La CMG et Afriland Bank lancent un fonds de garantie en faveur des PME évoluant dans les zones minières

La chambre des mines de Guinée (CMG) et Afriland First Bank, ont procédé, ce lundi 11 mai 2020, à Conakry, à la signature d’un protocole d’accord, en vue d’accompagner les PME et les entrepreneurs, évoluant dans les zones minières.
Il s’agit d’un fonds de garantie désormais mis en place, et qui devrait être ravitaillé par les différents partenaires, notamment les miniers et les banquiers.
A l’occasion de la cérémonie de signature dudit protocole, le directeur général de Afriland First Bank, Guy Laurent Fondjo, a vanté la portée de ce fonds de garantie, pour les PME et les entrepreneurs locaux :
« C’est dans le cadre des activités des PME et PMI, qui vont bénéficier de l’accompagnement d’Afriland Fisrt Bank, et pouvoir disposer de fonds de garantie. Cela va faciliter l’accès de plusieurs PME aux crédits qui seront octroyés par Afriland First Bank. La disposition d’un fonds de garantie et cet accompagnement avec la chambre des mines, vont crédibiliser davantage les PME et PMI qui seront financées. Elle va aussi susciter plus d’appétit pour nous les banques. C’est une bonne voie pour continuer à financer l’économie des PME» a-t-il assuré devant la presse.
A sa suite, le président de la chambre des mines de Guinée (CMG), Monsieur Ismaël Diakité, s’est aussi réjoui de la signature de ce protocole d’accord avec son partenaire Afriland First Bank :
« Pour les entreprises minières, c’est un grand jour. Ce mécanisme qui a été mis en place et les fonds qui l’accompagnent, vont contribuer à financer les PME au niveau des compagnies minières et à faciliter le développement d’un tissu de PME autour des compagnies minières. De manière à ce que la chaîne de valeurs se développe davantage que et les guinéens se sentent impliqués dans le développement minier. Car le développement minier ne se limite pas seulement à exploiter et à exporter. Il faut aussi désenclaver économiquement les régions et zones dans lesquelles nous exploitons », a-t-il soutenu.
A souligner que ce fonds de garantie à première demande, est alimenté par une subvention de l’UNCDF, d’un montant de 100 mille dollars US.
Ce fonds recevra des contributions de la chambre des mines de Guinée (CMG), des sociétés minières et autres partenaires au développement.
Mosaiqueguinee

Riposte au Covid-19 en Guinée : l’équipe santé de la chambre des mines de Guinée prépare un PAO covid-19

 

Suite à la notification du premier cas de Covid-19 en Guinée, le 12 mars 2020, la Chambre des Mines de Guinée (CMG) a tenu un Conseil d’Administration extraordinaire le 25 mars 2020.
Ce conseil a décidé de sensibiliser les sociétés membres de la CMG afin de mobiliser rapidement des ressources pour soutenir l’action de l’ANSS et de ses partenaires nationaux et internationaux dans le cadre de la lutte déclenchée contre la pandémie du Covid-19.
Pour une première étape, les efforts des sociétés minières ont permis de mobiliser, à date, un montant de 935.263 USD dont une partie en numéraire et l’autre en nature.
Poursuivant ses efforts, la Chambre des Mines a élaboré un plan d’action en vue de répondre aux exigences de la lutte contre le Covid-19 en Guinée sur la base des recommandations de l’ANSS et de l’OMS.
Le plan d’action de la CMG représente donc la seconde étape dans son intervention face au COVID-19 et couvre un certain nombre de domaines d’activités :
L’amplificateur de la prévention en milieu communautaire comprenant, notamment, la fourniture de kits de lavage des mains et de masques, le soutien à la promotion des gestes barrière.
La gestion des urgences dans les zones minières, consistant à équiper les structures sanitaires en équipements de dépistage précoce.
La coordination du projet, consistant, entre autres, à faire le lien avec l’Agence Nationale de sécurité Sanitaire et diffuser une note de mise à jour tous les jours à tous les membres.
En résumé, ce plan d’action se décline en activités chiffrées, disponible aux membres pour le choix libre des lignes budgétaires qu’ils souhaiteraient financier.
Le Conseil d’Administration profite de la présente occasion pour féliciter l’ensemble des contributeurs et demande à tous les autres Membres n’ayant pas encore contribué directement à la mobilisation des ressources, de se manifester sans délais afin de soutenir et d’amplifier les premiers acquis.
Abdourahamane DIABY
Directeur Général de la SAG Trésorier de la Chambre des Mines de Guinée

MOBILISATION DES SOCIETES MINIERES DANS LA RIPOSTE A LA PANDEMIE DE COVID-19 EN GUINEE


L’apparition et la rapide progression du Covid 19 ont entraîné une crise sanitaire sans précédent qui frappe la quasi-totalité des pays du monde. En Guinée, suite à la notification du premier cas le 12 mars 2020, la Chambre des Mines de Guinée qui regroupe les principales entreprises minières du pays et leurs associés, a décidé de réunir le 25 mars 202O, un Conseil d’Administration extraordinaire, pour décider des mesures à prendre, dans le cadre d’une synergie d’action et en appui au gouvernement, afin de lutter efficacement contre cette nouvelle pandémie. Parmi les décisions fortes prises à l’issue de cette rencontre, il y a cet appel lancé à l’ensemble des membres de l’institution, pour la mobilisation de ressources spéciales en faveur des acteurs nationaux engagés dans la riposte, sous l’égide de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire et en collaboration avec les partenaires techniques et financiers internationaux.
En réponse à cet appel, 955 263 USD ont été réunis à la date du 7 avril 2020, en provenance de :
• UMS (United Mining Supply) : 1.000.000.000 GNF pour des actions diverses de prévention et de prise en charge des malades.
• CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée) : 150.000 USD,
• GAC/EGA (Guinea Alumina Corporation) : 200.000 USD en matériel,
• SMB-Winning(Consortium Société Minière de Boké SMB-Winning) : 250.000 USD,
• SMD (Société Minière de Dinguiraye) : 30.000 USD ;
• SAG (Société Anglogold Ashanti de Guinée) : 200.000 USD,
• AMC (Alliance Mining Commodity): 10.000 USD,
• AMR (Alliance Minière Responsable): 10.000 USD.
Il importe de souligner qu’en plus de ces contributions, les entreprises minières ont engagé, dans le cadre de cette lutte, d’importantes actions sur les sites, dédiées à la prévention et à la prise en charge des cas avérés de Covid 19, en faveur de leurs employés et ayant droits et des communautés d’accueil de leurs opérations.
Le Conseil d’Administration profite de la présente occasion pour féliciter l’ensemble des contributeurs et demande à tous ses autres Membres de se mobiliser aussi afin de soutenir et d’amplifier ces premiers acquis.
La Chambre des Mines et ses membres réaffirment leur engagement à soutenir, comme par le passé, l’action du gouvernement et de ses partenaires internationaux pour la rapide éradication de la pandémie du Covid 19.

MOBILISATION DES SOCIETES MINIERES DANS LA RIPOSTE A LA PANDEMIE DE COVID-19 EN GUINEE


L’apparition et la rapide progression du Covid 19 ont entraîné une crise sanitaire sans précédent qui frappe la quasi-totalité des pays du monde. En Guinée, suite à la notification du premier cas le 12 mars 2020, la Chambre des Mines de Guinée qui regroupe les principales entreprises minières du pays et leurs associés, a décidé de réunir le 25 mars 202O, un Conseil d’Administration extraordinaire, pour décider des mesures à prendre, dans le cadre d’une synergie d’action et en appui au gouvernement, afin de lutter efficacement contre cette nouvelle pandémie. Parmi les décisions fortes prises à l’issue de cette rencontre, il y a cet appel lancé à l’ensemble des membres de l’institution, pour la mobilisation de ressources spéciales en faveur des acteurs nationaux engagés dans la riposte, sous l’égide de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire et en collaboration avec les partenaires techniques et financiers internationaux.
En réponse à cet appel, 955 263 USD ont été réunis à la date du 7 avril 2020, en provenance de :
• UMS (United Mining Supply) : 1.000.000.000 GNF pour des actions diverses de prévention et de prise en charge des malades.
• CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée) : 150.000 USD,
• GAC/EGA (Guinea Alumina Corporation) : 200.000 USD en matériel,
• SMB-Winning(Consortium Société Minière de Boké SMB-Winning) : 250.000 USD,
• SMD (Société Minière de Dinguiraye) : 30.000 USD ;
• SAG (Société Anglogold Ashanti de Guinée) : 200.000 USD,
• AMC (Alliance Mining Commodity): 10.000 USD,
• AMR (Alliance Minière Responsable): 10.000 USD.
Il importe de souligner qu’en plus de ces contributions, les entreprises minières ont engagé, dans le cadre de cette lutte, d’importantes actions sur les sites, dédiées à la prévention et à la prise en charge des cas avérés de Covid 19, en faveur de leurs employés et ayant droits et des communautés d’accueil de leurs opérations.
Le Conseil d’Administration profite de la présente occasion pour féliciter l’ensemble des contributeurs et demande à tous ses autres Membres de se mobiliser aussi afin de soutenir et d’amplifier ces premiers acquis.
La Chambre des Mines et ses membres réaffirment leur engagement à soutenir, comme par le passé, l’action du gouvernement et de ses partenaires internationaux pour la rapide éradication de la pandémie du Covid 19.

La SMB a versé plus de 17 millions de dollars dans le cadre de sa politique de relations communautaires en 2019


La Société Minière de Boké (SMB) a publié aujourd’hui le rapport annuel de son département des relations communautaires, qui revient sur les différentes actions menées par la SMB en termes de développement local. Depuis sa création, la SMB a toujours pris en compte le contexte environnemental et social tout au long de la chaîne des opérations.
En 2019, la SMB aura donc versé 17 324 541 dollars US dans le cadre de sa politique de relations communautaires. Ce montant correspond à trois principaux postes de dépense (exprimés ci-dessous en francs guinéens) :
· Les projets de développement local et actions communautaires de la SMB, qui représentent un montant de 28 800 945 152 francs guinéens ;
· Le montant total des compensations communautaires, s’élevant à 107 093 101 092 francs guinéens ;
· Les cotisations de la SMB versées en mars 2019 au Fonds de développement économique local (FODEL), s’élevant à 37 351 377 351 francs guinéens dans la mesure où elles couvrent les exercices de la SMB de 2015 à 2018 inclus.

La SMB accorde une importance particulière à l’après-mine et à la diversification de l’économie locale, en privilégiant notamment les projets dans l’agriculture, toujours en s’appuyant sur des partenaires locaux. Dans les localités de Kaboye, Katougouma, Dapilon, Dabis et Karick-Madina, la SMB a soutenu le développement de projets agricoles et a notamment introduit la culture sous serre dans la région de Boké.
La SMB est également un acteur de premier plan pour la construction et la rénovation d’infrastructures sociales dans la région. La SMB a fait de l’accès à l’eau potable une priorité pour les communautés en zones minières. En 2019, la SMB a réparé 20 forages et réalisé 15 forages, dont trois se sont vus dotés d’aérateurs pour expulser les traces de ions de fer afin de rendre l’eau potable. La SMB a construit également en 2019 une école primaire à Katougouma avec des logements pour les enseignants, rénové la maison des jeunes à Kolaboui et construit un hangar de marché à Mansalia.
En parallèle, le département des relations communautaires participe à la vie culturelle et sportive de la région de Boké. En 2019, la SMB a organisé la seconde édition du mini-marathon de Boké qui a réuni plus de 600 participants.
Pour Fadi Wazni, Président du Conseil d’Administration de la SMB : « Notre réussite opérationnelle tient au fait que la SMB, en tant qu’entreprise citoyenne, investit dans la formation, crée des emplois, soutient le développement local et anticipe l’après-mine. Il n’y a pas de projets miniers viables sans une logique de développement durable et c’est pourquoi nous répliquerons ces principes dans tous nos projets futurs ».
« En matière d’obligations communautaires, la SMB a toujours cherché à aller au-delà de ses obligations légales, explique Frédéric Bouzigues, Directeur Général de la SMB. C’est en étant un véritable acteur du développement local qu’une entreprise minière peut réellement s’implanter dans une région et être acceptée par les populations ».
À propos de la SMB
Fondé en 2014, le Consortium SMB-Winning regroupe quatre partenaires mondiaux dans les domaines de l’extraction, de la production et du transport de bauxite : le singapourien Winning Shipping Ltd, armateur asiatique de premier plan ; UMS, une société de transport et de logistique présente en Guinée depuis plus de 20 ans ; Shandong Weiqiao, une société chinoise leader dans la production d’aluminium ; et Yantaï Port Group. L’État de Guinée, partenaire et membre du Consortium, est actionnaire à hauteur de 10%.
Alors qu’il a déjà investi près de 1,5 milliard de dollars US dans ses activités dans la région de Boké, le Consortium a également lancé le Projet Boffa-Boké, comprenant une ligne de chemin de fer de 135 kilomètres dans un corridor s’étendant du terminal fluvial de Dapilon aux nouvelles zones minières de Santou II et de Houda, et la construction et l’exploitation d’une raffinerie d’alumine dans la région de Boké. L’investissement total consenti pour l’intégralité du Projet Boffa-Boké par le Consortium est estimé à 3 milliards de dollars US.

Interview de Mr Ismael DIAKITE, Président de la CMG, accordée à la Radio Nostalgie, en collaboration avec le site Nimbagold.info

Nimbagold.info : Monsieur le président que pouvons-nous retenir de la chambre des mines de Guinée en terme de présentation ?
Ismaël DIAKITE : La chambre des mines de Guinée est une union patronale qui a été créée depuis 1998 par les chefs d’entreprises. A l’époque, nous étions constitués comme une ONG. En raison des enjeux du secteur minier en ce moment, nous avons décidé de nous mettre ensemble pour à la fois protéger et promouvoir nos intérêts. Et en même temps, développer un partenariat avec l’ensemble des structures du secteur privé pouvant intervenir dans l’amélioration du climat des affaires en Guinée.
Parlez-nous de sa composition
Nous avons le conseil d’Administration dont les membres sont élus. Aujourd’hui, nous sommes douze(12) membres à siéger au conseil d’administration. Et c’est ce conseil qui prend en charge l’ensemble des orientations des directives de l’assemblée générale pour développer des politiques, des stratégies en fonction justement de l’intérêt majeur que nous défendons. Ensuite, il y a un bureau exécutif qui se réuni pratiquement une fois par mois en fonction des sujets à débattre. Il fait des recommandations à l’organe supérieur qui est le conseil d’administration. Ce dernier siège quant à lui tous les trimestres. Et en fin de compte, il y a la direction exécutive qui est l’organe d’exécution de toutes les tâches quotidiennes liées au plan d’action et aux stratégies que nous développons au niveau du conseil.
Quelle est la place de la chambre des mines dans le secteur minier guinéen ?
La chambre des mines de Guinée est un foyer d’idées, un foyer d’arguments et un foyer où les chefs d’entreprises du secteur minier sont réunis pour pouvoir agir sur les politiques, les programmes qui influencent directement le secteur minier. Nous sommes une organisation d’hommes d’affaires qui veillent à l’intérêt du secteur et à sa connexion avec les objectifs de développement économique et social de la Guinée.
Cela fait maintenant un mois que vous dirigez la Chambre des mines de Guinée, quelles sont les activités prioritaires que vous avez déjà entreprises sur le terrain ?
Il y a beaucoup d’activités que nous menons avec des partenaires au développement notamment dans le renforcement des capacités des membres de la chambre des mines et de tout ce qu’il y a comme structure d’accompagnement du secteur. Nous avons aussi des programmes d’appui dans le domaine de la santé en faveur des communautés environnantes ou même au niveau de nos travailleurs.
Notre priorité est aussi tout ce qui concerne la bonne gouvernance, la transparence dans le secteur minier. Nous siégeons dans des organismes nationaux et internationaux où nous faisons prévaloir nos intérêts et essayons d’être en pleine conformité avec les standards, les normes en la matière. Nous travaillons sur toutes les questions transversales liées par exemple à la fiscalité interne ou bien à la fiscalité de porte qui agissent directement sur le niveau de nos entreprises en exploitation, tout en restant conforme à la prescription de l’Etat.
Nous avons beaucoup d’autres activités avec les partenaires au développement, notamment le système des nations unies, le fond des Nations Unies pour la population (UNFPA) et le fond des nations unies pour le financement du capital(UNFC) au bénéfice des guinéens.
Avez-vous des activités que vous réalisées dans le cadre de la promotion du contenu local ?
Bien entendu, ça c’est un élément essentiel de la politique du gouvernement. Le contenu local nous intéresse à plus d’un titre. Il y a un engagement fort de la part de nos membres. Et ceci se traduit non seulement par la promotion des emplois locaux, mais également les achats locaux, la sous-traitance locale et tout ce qu’il y a comme développement des capacités internes pour pouvoir positionner le secteur privé guinéen dans le domaine de la fourniture des biens et services aux entreprises minières.
Selon nos informations vous avez dans le passé dirigé la chambre des mines. Vous venez d’être élu encore pour diriger les destinées de Cette structure pour les prochaines années. Quels sont vos sentiments par rapport à ce choix porté une fois de plus sur vous par vos paires ?
Pour être très précis là-dessus, c’est la première fois que je suis élu comme président par les membres du conseil d’administration. Les deux précédentes fois étaient des présidences intérimaires.
Pour la première fois, c’était justement faire des reformes au niveau de la chambre des mines de 1997-1998.En ce moment, il y avait nécessité de refondre les organes et même de donner un nouveau statut à la chambre. Un groupe a été mis en place pour réaliser cette réforme statutaire. L’honneur m’a été accordé de présider les travaux de ce groupe pour 6 mois. Et à la suite de ces travaux, la chambre des mines a été transformée d’une ONG à une union patronale.
Puis en 2016, j’avais pris la succession du président d’alors .Il s’agit de son excellence monsieur Mamady Youla qui venait d’être nommé comme premier ministre . Et là je suis resté pratiquement 11 mois. Au bout du 11 ème mois, j’ai dû choisir d’autres projets pour aller travailler ailleurs. Donc là, j’ai fait une démission. La place est restée vacante. C’était donc des présidences transitoires.
Et cette fois-ci, c’est une présidence où j’ai été élu par mes paires. Et je tiens à les remercier pour la confiance qu’ils ont placée en moi à l’occasion de cette élection-là. Et surtout je remercie la direction de la société minière de Boké(SMB) que je représente au sein de cet organe.
Quels sont vos programmes dans le futur ?
La chambre n’est pas une institution récente. Il a un passé. On va essayer de consolider l’ensemble des acquis de nos prédécesseurs en particulier tout ce qui concerne l’organisation interne. Nous allons nous procurer d’un nouveau siège. Construire la maison du minier qui va être le point de rencontre de l’ensemble des chefs d’entreprises du secteur minier et des parties prenantes qui travaillent avec nous.
L’autre chose qui est important, c’est que la Guinée vient d’abriter le siège de l’organisation minière africaine. Et nous comptons comme nous l’avons déjà fait dans un passé récent, nous impliquer dans la consolidation de cet acquis. La Guinée étant un pays minier, il faudrait que cette présence d’une organisation africaine qui va travailler dans le secteur minier profite au mieux au secteur minier guinéen.
Nous allons aussi mettre en place, un cadre convenable à l’ensemble des chefs d’entreprises pour pouvoir discuter des grands axes de la politique minière guinéenne. Que ça soit le contenu local que vous avez évoqué tout à l’heure. La question de la gestion environnementale qui est fondamentale pour la soutenabilité, la durabilité de l’activité minière en Guinée.
Aussi, Dans le domaine de la gouvernance, nous avons des accords sur la formation professionnelle et sur les projets communautaires comme je le disais tantôt avec un certains nombres de partenaires étrangers. Nous allons les mettre en œuvre pour contribuer à aider nos collègues à mieux intégrer, les composantes sociales et communautaires dans leur politique de tous les jours. Ce sont des axes sur lesquels nous allons continuer à travailler.
Toutes les entreprises minières évoluant dans notre pays à l’heure où vous nous accordiez cette interview sont-elles membres de la chambre des mines de Guinée ?
Pas toutes, il y a deux trois ou quatre du secteur formel qui ne sont pas encore membre. Mais une des démarche que nous allons faire, dans les prochaines semaines, c’est d’aller justement envers ces entreprises-là, pour leur faire connaitre la chambre des mines et le secteur minier d’avantage. Et je n’ai aucun doute que celles qui trainent les pieds vont finir par nous rejoindre. Parce qu’il y a beaucoup de sujets commun à nous tous. Qui ne pourront trouver leur solution qu’en mettant nos effort ensemble nos énergies ensemble et nos expertises ensemble.
A peu près il y a combien de sociétés qui sont membres de la chambre des mines ?
On a une cinquantaine d’entreprises, à ce jour, réparties entre les différentes catégories de membre : les fondateurs, les membres affiliés, les membres associés et les titulaires.
Quels sont vos rapports avec le gouvernement guinéen ?
Ça ne peut se passer autrement que de la bonne manière. Nous sommes là, pas seulement pour protéger et promouvoir l’intérêt de nos membres. Mais nous sommes là également pour supporter le gouvernement et l’accompagner dans sa politique non seulement du développement du secteur minier dans les meilleures conditions possibles. Mais également d’une manière générale du développement économique et social du pays. Donc, on est un partenaire au gouvernement par rapport au secteur minier.
Quelles sont vos ambitions pour le secteur minier de façon générale ?
Nous sommes tous engagés individuellement et collectivement à assurer un développement du secteur minier qui soit le plus harmonieux que possible tolèrent pour l’environnement, bénéfique pour les communautés et surtout soutenables pour le gouvernement aussi. Je pense que tout ce qui ressort de la politique du contenu local, tout ce qui ressort du plan de gestion environnemental auxquels chacune de nos entreprises s’emploie à réaliser, constitue pour nous de bonne raison de croire qu’à long terme ce qui va faire le bénéfice pour nous tous :investisseurs miniers et gouvernement. Et qui fera en sorte que la Guinée tire le maximum de ressource de l’exploitation de ses ressources minières.
Quel message avez-vous à faire passer pour boucler cet entretien ?
Pour dire peut-être que le secteur minier guinéen est en plein essor. Il y a une attractivité et un intérêt manifeste de la part des investisseurs étrangers. On ne pourra jamais venir à bout de la valorisation de nos ressources minières, sans attirer, sécuriser et pérenniser les investissements. Donc on doit prendre conscience de cela, heureusement ça se traduit dans certaines politiques et on doit s’engager dans cette voie-là. La Guinée seule ne pourra jamais investir dans un secteur minier qui puisse profiter le plus largement, le plus durablement à la population guinéenne et au gouvernement guinéen. Donc c’est un appel à toutes les parties prenantes : les investisseurs, le gouvernement, les communautés, les partenaires au développement pour que nous puissons tous nous engagés dans une politique de sauvegarde de nos acquis et de promouvoir le secteur minier guinéen, dans les meilleures conditions de sécurité et de durabilité. Voilà ce que je peux donner comme message.
Merci monsieur le président d’avoir répondu à nos questions
Je vous remercie
Entretien réalisé par Toumany CAMARA

Annonce : La Chambre des Mines de Guinée a un nouveau Président

M. Ismaël DIAKITE, nouveau PCA

La Chambre des Mines de Guinée (CMG) est heureuse d’annoncer l’élection de Monsieur Ismaël DIAKITE au poste de Président du Conseil d’Administration, au cours de son Assemblée Générale du 27 septembre 2019.

Représentants des Sociétés minières à l’AG

M. Diakité, actuel Directeur Général Adjoint de la Société Minière de Boké (SMB), a déjà occupé le poste de Président de la CMG au compte du Groupe Rio Tinto et de hautes fonctions au sein du consortium SMB-Winning.
La Chambre des Mines de Guinée se réjouit à la perspective de collaborer avec lui afin de veiller à ce que l’institution continue de réaliser sa mission, c’est-à-dire promouvoir et défendre l’intérêt de tous ses membres.
Par ailleurs, nous souhaitons remercier M. Malick N’Diaye, Président sortant, pour sa contribution et son travail exceptionnels pour le rayonnement de la CMG pendant son mandat.

Les membres du B.E & Poignée de main entre les Présidents sortant et entrant

A retenir qu’à l’issue de l’Assemblée Générale du 27 septembre dernier, le nouveau Bureau Exécutif de la CMG est composé comme suit :
1) Président : Société Minière de Boké (SMB)
2) 1er VP : Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG)
3) 2ème VP : Alliance Mining Commodities (AMC)
4) Trésorier : Sociéié Anglogold Ashanti de Guinée (SAG )
5) Le Directeur Exécutif de la CMG

Secteur minier : tenue à Conakry de l’assemblée générale de la chambre des mines de Guinée

La Chambre des Mines de Guinée (CMG) a tenu ce vendredi 28 juin 2019 son assemblée générale annuelle.
Comme chaque année, toutes les sociétés minières membres de la CMG ont pris part au rendez-vous.
La rencontre a connu également la présence du ministre du budget et de plusieurs autres personnalités intervenant dans le secteur minier.
Au cours de cette assemblée générale, toutes les questions liées aux mines, ont été débattues par les participants, afin de maintenir l’élan entamé dans le secteur, depuis plusieurs années.


Dans son allocution d’ouverture, N’diaye Malick, président de la chambre des mines de Guinée, a exhorté les participants, entre autres, à approfondir les réflexions concernant les réformes : « Je voudrais interpeller l’ensemble de nos membres, à engager de manière transparente la réflexion sur la réforme des points qui pourraient prêter à confusion dans nos textes afin de permettre à la chambre des mines d’accomplir pleinement sa mission et d’assurer plus efficacement la défense des intérêts de ses membres. Il y va de notre responsabilité et de la stabilité avec les partenaires sociaux. Beaucoup a été fait, mais ce qui reste à faire est encore plus important », a-t-il indiqué.
Prenant la parole, le ministre du budget est revenu sur le remboursement des crédits TVA.
Ismael Dioubaté, s’est voulu rassurant sur la question : « Le président de la République m’a instruit de regarder de façon très pointue, la question de remboursement de crédit TVA. Et je crois que, les premiers signaux sont sortis. Je m’engage avec les instructions fermes du président de la République à continuer de rassurer les miniers. Dire aux miniers que le remboursement des crédits TVA va se poursuivre. Le processus a débuté, il va se poursuivre à la satisfaction de tout le monde ».


Le représentant du ministre des mines, a quant à lui apprécié tout d’abord la qualité des relations entre la chambre des mines et leur département.
Sadou Nimaga, a par ailleurs invité à la prise en compte des réalités sociales dans les zones minières : « Je voudrais également insister sur les défis que nous avons ensemble. Nous avons déjà essayé d’assainir le secteur. Nous continuons à l’assainir (…). Nous sommes donc obligés de nous ajuster, de prendre en compte certaines réalités sociales, notamment, pour éviter les conflits communautaires. Parce que la vie paisible entre communautés et sociétés minières, c’est la clé d’une activité minière. J’invite chacun à aller dans le sens d’une plus grande prise en compte de l’impact posé de l’activité ».
Guy Laurent Fondjo, président du conseil d’administration de la Bourse de Sous-Traitance et des Partenariats, a pour sa part réitéré sa disponibilité et son engagement à œuvrer aux côtés de la chambre des mines de Guinée pour faire du secteur minier, un secteur de référence.
D’autres interventions, telles que celles du représentant de l’ITIE, celui de l’AGREM, mais aussi celui de la NRGI, ont également marqué cette assemblée générale, qui a enregistré l’adhésion de nouvelles entreprises.
L’issue de cette assemblée générale, permettra à la chambre des mines de Guinée de se projeter vers l’avenir, avec de nouveaux défis certes. Mais qui seront sans doute relevés, grâce à la détermination des membres qui la composent.
M. KEITA / mosaiqueguinee

Symposium Mines Guinée 2019 : Discours du Président de la Chambre des Mines

Je voudrais à l’entame de mon propos vous souhaiter la bienvenue et me réjouir de la tenue de ce symposium.
C’est la deuxième fois que le MMG en collaboration avec la chambre des Mines organise le Symposium minier pour d’une part faire le bilan des activités minières en Guinée et d’autre part discuter des opportunités d’affaires dans le secteur minier.
Mesdames et Messieurs
Il n’est point besoin de rappeler que nous venons de loin. La Guinée après l’adoption de son nouveau code minier en 2011 et amendé en 2013 a permis à notre pays d’attirer les investisseurs directs étrangers surtout dans le secteur minier. Depuis 2011 la Guinée connait une pléthore de projets miniers dont la plupart sont aujourd’hui en phase de production ou de construction.
Tout ceci s’est traduit par une forte augmentation de la production de la bauxite qui est passée de 14 millions de tonnes en 2010 à 60 millions en 2018. La Guinée affiche d’ors et déjà son ambition de devenir le premier producteur mondial de bauxite dans les prochaines années à venir. La production d’or est passée de 254 milles onces en 2010 à 473 milles onces en 2018. Avec la finalisation de la phase d’extension de la SAG, le plan d’investissement de SMD et les nouveaux projets en gestation, tout porte à croire à un regain de vitalité du secteur aurifère dans notre pays.
La bonne Gouvernance dans le secteur
Tout ceci a été rendu possible par les reformes juridiques mais surtout au leadership du département des mines qui ont su traduire et être en œuvre votre vision en matière de politique minière.
Il ne peut y avoir de développement sans une bonne gouvernance. Depuis 2011 les reformes dans le secteur minier ont conduit principalement à une meilleure gouvernance dans le secteur qui a eu pour conséquence une plus grande transparence et une confiance des investisseurs dans le secteur. Nous avons été victimes de notre passé à un moment donné sur les questions de correction dans le secteur minier. Tout ceci est derrière nous maintenant. C’est le lieu de féliciter et d’encourager le Ministre des Mines et son équipe pour le travail qui a été fait dans ce domaine avec l’appui des partenaires intentionnels : IFC, BAD, Banque Mondiale.
Grace à cette confiance retrouvée, la Guinée a attiré des milliards de dollars d’investissement direct depuis 2014. Certains types financements ont été faits ce qui dénote la confiance des investisseurs dans le pays et ouvre le chemin à d’autres financement de ce genre.
La bonne gouvernance ne doit pas être simplement un mot, il doit être un comportement, un devoir moral si nous voulons continuer à prospérer dans le secteur minier. Entant qu’acteurs miniers, nous devons nous montré exemplaires car il n’ay pas de corrompus sans corrupteurs. La chambre des Mines continuera à œuvrer à côté du Gouvernement sur les meilleures pratiques en matière de transparence et de bonnes gouvernances dans le secteur minier.

Mesdames et Messieurs,
Quelles perspectives pour le secteur minier ?
Au-delà des performances qui ont été observées dans le secteur minier ces dernières années, nous devons continuer à innover davantage et à être plus attractif afin d’attirer encore plus d’investisseurs, sources de croissance économiques. Pour cela, le développement des infrastructures demeure à mes yeux un enjeu crucial pour le développement économique de la Guinée et la consolidation du boom minier. Je me réjouis que ce sujet fasse l’objet du panel d’introduction.
– Etre un pays minier de rang mondial dont la Guinée aspire passe forcément par le développement des infrastructures.
– Les infrastructures en soi réduisent le coût d’investissement et améliore la compétitivité des entreprises. La Guinée doit se donner des moyens, de se doter des infrastructures indispensables de son développement. Toutefois, nous devons le faire de manière intelligente.
– La Guinée a expérimenté dans un passé récent la mutualisation des infrastructures du chemin de fer dans la région de Boké avec trois sociétés existantes (CBG, GAC COBAD) appelé le ‘’multi-user’’. C’est une innovation dans le développement des mines en Guinée. J’encourage les sociétés minières et le gouvernement à créer une fiscalité plus attractive afin d’amplifier le modèle.
– Toutefois ces infrastructures ne devront pas servir uniquement le secteur minier. La Guinée doit profiter de manière intelligente de ses infrastructures pour développer d’autres secteurs de l’économie nationale, en particulier l’agriculture et l’agro-industrie.
– La Guinée est citée souvent pour sa pluviométrie et l’étendue de ses terres cultivables. Je reste convaincu que les mines peuvent permettre à la Guinée à travers des infrastructures de transport, ferroviaires et portuaires de faire de la Guinée un pays exportateur de premier rang des produits agricoles et manufacturés.
Mesdames et Messieurs,
En dépit des performances du secteur minier, le succès minier nous interpelle aussi sur nos obligations envers toutes les parties prenantes.
La question de contenu local doit être abordée ans tabou entre les acteurs car il ne peut y avoir de développement durable sans contenu local viable.
Beaucoup d’efforts ont été faits à ce jour avec le diagnostic effectué en 2017 par le rapport Kaiser et la mise en place en 2019 de la bourse de sous-traitantes et de partenariats.
Nous avançons dans la bonne direction mais lentement. La problématique du contenu local doit être reliée au financement des entreprises. Je compte sur mon ami et frère Président de l’Association Professionnelle des Banques qui est même temps le Président de la Bourse de sous-traitance afin de booster les banques à s’impliquer davantage dans le financement des entreprises locales. L’Etat doit aussi mieux outiller les entreprises locales à travers une plus grande information sur les diverses lignes de crédit existantes.
Il ne peut y avoir de développement durable sans l’adhésion des communautés locales aux projets miniers. C’est pourquoi je félicite le gouvernement pour l’opérationnalisation du FODEL et la mise à disposition dans la Loi de Finance 2019 les 15% des taxes minières à l’ANAFIC pour le développement de nos collectivités. En ce qui concerne la chambre des Mines de Guinée, la responsabilité sociétale des entreprises RSE est un concept dans lequel les entreprises minières intègrent les préoccupations sociales, environnementales et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire. Nous percevons cette responsabilité, comme la contribution de nos entreprises aux enjeux du développement durable en Guinée.
Par ailleurs, nous ne managerons aucun effort pour mener à bien le projet de réalisation d’opportunités d’affaires et d’emplois pour les PME et les populations locales. Et notre contribution j’en suis convaincu, permettra entre autres d’atteindre les objectifs du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES).
En fin, je me réjouis de la décision du Gouvernement de procéder au remboursement de crédit de TVA des miniers. Il y’a de cela quelques semaines, nous avons tenu ici au Sheraton la rencontre entre le secteur privé et public lors de la journée internationale des Douanes, le Président a bien voulu écouter nos doléances et œuvrer en vue de l’amélioration de climat des affaires en Guinée et en particulier de raffermissement de la facilité de circulation des biens et services.
Toutes ces actions montrent une réelle volonté de la part de toutes les parties prenantes à aller de l’avant et à pérenniser le développement minier. Les perspectives sont bonnes pour l’économie nationale et le secteur minier en particulier dans les années à venir.
Je remercie tous ceux qui ont parié sur la Guinée en investissant et j’encourage les autres à nous rejoindre car si nous sommes toujours là c’est parce que toutes les conditions d’investissement sont favorables.
Je ne saurai conclure sans adresser mes chaleureuses félicitations aux organisateurs de ce Symposium pour l’excellente initiative prise de réunir toutes les parties prenantes autour du thème de réflexion aussi riche que pertinente mais aussi remercier toutes les compagnies minières qui ont bien voulu faire de ce symposium un évènement majeur pour la promotion du développement minier en Guinée.

La Chambre des Mines de Guinée chapeaute l’organisation de la « Nuit du partenariat »

La Direction Générale des Douanes et le secteur privé guinéen envisagent d’organiser la  » Nuit du partenariat « , un évènement au cours duquel l’ensemble des acteurs (Transporteurs, Manutentionnaires, Consignataires, Transitaires, Minier et Pétroliers, Industriels, Commerçants) pourront parler des difficultés rencontrées avec les services des Douanes, du Port Autonome, de la Marine Marchande, en vue d’y trouver les solutions idoines.
En vue de la préparation de la contribution des Miniers, la CMG a déjà élaboré une synthèse des difficultés rencontrées par les Sociétés minières et proposé des solutions/ recommandations pour les résoudre.
Par ailleurs, il convient de noter que plusieurs réunions préparatoires, présidées par M. Malick N’Diaye, Président de la CMG, ont permis de baliser le chemin. Ainsi, la date du 16 février 2019 a été proposée pour la tenue de cet événement à l’Hôtel Sheraton de Conakry, sous le haut patronage du Président de la République.