La Chambre des Mines de Guinée s’engage pour la nutrition en Guinée

nutrition cmg
La Chambre des Mines de Guinée (CMG) vient de s’engager pour le combat contre la malnutrition en Guinée, aux cotés du Gouvernement guinéen et des Nations-Unies en Guinée.
Cet engagement qui s’est concrétisé par sa participation à la réunion de haut niveau sur la nutrition tenue à Conakry au mois de novembre dernier se poursuit avec le partenariat en cours avec le projet Nutriguinée qui s’articule autour de plusieurs objectifs :
– Produire et distribuer des aliments nutritionnels pour la prévention et le traitement de la malnutrition des populations vulnérables en Guinée et dans la région
– Augmenter l’accessibilité de ces aliments nutritionnels via des partenariats et circuits de distribution innovants
– Développer des aliments de qualité en utilisant les matières premières agricoles de la Guinée
– Être une référence nationale et régionale pour la production d’aliments innovants et de qualité.


Parant de la nutrition, le Directeur Exécutif de la CMG, a déclaré que la vocation de son institution n’est pas directement alimentaire. Cependant, la CMG sait relever ce genre de défis, comme de par le passé, avec des projets réussis dans le domaine de la santé (Lutte contre le VIH et le paludisme) et de l’environnement, grâce notamment aux support logistique des miniers.
Par ailleurs, il a estimé que le partenariat existant entre la CMG et le Système des Nations-Unies depuis 2013 constitue une aubaine pour développer un projet de nutrition impliquant les miniers.
Tout en réaffirmant l’engagement de la CMG à collaborer avec les autres acteurs pour la promotion de la nutrition en Guinée, son Directeur Exécutif a informé de la tenue prochaine d’un forum sur le développement communautaire dans les zones minières. Ce forum regroupera plusieurs acteurs autour de différentes thématiques et cette occasion pourrait être mise à profit pour mobiliser tous les acteurs autour de la problématique de la nutrition

Moustapha KEITA

Visite sur les sites miniers : La Chambre des Mines de Guinée préoccupée par la recherche de solutions aux problèmes rencontrés par ses membres

Une délégation de la Chambre des Mines de Guinée vient d’initier et de boucler une visite de terrain, auprès de deux de ses membres, plus précisément sur les sites de la Société minière de Dinguiraye (SMD) et de la Société Anglogold Ashanti de Guinée (SAG), exploitant l’or en Haute Guinée.
Cette délégation de la CMG, conduite par son Président Malick N’Diaye, comprenait M.Chaikou Yaya Diallo et Moustapha Keita, respectivement Directeur Exécutif et Chargé de Communication de l’institution.
Du 24 au 29 novembre 2018, la mission a effectivement échangé avec les responsables de ces deux Sociétés sur les principaux défis qui les interpellent et le rôle dévolu à la Chambre des Mines, en tant que défenseur des intérêts de tous ses membres.


Au cours de la mission, le Directeur Exécutif de la CMG a également procédé à la remise de médicaments ARV et de compteurs CD4 aux structures sanitaires des deux Sociétés, dans le cadre des activités de lutte contre certaines maladies menées par l’institution à travers son Projet Santé. Ces activités relatives, notamment, à lutte contre VIH/Sida, le paludisme et la tuberculose sont effectivement menées aux bénéfices des membres de la CMG et des populations riveraines de leurs sites d’exploitation.
Pour le détail, il convient de retenir que la mission a commencé par la rencontre avec M. Martin White, Directeur de la SMD, entouré de ses plus proches collaborateurs. Cette rencontre a été mise à profit pour discuter des problèmes rencontrés par la Société auprès des communautés et dans ses relations avec les autorités publiques. Parmi les difficultés rencontrées, figurent en bonne place les remous sociaux consécutifs aux demandes excessives des populations locales. Ces populations n’hésitent pas à ériger des barricades et à entreprendre des actions violentes qui perturbent très souvent la production de la Société. En outre, les responsables de la SMD ont déploré l’absence des autorités locales (sous-préfet ou maire) ou d’interlocuteurs, littéralement chassés de la zone par des populations qui leur sont hostiles. Par ailleurs, ces mêmes populations ne se gênent pas pour investir la concession de la SMD pour y extraire l’or en toute illégalité.


D’autres problèmes, et non des moindres, assaillent la SMD qui, malgré les clauses de sa convention renouvelée, reste confrontée aux problèmes de la TVA avec le Ministère du Budget et celui des cahiers de charges (dédouanement) avec la Direction nationale des Douanes.
En guise de réponse aux préoccupations formulées par la SMD, la CMG a vanté les mérites du Guichet unique et du renouvellement automatique de l’approbation des cahiers de charges avant de préconiser des rencontres périodiques avec les autorités concernées par ces différentes questions. Dans la foulée, le PCA de la CMG a demandé à la direction de la SMD de bien vouloir lui adresser, pour toutes fins utiles, une copie des différentes requêtes qu’elle fait parvenir aux autorités.
Pour terminer, il faut rappeler que Selon le nouvel avenant, le troisième du genre depuis l’implantation de la SMD en Guinée en 1990, la Société bénéficie du renouvellement de sa convention et de son gisement situé entre les préfectures de Siguiri et de Dinguiraye, à Lefa.
Dans ce nouveau document adopté à l’unanimité des 74 députés présents à la plénière du 15 mai 2018, il est prévu d’importants aménagements.
En effet, la société qui bénéficie d’une superficie exploitable de 1500 Km2 entend investir 365 millions $ pour améliorer sa production de 6, 7 tonnes par an actuellement à plus de 10 tonnes d’ici 2024.
Quant à l’étape de Siguiri, elle a été marquée par la visite de la nouvelle usine de la SAG et celle des habitations précaires construites intentionnellement, par les communautés riveraines, à proximité des rejets de boue de l’usine. Ces communautés, selon les techniciens de la SAG, espèrent tirer une compensation financière de ces habitations en cas de déguerpissement du site à cause des risques inhérents à une telle promiscuité.


Une rencontre de haut niveau s’est ensuite tenue entre l’équipe de la CMG et le staff de la SAG dirigé par M. Abdourahmane Diaby, son Directeur Général. Au cours de l’entretien, les deux parties ont évoqué, entre autres, les problèmes de cohabitation causés par les demandes démesurées des communautés, l’importance de l’implication des autorités à tous les niveaux dans la recherche de solutions aux problèmes de ces communautés, la nécessité du respect de ses engagements par l’Etat ainsi que les récurrentes questions de la TVA et des cahiers de charges…
Dans son intervention, la CMG a mis l’accent sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les Sociétés minières pour adopter des stratégies communes pour résoudre les problèmes qu’elles ont en partage et pour exiger du Gouvernement le respect de ses engagements.


Pour sa part, le Directeur Exécutif de la CMG a donné de larges informations sur les activités en cours dans le domaine de la Santé, la tenue prochaine de sessions de formations pour les cadres des Sociétés minières par HEC Paris et la position de la CMG par rapport à l’épineux problème né de la décision du Conseil d’Administration de la CNSS, portant relèvement du plafond du salaire soumis à cotisation de 1 500 000 GNF à 5 000 000 GNF.
Par ailleurs, les deux parties sont convenues de l’importance de réunions périodiques entre les autorités, les partenaires de la CMG et les dirigeants Sociétés minières, pour trouver des solutions idoines et pérennes aux différents problèmes qui se posent.


Ensuite, il convient de noter que selon l’agence Ecofin, en 2017, la mine Siguiri a produit 324 000 onces d’or, en hausse de 25% en glissement annuel.
En tout état de cause, les directions de la SMD et de la SAG ont apprécié et salué cette visite de courtoisie de la CMG, venue s’imprégner des réalités sur leurs sites respectifs et toucher du doigt les difficultés rencontrées par ses membres afin d’y trouver des solutions efficaces.
C’est pourquoi, la CMG compte étendre l’initiative de ces visites à d’autres Sociétés, membres de l’institution, sur tout le territoire national.

M. K

Mise en place de la Bourse de Sous-Traitance et de Partenariats : Une délégation de la Banque mondiale rencontre la CMG

Le siège de la Chambre des Mines de Guinée (CMG) a servi de cadre, le jeudi 26 Juillet 2018, à une rencontre à laquelle ont pris part les participants listés ci-dessous.
La CMG était représentée par :
• M. Ibrahima SOUMAH, Directeur Général du Cabinet GIM et ancien ministre des Mines et de la Géologie
• M. Chaikou Yaya DIALLO, Directeur Exécutif de la CMG
• M. Said LAHLOU, Directeur Commercial UMS
• M. Lamine DIENG, Relations Gouvernementales ALUFER
• M. Abdoulaye SAMPIL, Conseiller juridique de la SMB
• Mahmoud Kourouma, Relations Gouvernementales et juridiques AMC
• M. Lancei TRAORE, Consultant GIM
• M. Moustapha KEITA, Chargé de Communication de la CMG
La délégation de Banque mondiale, quant à elle, était composée de :
• Mme Alexandra Mincu, Consultante de la Banque mondiale basée à Vienne
• Mme Fatoumata Bah, également Consultante de la Banque mondiale

1) Objet de la rencontre
Cette rencontre se situe dans le cadre de la mise en place de la Bourse de Sous-Traitance et de Partenariats (BSTP) qui a connu l’implication de plusieurs compagnies minières, dès sa phase de conception.

2) Déroulement de la rencontre
Il est tout d’abord revenu au Directeur Exécutif de la CMG, d’introduire la réunion et après un tour de table qui a permis la présentation des participants, il a prié M I Soumah de bien vouloir accepter de présider la rencontre.
M. Ibrahima SOUMAH, a remercié les délégués de la Banque mondiale qui ont pris l’initiative de rencontrer la CMG avant de les inviter à exposer l’objet de leur visite.
Ainsi, Mme Fatoumata Bah est revenue sur la genèse ou l’historique du Projet de la BSTP qui a été initié par le Ministère des Mines et de la Géologie, en partenariat avec le Ministère de l’Industrie et des PME.
Selon les explications des deux Consultantes, la mise en œuvre de la BSTP est l’une des actions qui s’inscrivent dans le cadre de la politique de promotion du contenu local à l’échelle nationale et dans le secteur minier.
Par ailleurs, elles ont mis l’accent sur :
– Le fait que la BSTP aura le secteur minier comme secteur pilote, à cause du nombre important d’opportunités de sous-traitance dans ce secteur. Cependant, à long terme, la BSTP s’étendra à d’autres secteurs porteurs de croissance du pays.
– La mise en place d’une base de données contenant des informations de fournisseurs (sur un portail électronique d’enregistrement et d’évaluation des fournisseurs), servant ainsi d’interface directe entre les grandes entreprises et les fournisseurs locaux.
– Le projet de BSTP implique le renforcement des capacités des fournisseurs locaux sur, entre autres, la saisie des opportunités d’appels d’offres et les standards des Sociétés minières
– Le recrutement du personnel du bureau de la BSTP sis dans l’enceinte de la Direction Nationale de la Géologie à Hamdallaye
– Le partage des expériences et résultats d’autres pays, comme le Ghana et le Chili notamment, sur la BSTP
En retour, les représentants de la CMG ont fait part de leurs préoccupations à travers les discussions qui ont suivi l’exposé des Consultantes de la Banque mondiale sur la BSTP qui, à certains égards, est un sujet très sensible pour les entreprises minières et pour les communautés d’accueil.
3) Discussions au cours de la rencontre
Les discussions ont porté notamment sur les points suivants:
• La définition de la terminologie ou du concept de « contenu local » traduit de l’anglais local content, y compris la nécessité de distinguer les fournisseurs dits « locaux »
• La nécessité, pour les promoteurs de la BSTP, de clarifier les rôles et de sensibiliser les communautés sur les limites de leurs exigences vis-à-vis des Compagnies minières dans la mesure où elles ont de nombreuses attentes, dont des emplois.
• Le représentant de Bel Air Mining/ALUFER a partagé l’expérience de sa compagnie avec les communautés de Boffa en termes de promotion du contenu local, d’équipement et de renforcement des capacités des fournisseurs locaux. Il a cité l’exemple des pêcheurs dont les barques ont été équipées de moteurs qui leur permettent aujourd’hui d’assurer le ravitaillement de la Compagnie en produits de pêche
• L’importance de délocaliser les antennes de la BSTP à l’intérieur du pays
• M. Chaikou Yaya DIALLO, D.E de la CMG, a, avant de clôturer la rencontre, informé les représentantes de la Banque Mondiale du projet de Forum que la CMG se propose d’organiser en collaboration avec le Système des Nations Unies en Guinée en fin septembre 2018. Il a indiqué que ce forum sera dédié au développement communautaire dans les zones minières et permettra de relancer le partenariat stratégique conclu en 2013 entre la Chambre des Mines et le Système des Nations Unies. Le DE a souligné que parmi les thématiques seront traitées au cours du forum il y a la santé, l’assainissement, la formation professionnelle, l’environnement, l’amélioration de la gouvernance des revenus miniers (avec la mise en œuvre des Politiques de RSE et de Contenu Local). Le DE a enfin indiqué que la CMG serait honorée de compter la Banque Mondiale parmi les partenaires impliqués dans l’organisation du forum. Les Consultantes de la Banques Mondiales après avoir marqué un réel intérêt pour ce forum, ont souhaité obtenir une plus large information afin d’examiner les modalités d’une participation.
Conclusions / Recommandations
En guise de conclusion, les deux parties sont convenues : (i) de l’organisation, dans les jours à venir, d’une autre rencontre pour une démonstration de la plateforme de la Bourse de Sous-traitance et de Partenariat (ii) de partager le projet de TDR et toute autre information jugée pertinente pour la préparation du forum..

Introduction à la Lettre de Politique de Promotion du contenu local dans le Secteur Minier


Ce document énonce la Politique de promotion du Contenu Local de la République de Guinée dans le secteur minier, en vue de maximiser les retombées économiques et sociales découlant des investissements dans ce secteur. On entend par politique de promotion de contenu local l’ensemble des politiques, mesures et opérations qui concurrent au renforcement des capacités des ressources humaines, entrepreneuriales et matérielles locales, au développement du transfert de technologies, à l’utilisation des compétences, biens et services locaux et la création des valeurs additionnelles mesurables à l’économie locale.
L’Industrie minière continuera de jouer, dans les années à venir, un rôle de premier plan dans la promotion de la croissance socio-économique en Guinée. Il importe toutefois de s’assurer que ce secteur serve également de point d’ancrage facilitant le développement et la diversification des autres secteurs économiques. D’importantes opportunités s’ouvrent actuellement à cet égard, en raison notamment des concessions minières majeures autorisées au cours des dernières années. D’où la priorité pour le gouvernement d’élaborer et mettre en œuvre une Politique de promotion du contenu local efficace dans le secteur minier.
Une telle Politique permettra de mettre en place des actions gouvernementales robustes et coordonnées, sans toutes ajouter de nouvelles contraintes réglementaires dans le secteur minier, conformément aux objectifs de promotion et d’attraction des investissements poursuivis par le gouvernement.
Ces actions, qui incluront toute réforme réglementaire globale et/ou sectorielle nécessaire, conduiront à des solutions concrètes aux problèmes actuels entravant l’essor des secteurs connexes à l’exploitation minière et le développement de l’emploi pour la population guinéenne.
Outre, cette volonté de l’Etat, le succès de la Politique de promotion du contenu local dépend également de l’engagement de l’Industrie minière dans sa mise en œuvre. L’implication des secteurs public et privé doit aboutir à une action concertée et coordonnée menant à la maximisation des retombées économiques des projets miniers en Guinée, conformément à une approche par laquelle tous les intervenants tirent profit de l’activités minière.
Cette Lettre de politique de promotion du contenu local dans le secteur minier est conforme aux orientations de la politique nationale du contenu local.

Adaptation et atténuation des effets du changement climatique : La Chambre des Mines participe à la présentation d’une étude sur les pratiques minières durables


Dans le cadre de l’engagement du secteur privé dans les initiatives d’adaptation et d’atténuation des effets du changement climatique, le PNUD en collaboration avec l’Université de Columbia, a appuyé la réalisation d’une étude sur les pratiques minières durables. Cette étude basée sur des études de cas de l’industrie minière de la Bauxite, sur les standards internationaux et sur le contexte national, vise à mettre à disposition des salutations durables sujettes à de potentiels financements par les partenaires intervenant dans le domaine de l’environnement entre le Fond Vert Climat.

Cette étude a été présentée ce Vendredi 29 Juin 2018 au Palm Camayenne en présence du Directeur Exécutif de la Chambre des Mines, du Directeur Pays du PNUD et des représentants de plusieurs départements ministériels notamment les Mines et Géologie, Environnement, Eaux et Forêts, Agriculture, transports et autres, du Centre d’études et de recherche en Environnement (CERE) de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, la Direction Nationale de la Météo, des représentants des Compagnies minières ainsi que plusieurs experts du PNUD et de l’UNICEF.

La Présentation de cette étude indépendante sur les pratiques minières durables par Dr Lynnette Widder de Comumbia University, qui a suivi la présentation de Ousmane Bocum sur le Fonds vert pour le Climat créé à la COP 17 de (Durban) en 2011 et le Readiness Programme, a été une occasion pour les participants de discuter longuement sur la corrélation entre l’exploitation minière et les émissions de gaz à effets de serre.

Les deux études de cas (Exemple du Brésil) présentés, l’une portant notamment sur la réhabilitation des terres et l’autre sur l’engagement communautaire pour l’exploitation de la bauxite et comment les adapter au contexte guinéen, a suscité des échanges et débats enrichissants avec des exemples sur le plan de réhabilitation de la GAC. La question liée aux besoins en électricité des compagnies minières et les communautés affectées par l’exploitation minière avec des exemples de Boké, Kamsar et de la SAG à Siguiri a été longuement discutée.

Le Directeur Pays du PNUD, Mr Lionel Laurens et le Directeur Exécutif de la Chambre, Mr Chaïkou Yaya Diallo ont félicité les participants pour la richesse des débats avant de saluer la tenue de cette rencontre qui se tient dans le cadre de la préparation du Forum sur les Mines, prévu au Mois de Septembre prochain.

PNUD.

Réunion du Conseil d’Administration de la Chambre des Mines de Guinée : Débats autour de dossiers importants pour l’évolution des Compagnies minières en Guinée

La salle de Conférence de la Chambre des Mines de Guinée (CMG) a servi de cadre, ce mercredi 23 Mai 2018, à la réunion du Conseil d’Administration de l’institution sur des sujets brulants de l’heure, en rapport avec l’évolution des Compagnies minières dans notre pays.

La réunion a été présidée par M. Malick N’Diaye, PCA de la CMG, entouré des Directeurs de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), de la Société Anglogold Ashanti de Guinée (SAG) et des Représentants d’United Mining Supply (UMS), de la Compagnie des Bauxites de Kindia (CBK), de la Société des Bauxites de Boké (SMB), de l’Alliance Minière Responsable (AMR) et de la Société Minière de Dinguiraye (SMD).

M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif de la CMG, a facilité ladite réunion, à laquelle ont également pris part les Cabinets Auditeurs Associés en Afrique et Nimba Conseil.

Divers sujets ont été débattus et examinés au cours de cette réunion, notamment :
– La recherche d’une solution au problème né de la décision du Conseil d’Administration de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), portant relèvement du plafond du salaire soumis à cotisation de 1 500 000 GNF à 5 000 000 GNF.
Sur ce point, M. Mamadou Mansaré, PCA de la CNSS, invité à la rencontre, a expliqué le bien-fondé de cette décision. En effet, le relèvement du plafond du salaire soumis à cotisation permettrait de rehausser le niveau des pensions afin d’améliorer les conditions de vie des retraités du secteur privé. Il a également donné des exemples qui indiquent, qu’à ce jour, les pensions des fonctionnaires retraités sont plus élevées que celles perçues par les retraités du secteur privé. D’où la nécessité de la décision qui, selon M. Mansaré, a été prise après plus de 4 années de négociations et de concertations entre les parties prenantes, y compris la CMG qui est membre Conseil d’Administration de la CNSS.
Suite à l’intervention du PCA de la CNSS, les préoccupations de la CMG ont porté, notamment, sur l’utilisation faite des cotisations déjà payées par les Sociétés minières, la retraite complémentaire, la nécessité de mener une étude sur la gestion de la CNSS et l’impact du relèvement des cotisations sur le budget des Sociétés minières.
En définitive, le PCA de la CMG a remercié M. Mansaré pour son exposé qui a permis de comprendre les raisons de la décision du relèvement du plafond des cotisations avant d’appeler ses pairs à une concertation en vue de trouver une réponse idoine, et dans les meilleurs délais, à cette épineuse question du relèvement du plafond du salaire des travailleurs soumis à cotisation.
– Le compte rendu fait par M. Benoit Limoges de la société GAC, sur la célébration de la Journée Internationale de la Biodiversité organisée par Alliance Mining Commodities Guinée S.A. (AMC), AMR, Bel Air Mining (BAM), CBG, GAC et SMB, sous l’égide de la Chambre des Mines de Guinée.
La célébration de cette journée a été marquée par la signature d’un protocole d’entente entre ces Sociétés. Les signataires ou les Compagnies minières listées ci-dessus se sont engagés à respecter ou à tendre vers les meilleures pratiques environnementales. Ces compagnies minières se sont réunies à l’intérieur d’un groupe d’entreprises appelé « Réseau Environnement Bauxite » (REB) qui pourrait s’ouvrir à d’autres entreprises qui en épousent les objectifs.
– La présentation du Projet de formation Futuro Skills par ses promoteurs
Les Sociétés minières ont reconnu la nécessité, pour ces promoteurs, d’adapter leurs modules de formation aux besoins spécifiques des différentes Compagnies minières pour pourvoir, éventuellement, susciter leur intérêt à accompagner ledit Projet

Après avoir offert l’opportunité à ces trois partenaires de s’exprimer devant les principaux administrateurs des Sociétés minières, le Conseil ont entamé l’examen des dossiers intéressant directement la vie de l’institution.

L’honneur est revenu à M. Philippe Kister, Directeur des Opérations d’AMR de rendre compte des différentes rencontres auxquelles il a participé, en tant que Représentant de la CMG, sur :
– Le Fonds de Développement Local (Fodel)
– Le manuel de procédures de ce Fonds est en cours d’élaboration pour sa mise en œuvre. Toutefois, les Sociétés minières n’ont qu’un statut d’observateurs. C’est pourquoi, elles préconisent de demander aux autorités d’avoir un droit de regard sur la gestion du Fodel. En outre, le Conseil a suggéré un appui du Projet d’Appui à la Gouvernance des Revenus Miniers (AGREM) à la gestion de ce fonds.
– Le Projet d’Appui à la Gouvernance des Revenus Miniers (AGREM)
La Comité de pilotage de ce Projet vient de tenir sa première session dans un contexte où le mandat des maires, parties prenantes, est expiré. Cette première session a abouti à des recommandations pertinentes qui méritent d’être mises en œuvre.
– La compensation des populations impactées par les projets
L’on a rappelé que la CMG a été interpellée par les Compagnies minières de la zone de Boké sur la décision unilatérale du préfet de ladite localité d’imposer une grille de compensation. Aujourd’hui, après plusieurs démarches auprès des autorités compétentes, la CMG fait partie du Comité mis en place pour l’harmonisation de la grille de compensation qui sera élargie à tous les Projets industriels.

Il est, ensuite, revenu à M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif de la CMG, de remercier les Sociétés minières pour leur soutien et leur support qui a permis la réussite de la tenue de la réunion de la Fédération des Chambres des Mines de la CEDEAO, du 2 au 3 Mai 2018 à Conakry. La prochaine réunion, a-t-il indiqué, se tiendra à Abidjan. Entre ces deux réunions, M Diallo qui est aussi le Président du Conseil Exécutif de la Fédération a été mandaté par ses pairs pour négocier afin d’obtenir l’adhésion des Chambres des Mines du Mali et du Sénégal à la Fédération.

Par ailleurs, le Conseil s’est penché sur d’autres dossiers :
– Les cahiers de charges et la liste minière
Le Conseil a parlé des efforts en cours pour l’automatisation ou l’informatisation des Cahiers de charges et la mise en place d’un Guichet Unique, permettant ainsi aux Sociétés minières en production de profiter d’un circuit allégé pour leurs importations.
– La formation HEC
Le Conseil a fait part d’un accord entre la CMG et l’Institution de formation HEC Paris pour la formation des cadres du secteur minier guinéen en Management, à des tarifs préférentiels, en vue de préparer le renouvellement des instances dirigeantes des Compagnies minières. En vue du l’organisation et du lancement des ateliers qui regrouperont 25 participants chacun, des formulaires d’inscription seront circulés aux membres et des souscriptions seront demandées au prorata des inscriptions. Parmi les observations des membres du Conseil ; il y a le fait que les différents programmes de formation pour l’année 2018 sont déjà ficelés. La possibilité de leur réaménagement sera toutefois examinée afin de prendre en compte le projet HEC. Il semble cependant que ce projet connaitra sa vraie dimension en 2019.

– Le Rapport du Commissaire aux Comptes
Le Cabinet Auditeurs Associés en Afrique, commis à cette tâche, a présenté son rapport dans lequel il declare avoir certifié sans reserve, les comptes de la Chambre pour l’exercice 2017..
Cependant, et à l’issue des discussions entre membres du Conseil, il apparaît que les comptes de la CMG sont déficitaires à cause notamment du faible niveau de cotisation de ses adhérants et de la comptabilisation d’arriérés de cotisations jugés non recouvrables. C’est pourquoi, le Conseil a jugé nécessaire de se prononcer rapidement sur :
• Le retrait des Sociétés en cessation d’activités et celles non minières dans le membership de la CMG
• Relever le niveau des cotisations pour les Sociétés en production et/ou membres du C.A de la CMG
• Le choix du type de Comptabilté (Mode de tresorerie ou comptabilité d’engagement) qui sied le mieux à la CMG

– Le Forum CMG –UNICEF
Le Conseil a été informé par le Directeur Exécutif que dans le cadre de la redynamisation du Partenariat avec le Système des Nations Unies (SNU), la Chambre des Mines et l’UNICEF ont entrepris l’organisation d’un forum de 3 jours à partir du 20 juin 2018.
Ce forum aura pour objectif principal la mobilisation des membres de la CMG, des Agences du SNU et le Gouvernement en vue d’identifier de nouvelles stratégies pour le développement des communautés des zones d’accueil des installations minières. Plus spécifiquement il s’agira (i) de partager et d’échanger sur les expériences diverses en matière de partenariat autour du développement communautaire des populations riveraines ; (ii)d’identifier des activités pertinentes pour l’élaboration d’un plan de développement communautaire en faveur des populations riveraines; (iii) de définir une feuille de route claire et précise prenant en compte les préoccupations de toutes les parties prenantes.

Au titre des Divers, le PCA a rappelé l’urgente nécessité de la mutualisation des moyens en vue de trouver une solution pérenne au problème de soins de santé dans la Région de Boké par la construction d’un « Hôpital pour les Miniers », qui permettrait in fine de réduire le coût des évacuations médicales à l’étranger. Dans la même veine, le Conseil a décidé de boucler le dossier judiciaire opposant la CMG à son ancien Secrétaire Exécutif avant de se prononcer sur la question brulante de la TVA. En effet, certaines Sociétés, conformément à leurs conventions, sont exonérées de TVA alors que d’autres subissent encore les tracasseries de l’administration fiscale. Face à cette situation, le Conseil a décidé de prendre ce dossier de la TVA en charge.

Moustapha KEITA

Célébration de la Journée Internationale de la biodiversité à Conakry : La Chambre des Mines s’engage pour la promotion et la défense de la biodiversité

L’année 2018 marque le 25e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Convention sur la diversité biologique. En effet, les Nations Unies ont désigné le 22 mai Journée internationale de la biodiversité (JIB) en vue d’encourager la compréhension des enjeux liés à la biodiversité.

En Guinée, cette journée a été célébrée par le secteur minier, à travers le « Réseau Environnement Bauxite » (REB), et sous l’égide de la Chambre des Mines (CMG).

La cérémonie d’ouverture de cette célébration, qui a regroupé une centaine de participants, a été présidée par M. Seydou Bari Sidibé, Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et des Eaux et Forêts, en présence notamment du Directeur du PNUD en Guinée, d’un représentant de la Délégation de l’Union Européenne en Guinée, du Directeur Exécutif de la Chambre des Mines et des Directeurs Généraux des sociétés minières membres du REB.

Les 6 premières compagnies minières membres du REB,  sont aussi toutes membres de la CMG. Elles évoluent dans la région de Boké.  Il s’agit de : Alliance Mining Commodities Guinée S.A. (AMC), Alliance Minière Responsable (AMR), Bel Air Mining (BAM), la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), Guinea Alumina Corporation (GAC) et la Société Minière de Boké (SMB).

Cependant, le Réseau ambitionne de s’ouvrir à d’autres entreprises évoluant dans les autres régions minières du pays qui en épousent les objectifs

Durant la journée, des panels ont été animés par d’éminents experts des questions environnementales sur les thèmes suivants :

  • L’encadrement juridique
  • Les outils pour atténuer les impacts sur la biodiversité
  • L’adaptation écosystémique au changement climatique

Ces panels ont été suivis par plusieurs interventions dont

  • La présentation du Réseau Environnement Bauxite (historique, composition, actions réalisées, prochaines étapes)
  • La Présentation du Protocole d’entente entre le REB et la Chambre des Mines
  • L’intervention de la Coordinatrice du Projet COMBO
  • L’intervention de la Représentante de la Chambre des Mines de Guinée
  • L’intervention du Directeur Général de AMC au nom des Compagnies minières membres du REB
  • L’intervention du Directeur Pays du PNUD

 

Le Clou de la Cérémonie de célébration de la Journée internationale  de la Biodiversité aura été la signature du Protocole d’entente entre les 6 sociétés minières et la CMG.

Ce Protocole  indique, entre autres, les axes de collaboration, les activités prioritaires à réaliser dans la zone côtière et dans la zone terrestre, les engagements mutuels des parties et les modalités d’intervention conjointe.

Il convient de préciser enfin que ce Protocole d’entente s’inscrit dans le cadre du partenariat existant entre la Chambre des Mines de Guinée et le Système des Nations Unies en Guinée (SNU) en vertu d’une lettre d’engagements mutuels, signée en octobre 2013, en vue d’une meilleure utilisation du potentiel minier pour le développement économique et social du pays, suivant 4 axes de collaboration encadrant des actions concrètes consignées dans un Plan de travail approuvé en avril 2014.

La cérémonie de cloture de cette journée a enregistré

  • Le discours de cloture du Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement
  • L’hommage rendu à 3 pionniers de la biodiversité.
  • La photo de groupe pour tous les participants

Parmi les leçons à retenir de cette célébration, il faut  mentionner que la CMG, consciente du rôle crucial de la biodiversité dans le développement durable, s’est résolument engagée pour la protection de l’environnement.

En effet et comme l’a rappelé Malick N’Diaye, Président du Conseil d’Administration de de la CMG « Partout, la biodiversité est menacée, y compris dans le secteur minier où le développement des projets miniers constitue, souvent, un danger pour elle. La protection de la biodiversité doit être donc une priorité pour toutes les Compagnies minières en Guinée. J’en appelle à leur sens de la responsabilité pour préserver la faune et la flore dans leurs sites d’intervention et de rejoindre le Réseau que nous venons de mettre en place afin d’attester de leur engagement formel en faveur de la protection de l’Environnement, souligné avec force dans le Code d’Ethique de l’a Chambre des Mines. »

 

 

 

 

ZOOM SUR LES MÉCANISMES ET LES PROCÉDURES DE FONCTIONNEMENT DU FONDS DES SOCIÉTÉS MINIÈRES POUR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE LOCAL (FODEL)


La Chambre des Mines et plusieurs entreprises minières ont pris part à un séminaire – atelier le 9 Mai 2018, organisé conjointement par le Ministère des Mines et de la Géologie (MMG) et celui de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) à Conakry.
Au cours de ce séminaire, des informations ont été données sur le dispositif juridique et opérationnel de mise en œuvre du FODEL.
En effet, le Gouvernement de la République de Guinée a élaboré en 2013 un Code Minier dont l’un des apports majeurs est la confirmation que les activités minières doivent permettre d’assurer des retombées plus importantes aux communautés riveraines des exploitations. Aux termes de l’article 130 de ce code, le titulaire d’un titre d’exploitation minière doit contracter une Convention de Développement Local avec la communauté locale résidant sur ou à proximité immédiate et accompagner cette convention d’une Contribution en ressources financières permettant de participer au Développement Économique Local.
Le montant de la Contribution au Développement Local, est fixé à zéro virgule cinq pour cent (0,5%) du chiffre d’affaires de la société réalisé sur le Titre minier de la zone pour les substances minières de catégorie 1 et à un pour cent (1%) pour les autres substances minières. Il est prévu de loger cette contribution dans un Fonds de Développement Economique Local (FODEL).
En application de l’article 130 du code minier, le Décret D/2017/285/PRG/SGG du 31 octobre 2017, portant modalités de constitution et de gestion du FODEL pris par le Président de la République, définit les modalités d’utilisation de cette Contribution au Développement Local et les règles de fonctionnement et de gestion du Fonds de Développement Economique Local (FODEL). Ainsi le fonds est destiné au financement de projets relevant des domaines d’intervention suivants :
• le développement des infrastructures et des équipements de base ;
• le développement des services sociaux de base et l’amélioration du cadre de vie ;
• la promotion de l’emploi local ;
• le développement de l’économie locale ;
• la réalisation des projets d’intercommunalité ;
• le développement du capital humain
Par arrêté conjoint N° A/2017/6326/MMG/MATD/SGG du 22 novembre 2017 du Ministère en charge des Mines et de la Géologie et de celui en charge de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, un Comité Technique d’Appui à la Gestion du FODEL (CAGF) est institué. Le CAGF est la principale entité de la mise en œuvre du suivi au niveau de chaque préfecture minière des projets financés par le FODEL. Les ressources qui alimentent le FODEL sont apportées via un compte bancaire spécifique par chaque société minière en exploitation effective évoluant dans la ou les préfectures couvertes par le titre d’exploitation minière.

Le décret instituant le FODEL a ainsi défini divers acteurs et bénéficiaires dont les différentes interactions ont été reprécisées par l’arrêté conjoint du MATD et du MMG.
Un comité conjoint relevant du MMG et du MATD assure le pilotage de tout le dispositif. Au niveau local, les collectivités et l’administration déconcentrée sont impliquées à diverses échelles de la gouvernance de ressources du FODEL. A côté des collectivités, les sensibilités diverses comme les acteurs de la société civile, les organisations représentatives des femmes et des jeunes sont également impliqués.
Les sociétés minières assistent comme observateurs dans les réunions sur l’utilisation de ressources qu’elles apportent au titre du FODEL.
A ce stade, les sociétés minières contributrices concernées sont les suivantes :
– La Compagnie de Bauxite de Guinée (CBG) située dans la préfecture de Boké;
– La Compagnie de Bauxite de Kindia (CBK) évoluant dans la Préfecture de Kindia;
– La Société Minière de de Boké (SMB) évoluant dans la Préfecture de Boké;
– La Société Minière de Dinguiraye (SMD) évoluant dans les Préfectures de Dinguiraye et Siguiri;
– La Société Aurifère de Guinée (SAG) évoluant dans la Préfecture de Siguiri.
– La société HENAN Chine évoluant dans la Préfecture de Boké
– La société ALUFER évoluant dans la préfecture de Boffa

Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives : Le plaidoyer du Secrétariat Exécutif de l’Itie-Guinée à la réunion de la Fédération des Chambres des Mines de la CEDEAO à Conakry

Sur invitation de la CMG, M. Mamadou Diaby, Secrétaire Exécutif de l’ITIE-Guinée a pris part à la cérémonie d’ouverture des réunions de la Fédération des Chambres des Mines de la CEDEAO à Conakry, le 2 mai 2018. Mettant à profit l’ opportunité qui lui a été ainsi offerte, il a informé les Sociétés minières que la Guinée doit passer un examen en vue de sa validation, par le Secrétariat international de l’ITIE, à partir du 1er juillet 2018. Cette validation passe par une évaluation très importante dans la mesure où elle requiert le respect de toutes les exigences de l’ITIE.
Les Entreprises minières étant partie prenante au processus de l’ITIE, le Secrétaire Exécutif de l’ITIE-Guinée a donc invité les Sociétés minières à participer activement à :
– L’élaboration du Rapport 2016 qui reste l’un des éléments d’appréciation de l’évaluation, en remplissant les formulaires de déclaration et en les communiquant à temps à l’Administrateur indépendant
– Aux réunions du Comité de pilotage où sont prises les décisions
– Au financement du processus de l’ITIE en Guinée
Pour rappel, la Guinée a été déclarée pays conforme aux normes de l’ITIE en juillet 2014, et concernant l’ITIE, il faut noter que plusieurs pays du monde regorgent d’énormes ressources pétrolières, gazières et minérales dont l’exploitation génère d’importants revenus. Paradoxalement ces ressources n’ont pas engendré le développement souhaité du fait de la mal gouvernance, du manque de transparence et du non- respect de l’obligation de rendre compte aux populations ; d’où l’expression « la malédiction des ressources minières ».
Pour inverser cette tendance, la société civile a fait du lobbying à travers les cinq continents pour exiger la transparence dans le secteur minier. C’est ainsi que l’ITIE est lancée en 2002. L’adhésion de la Guinée au processus a été faite en 2005.
Moustapha KEITA

Réunion de la Fédération des Chambres des Mines de la CEDEAO à Conakry : Un franc succès, de l’avis des acteurs concernés et des participants


Après Accra en novembre 2016, Abuja en juillet 2017 et Ouagadougou en Septembre 2017, c’est au tour de Conakry d’abriter, dans le cadre des rencontres tournantes de la Fédération des Chambres des Mines de la CEDEAO (EFEDCOM), la réunion du Conseil Exécutif et l’Assemblée Générale de ladite Fédération.
L’évènement a été rehaussé de la présence effective de M. Abdoulaye Magassouba, Ministre guinéen des Mines de la Géologie qui a tenu à présider la cérémonie d’ouverture. M. Magassouba s’est réjoui du choix de la ville de Conakry pour abriter cette grande rencontre avant d’exprimer le soutien du Gouvernement aux objectifs de l’EFEDCOM.
Il convient de noter également la présence de la Représentante Résidente de la CEDEAO qui, au nom de son institution, a parlé de l’importance de la mission de l’EFEDCOM et de l’intérêt que la CEDEAO, à travers son Département Mines et Energie de la Commission, accorde aux objectifs de la Fédération, qui sont de faire du plaidoyer partout en Afrique de l’Ouest pour le bien-être des industries minières..

Par ailleurs, la cérémonie d’ouverture a été marquée par l’allocution de bienvenue de M. Malick N’Diaye, Président du Conseil d’Administration de la Chambre des Mines de Guinée (CMG) et le discours de M. Kwamé Addo Kufuor, Président de la Fédération.

M. Malick N’Diaye, au nom des Sociétés membres de la CMG massivement représentées, a commencé par souhaiter la bienvenue aux représentants des Chambres Mines et Associations minières du Burkina Faso, de la Cote d’Ivoire, du Ghana et du Nigéria avant de rappeler l’historique de la Fédération. En outre, il s’est réjoui de la tenue de cette rencontre de Conakry qui s’inscrit, selon lui, en droite ligne des précédentes et qui permettra de poser les jalons pour l’atteinte des principaux objectifs de la Fédération. (Voir l’intégralité de l’allocution de bienvenue)

Quant au Président en exercice de la Fédération, il a mis l’accent sur les principaux défis qui interpellent l’institution avant d’exhorter ses pairs à redoubler d’efforts afin de permettre à l’EFEDCOM de jouer pleinement son rôle en tant que force de proposition pour les politiques minières dans l’espace de la CEDEAO.

Par ailleurs, il faut retenir les interventions, à cette cérémonie, des Représentants des Chambres des Mines du Burkina Faso, de la Cote d’Ivoire, du Ghana et du Nigeria qui ont donné des informations sur certains événements à venir, notamment :
– Le 2éme Forum et Exposition de la CEDEAO sur les Mines et le Pétrole qui se tiendra du 9 au 11 octobre 2018 à Abidjan, avec pour thème « ECOMOF 2018: le partage des stratégies visant à libérer le potentiel minier et pétrolier de l’Afrique de l’Ouest ».
– La Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) 2018 à Ouagadougou

Ces interventions ont été suivies de celles des partenaires de la CMG tels que le Projet AGREM (Appui à la Gouvernance des Redevances Minières), l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives) et l’UNICEF pour parler des Projets en cours, en collaboration avec la CMG, dans le secteur minier guinéen.

Après ces interventions qui ont mis fin à la cérémonie d’ouverture de la réunion de l’EFEDCOM à Conakry, les membres de la Fédération se sont retrouvés, entre eux, pour procéder aux travaux de la rencontre Conakry, à savoir la réunion du Conseil Exécutif et l’Assemblée Générale présidée, sur décision du Président de l’EFEDCOM, par M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif de la Chambre des Mines de Guinée.
Les résolutions et recommandations de cette Assemblée Générale sont vivement attendues.

Enfin, il faut souligner que, de l’avis des organisateurs et des participants, cette rencontre de Conakry a été un franc succès tant par la mobilisation et l’implication des acteurs concernés que par la qualité des interventions.

M. KEITA