professionnelle continue et l’apprentissage a été approuvée par le Conseil des Ministres. Cette loi a pour objectif essentiel de mettre en place un système de formation complémentaire du système éducatif, et qui s’articule sur les dispositions suivantes:
1/- Mise en place d’organes de concertation entreprise- système de formation
– Commission consultative nationale sur la formation professionnelle;
– Commission consultative par branche professionnelle.
2/ – Participation des employeurs aux côtés de l’Etat au financement de la formation professionnelle
– Mise en place d’un fonds national de qualification professionnelle avec pour objectif d’amener les entreprises à s’intéresser davantage à la formation de main d’œuvre.
3/- Mise en place de politiques sélectives de formations déterminées en fonction des besoins du marché du travail
La mise en œuvre de cette loi appelle obligatoirement la participation des représentants de l’enseignement technique et professionnel qui pourront en concertation avec les entreprises, définir les modalités d’une coopération qui prenne en compte entre autres, les sous-thèmes indiqués dans le programme:
– stages des enseignants techniques en entreprises pour actualiser leurs connaissances;
– intervention des professionnels des entreprises dans l’enseignement;
– participation des élèves et étudiants aux projets de recherches et de mise au point de prototypes dans les entreprises en rapport avec la politique de développement national.

La participation de la Chambre des Mines de Guinée

De tout ce qui précède, il convient de noter que la Chambre des Mines de Guinée participe activement à la promotion de la formation et de l’emploi. L’exemple le plus récent de cette participation active concerne le projet ‘’booster les compétences et l’employabilité des jeunes’’ mis en place sur financement de la Banque mondiale. Dans les instances de ce projet, la CMG est représentée par Monsieur Mamadi Youla, Président du Conseil d’Administration, qui siège dans le comité d’orientation stratégique tandis que Monsieur Ibrahima Sory Camara, le Directeur Exécutif, participe aux différentes réunions des commissions qui travaillent actuellement dans le cadre de l’organisation d’un forum devant connaitre la participation des institutions de formation, des compagnies minières et des autres sociétés représentant le secteur privé.
Ce séminaire, auquel toutes les compagnies minières sont invitées, sera organisé les 5,6 et 7 Août 2015 à Conakry. Des messages et des lettres sont parvenus à ces compagnies depuis le 30 Juillet dernier.