Mise en place de la Bourse de Sous-Traitance et de Partenariats : Une délégation de la Banque mondiale rencontre la CMG

Le siège de la Chambre des Mines de Guinée (CMG) a servi de cadre, le jeudi 26 Juillet 2018, à une rencontre à laquelle ont pris part les participants listés ci-dessous.
La CMG était représentée par :
• M. Ibrahima SOUMAH, Directeur Général du Cabinet GIM et ancien ministre des Mines et de la Géologie
• M. Chaikou Yaya DIALLO, Directeur Exécutif de la CMG
• M. Said LAHLOU, Directeur Commercial UMS
• M. Lamine DIENG, Relations Gouvernementales ALUFER
• M. Abdoulaye SAMPIL, Conseiller juridique de la SMB
• Mahmoud Kourouma, Relations Gouvernementales et juridiques AMC
• M. Lancei TRAORE, Consultant GIM
• M. Moustapha KEITA, Chargé de Communication de la CMG
La délégation de Banque mondiale, quant à elle, était composée de :
• Mme Alexandra Mincu, Consultante de la Banque mondiale basée à Vienne
• Mme Fatoumata Bah, également Consultante de la Banque mondiale

1) Objet de la rencontre
Cette rencontre se situe dans le cadre de la mise en place de la Bourse de Sous-Traitance et de Partenariats (BSTP) qui a connu l’implication de plusieurs compagnies minières, dès sa phase de conception.

2) Déroulement de la rencontre
Il est tout d’abord revenu au Directeur Exécutif de la CMG, d’introduire la réunion et après un tour de table qui a permis la présentation des participants, il a prié M I Soumah de bien vouloir accepter de présider la rencontre.
M. Ibrahima SOUMAH, a remercié les délégués de la Banque mondiale qui ont pris l’initiative de rencontrer la CMG avant de les inviter à exposer l’objet de leur visite.
Ainsi, Mme Fatoumata Bah est revenue sur la genèse ou l’historique du Projet de la BSTP qui a été initié par le Ministère des Mines et de la Géologie, en partenariat avec le Ministère de l’Industrie et des PME.
Selon les explications des deux Consultantes, la mise en œuvre de la BSTP est l’une des actions qui s’inscrivent dans le cadre de la politique de promotion du contenu local à l’échelle nationale et dans le secteur minier.
Par ailleurs, elles ont mis l’accent sur :
– Le fait que la BSTP aura le secteur minier comme secteur pilote, à cause du nombre important d’opportunités de sous-traitance dans ce secteur. Cependant, à long terme, la BSTP s’étendra à d’autres secteurs porteurs de croissance du pays.
– La mise en place d’une base de données contenant des informations de fournisseurs (sur un portail électronique d’enregistrement et d’évaluation des fournisseurs), servant ainsi d’interface directe entre les grandes entreprises et les fournisseurs locaux.
– Le projet de BSTP implique le renforcement des capacités des fournisseurs locaux sur, entre autres, la saisie des opportunités d’appels d’offres et les standards des Sociétés minières
– Le recrutement du personnel du bureau de la BSTP sis dans l’enceinte de la Direction Nationale de la Géologie à Hamdallaye
– Le partage des expériences et résultats d’autres pays, comme le Ghana et le Chili notamment, sur la BSTP
En retour, les représentants de la CMG ont fait part de leurs préoccupations à travers les discussions qui ont suivi l’exposé des Consultantes de la Banque mondiale sur la BSTP qui, à certains égards, est un sujet très sensible pour les entreprises minières et pour les communautés d’accueil.
3) Discussions au cours de la rencontre
Les discussions ont porté notamment sur les points suivants:
• La définition de la terminologie ou du concept de « contenu local » traduit de l’anglais local content, y compris la nécessité de distinguer les fournisseurs dits « locaux »
• La nécessité, pour les promoteurs de la BSTP, de clarifier les rôles et de sensibiliser les communautés sur les limites de leurs exigences vis-à-vis des Compagnies minières dans la mesure où elles ont de nombreuses attentes, dont des emplois.
• Le représentant de Bel Air Mining/ALUFER a partagé l’expérience de sa compagnie avec les communautés de Boffa en termes de promotion du contenu local, d’équipement et de renforcement des capacités des fournisseurs locaux. Il a cité l’exemple des pêcheurs dont les barques ont été équipées de moteurs qui leur permettent aujourd’hui d’assurer le ravitaillement de la Compagnie en produits de pêche
• L’importance de délocaliser les antennes de la BSTP à l’intérieur du pays
• M. Chaikou Yaya DIALLO, D.E de la CMG, a, avant de clôturer la rencontre, informé les représentantes de la Banque Mondiale du projet de Forum que la CMG se propose d’organiser en collaboration avec le Système des Nations Unies en Guinée en fin septembre 2018. Il a indiqué que ce forum sera dédié au développement communautaire dans les zones minières et permettra de relancer le partenariat stratégique conclu en 2013 entre la Chambre des Mines et le Système des Nations Unies. Le DE a souligné que parmi les thématiques seront traitées au cours du forum il y a la santé, l’assainissement, la formation professionnelle, l’environnement, l’amélioration de la gouvernance des revenus miniers (avec la mise en œuvre des Politiques de RSE et de Contenu Local). Le DE a enfin indiqué que la CMG serait honorée de compter la Banque Mondiale parmi les partenaires impliqués dans l’organisation du forum. Les Consultantes de la Banques Mondiales après avoir marqué un réel intérêt pour ce forum, ont souhaité obtenir une plus large information afin d’examiner les modalités d’une participation.
Conclusions / Recommandations
En guise de conclusion, les deux parties sont convenues : (i) de l’organisation, dans les jours à venir, d’une autre rencontre pour une démonstration de la plateforme de la Bourse de Sous-traitance et de Partenariat (ii) de partager le projet de TDR et toute autre information jugée pertinente pour la préparation du forum..

Adaptation et atténuation des effets du changement climatique : La Chambre des Mines participe à la présentation d’une étude sur les pratiques minières durables


Dans le cadre de l’engagement du secteur privé dans les initiatives d’adaptation et d’atténuation des effets du changement climatique, le PNUD en collaboration avec l’Université de Columbia, a appuyé la réalisation d’une étude sur les pratiques minières durables. Cette étude basée sur des études de cas de l’industrie minière de la Bauxite, sur les standards internationaux et sur le contexte national, vise à mettre à disposition des salutations durables sujettes à de potentiels financements par les partenaires intervenant dans le domaine de l’environnement entre le Fond Vert Climat.

Cette étude a été présentée ce Vendredi 29 Juin 2018 au Palm Camayenne en présence du Directeur Exécutif de la Chambre des Mines, du Directeur Pays du PNUD et des représentants de plusieurs départements ministériels notamment les Mines et Géologie, Environnement, Eaux et Forêts, Agriculture, transports et autres, du Centre d’études et de recherche en Environnement (CERE) de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, la Direction Nationale de la Météo, des représentants des Compagnies minières ainsi que plusieurs experts du PNUD et de l’UNICEF.

La Présentation de cette étude indépendante sur les pratiques minières durables par Dr Lynnette Widder de Comumbia University, qui a suivi la présentation de Ousmane Bocum sur le Fonds vert pour le Climat créé à la COP 17 de (Durban) en 2011 et le Readiness Programme, a été une occasion pour les participants de discuter longuement sur la corrélation entre l’exploitation minière et les émissions de gaz à effets de serre.

Les deux études de cas (Exemple du Brésil) présentés, l’une portant notamment sur la réhabilitation des terres et l’autre sur l’engagement communautaire pour l’exploitation de la bauxite et comment les adapter au contexte guinéen, a suscité des échanges et débats enrichissants avec des exemples sur le plan de réhabilitation de la GAC. La question liée aux besoins en électricité des compagnies minières et les communautés affectées par l’exploitation minière avec des exemples de Boké, Kamsar et de la SAG à Siguiri a été longuement discutée.

Le Directeur Pays du PNUD, Mr Lionel Laurens et le Directeur Exécutif de la Chambre, Mr Chaïkou Yaya Diallo ont félicité les participants pour la richesse des débats avant de saluer la tenue de cette rencontre qui se tient dans le cadre de la préparation du Forum sur les Mines, prévu au Mois de Septembre prochain.

PNUD.

Réunion du Conseil d’Administration de la Chambre des Mines de Guinée : Débats autour de dossiers importants pour l’évolution des Compagnies minières en Guinée

La salle de Conférence de la Chambre des Mines de Guinée (CMG) a servi de cadre, ce mercredi 23 Mai 2018, à la réunion du Conseil d’Administration de l’institution sur des sujets brulants de l’heure, en rapport avec l’évolution des Compagnies minières dans notre pays.

La réunion a été présidée par M. Malick N’Diaye, PCA de la CMG, entouré des Directeurs de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), de la Société Anglogold Ashanti de Guinée (SAG) et des Représentants d’United Mining Supply (UMS), de la Compagnie des Bauxites de Kindia (CBK), de la Société des Bauxites de Boké (SMB), de l’Alliance Minière Responsable (AMR) et de la Société Minière de Dinguiraye (SMD).

M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif de la CMG, a facilité ladite réunion, à laquelle ont également pris part les Cabinets Auditeurs Associés en Afrique et Nimba Conseil.

Divers sujets ont été débattus et examinés au cours de cette réunion, notamment :
– La recherche d’une solution au problème né de la décision du Conseil d’Administration de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), portant relèvement du plafond du salaire soumis à cotisation de 1 500 000 GNF à 5 000 000 GNF.
Sur ce point, M. Mamadou Mansaré, PCA de la CNSS, invité à la rencontre, a expliqué le bien-fondé de cette décision. En effet, le relèvement du plafond du salaire soumis à cotisation permettrait de rehausser le niveau des pensions afin d’améliorer les conditions de vie des retraités du secteur privé. Il a également donné des exemples qui indiquent, qu’à ce jour, les pensions des fonctionnaires retraités sont plus élevées que celles perçues par les retraités du secteur privé. D’où la nécessité de la décision qui, selon M. Mansaré, a été prise après plus de 4 années de négociations et de concertations entre les parties prenantes, y compris la CMG qui est membre Conseil d’Administration de la CNSS.
Suite à l’intervention du PCA de la CNSS, les préoccupations de la CMG ont porté, notamment, sur l’utilisation faite des cotisations déjà payées par les Sociétés minières, la retraite complémentaire, la nécessité de mener une étude sur la gestion de la CNSS et l’impact du relèvement des cotisations sur le budget des Sociétés minières.
En définitive, le PCA de la CMG a remercié M. Mansaré pour son exposé qui a permis de comprendre les raisons de la décision du relèvement du plafond des cotisations avant d’appeler ses pairs à une concertation en vue de trouver une réponse idoine, et dans les meilleurs délais, à cette épineuse question du relèvement du plafond du salaire des travailleurs soumis à cotisation.
– Le compte rendu fait par M. Benoit Limoges de la société GAC, sur la célébration de la Journée Internationale de la Biodiversité organisée par Alliance Mining Commodities Guinée S.A. (AMC), AMR, Bel Air Mining (BAM), CBG, GAC et SMB, sous l’égide de la Chambre des Mines de Guinée.
La célébration de cette journée a été marquée par la signature d’un protocole d’entente entre ces Sociétés. Les signataires ou les Compagnies minières listées ci-dessus se sont engagés à respecter ou à tendre vers les meilleures pratiques environnementales. Ces compagnies minières se sont réunies à l’intérieur d’un groupe d’entreprises appelé « Réseau Environnement Bauxite » (REB) qui pourrait s’ouvrir à d’autres entreprises qui en épousent les objectifs.
– La présentation du Projet de formation Futuro Skills par ses promoteurs
Les Sociétés minières ont reconnu la nécessité, pour ces promoteurs, d’adapter leurs modules de formation aux besoins spécifiques des différentes Compagnies minières pour pourvoir, éventuellement, susciter leur intérêt à accompagner ledit Projet

Après avoir offert l’opportunité à ces trois partenaires de s’exprimer devant les principaux administrateurs des Sociétés minières, le Conseil ont entamé l’examen des dossiers intéressant directement la vie de l’institution.

L’honneur est revenu à M. Philippe Kister, Directeur des Opérations d’AMR de rendre compte des différentes rencontres auxquelles il a participé, en tant que Représentant de la CMG, sur :
– Le Fonds de Développement Local (Fodel)
– Le manuel de procédures de ce Fonds est en cours d’élaboration pour sa mise en œuvre. Toutefois, les Sociétés minières n’ont qu’un statut d’observateurs. C’est pourquoi, elles préconisent de demander aux autorités d’avoir un droit de regard sur la gestion du Fodel. En outre, le Conseil a suggéré un appui du Projet d’Appui à la Gouvernance des Revenus Miniers (AGREM) à la gestion de ce fonds.
– Le Projet d’Appui à la Gouvernance des Revenus Miniers (AGREM)
La Comité de pilotage de ce Projet vient de tenir sa première session dans un contexte où le mandat des maires, parties prenantes, est expiré. Cette première session a abouti à des recommandations pertinentes qui méritent d’être mises en œuvre.
– La compensation des populations impactées par les projets
L’on a rappelé que la CMG a été interpellée par les Compagnies minières de la zone de Boké sur la décision unilatérale du préfet de ladite localité d’imposer une grille de compensation. Aujourd’hui, après plusieurs démarches auprès des autorités compétentes, la CMG fait partie du Comité mis en place pour l’harmonisation de la grille de compensation qui sera élargie à tous les Projets industriels.

Il est, ensuite, revenu à M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif de la CMG, de remercier les Sociétés minières pour leur soutien et leur support qui a permis la réussite de la tenue de la réunion de la Fédération des Chambres des Mines de la CEDEAO, du 2 au 3 Mai 2018 à Conakry. La prochaine réunion, a-t-il indiqué, se tiendra à Abidjan. Entre ces deux réunions, M Diallo qui est aussi le Président du Conseil Exécutif de la Fédération a été mandaté par ses pairs pour négocier afin d’obtenir l’adhésion des Chambres des Mines du Mali et du Sénégal à la Fédération.

Par ailleurs, le Conseil s’est penché sur d’autres dossiers :
– Les cahiers de charges et la liste minière
Le Conseil a parlé des efforts en cours pour l’automatisation ou l’informatisation des Cahiers de charges et la mise en place d’un Guichet Unique, permettant ainsi aux Sociétés minières en production de profiter d’un circuit allégé pour leurs importations.
– La formation HEC
Le Conseil a fait part d’un accord entre la CMG et l’Institution de formation HEC Paris pour la formation des cadres du secteur minier guinéen en Management, à des tarifs préférentiels, en vue de préparer le renouvellement des instances dirigeantes des Compagnies minières. En vue du l’organisation et du lancement des ateliers qui regrouperont 25 participants chacun, des formulaires d’inscription seront circulés aux membres et des souscriptions seront demandées au prorata des inscriptions. Parmi les observations des membres du Conseil ; il y a le fait que les différents programmes de formation pour l’année 2018 sont déjà ficelés. La possibilité de leur réaménagement sera toutefois examinée afin de prendre en compte le projet HEC. Il semble cependant que ce projet connaitra sa vraie dimension en 2019.

– Le Rapport du Commissaire aux Comptes
Le Cabinet Auditeurs Associés en Afrique, commis à cette tâche, a présenté son rapport dans lequel il declare avoir certifié sans reserve, les comptes de la Chambre pour l’exercice 2017..
Cependant, et à l’issue des discussions entre membres du Conseil, il apparaît que les comptes de la CMG sont déficitaires à cause notamment du faible niveau de cotisation de ses adhérants et de la comptabilisation d’arriérés de cotisations jugés non recouvrables. C’est pourquoi, le Conseil a jugé nécessaire de se prononcer rapidement sur :
• Le retrait des Sociétés en cessation d’activités et celles non minières dans le membership de la CMG
• Relever le niveau des cotisations pour les Sociétés en production et/ou membres du C.A de la CMG
• Le choix du type de Comptabilté (Mode de tresorerie ou comptabilité d’engagement) qui sied le mieux à la CMG

– Le Forum CMG –UNICEF
Le Conseil a été informé par le Directeur Exécutif que dans le cadre de la redynamisation du Partenariat avec le Système des Nations Unies (SNU), la Chambre des Mines et l’UNICEF ont entrepris l’organisation d’un forum de 3 jours à partir du 20 juin 2018.
Ce forum aura pour objectif principal la mobilisation des membres de la CMG, des Agences du SNU et le Gouvernement en vue d’identifier de nouvelles stratégies pour le développement des communautés des zones d’accueil des installations minières. Plus spécifiquement il s’agira (i) de partager et d’échanger sur les expériences diverses en matière de partenariat autour du développement communautaire des populations riveraines ; (ii)d’identifier des activités pertinentes pour l’élaboration d’un plan de développement communautaire en faveur des populations riveraines; (iii) de définir une feuille de route claire et précise prenant en compte les préoccupations de toutes les parties prenantes.

Au titre des Divers, le PCA a rappelé l’urgente nécessité de la mutualisation des moyens en vue de trouver une solution pérenne au problème de soins de santé dans la Région de Boké par la construction d’un « Hôpital pour les Miniers », qui permettrait in fine de réduire le coût des évacuations médicales à l’étranger. Dans la même veine, le Conseil a décidé de boucler le dossier judiciaire opposant la CMG à son ancien Secrétaire Exécutif avant de se prononcer sur la question brulante de la TVA. En effet, certaines Sociétés, conformément à leurs conventions, sont exonérées de TVA alors que d’autres subissent encore les tracasseries de l’administration fiscale. Face à cette situation, le Conseil a décidé de prendre ce dossier de la TVA en charge.

Moustapha KEITA

Réunion de la Fédération des Chambres des Mines de la CEDEAO à Conakry : Un franc succès, de l’avis des acteurs concernés et des participants


Après Accra en novembre 2016, Abuja en juillet 2017 et Ouagadougou en Septembre 2017, c’est au tour de Conakry d’abriter, dans le cadre des rencontres tournantes de la Fédération des Chambres des Mines de la CEDEAO (EFEDCOM), la réunion du Conseil Exécutif et l’Assemblée Générale de ladite Fédération.
L’évènement a été rehaussé de la présence effective de M. Abdoulaye Magassouba, Ministre guinéen des Mines de la Géologie qui a tenu à présider la cérémonie d’ouverture. M. Magassouba s’est réjoui du choix de la ville de Conakry pour abriter cette grande rencontre avant d’exprimer le soutien du Gouvernement aux objectifs de l’EFEDCOM.
Il convient de noter également la présence de la Représentante Résidente de la CEDEAO qui, au nom de son institution, a parlé de l’importance de la mission de l’EFEDCOM et de l’intérêt que la CEDEAO, à travers son Département Mines et Energie de la Commission, accorde aux objectifs de la Fédération, qui sont de faire du plaidoyer partout en Afrique de l’Ouest pour le bien-être des industries minières..

Par ailleurs, la cérémonie d’ouverture a été marquée par l’allocution de bienvenue de M. Malick N’Diaye, Président du Conseil d’Administration de la Chambre des Mines de Guinée (CMG) et le discours de M. Kwamé Addo Kufuor, Président de la Fédération.

M. Malick N’Diaye, au nom des Sociétés membres de la CMG massivement représentées, a commencé par souhaiter la bienvenue aux représentants des Chambres Mines et Associations minières du Burkina Faso, de la Cote d’Ivoire, du Ghana et du Nigéria avant de rappeler l’historique de la Fédération. En outre, il s’est réjoui de la tenue de cette rencontre de Conakry qui s’inscrit, selon lui, en droite ligne des précédentes et qui permettra de poser les jalons pour l’atteinte des principaux objectifs de la Fédération. (Voir l’intégralité de l’allocution de bienvenue)

Quant au Président en exercice de la Fédération, il a mis l’accent sur les principaux défis qui interpellent l’institution avant d’exhorter ses pairs à redoubler d’efforts afin de permettre à l’EFEDCOM de jouer pleinement son rôle en tant que force de proposition pour les politiques minières dans l’espace de la CEDEAO.

Par ailleurs, il faut retenir les interventions, à cette cérémonie, des Représentants des Chambres des Mines du Burkina Faso, de la Cote d’Ivoire, du Ghana et du Nigeria qui ont donné des informations sur certains événements à venir, notamment :
– Le 2éme Forum et Exposition de la CEDEAO sur les Mines et le Pétrole qui se tiendra du 9 au 11 octobre 2018 à Abidjan, avec pour thème « ECOMOF 2018: le partage des stratégies visant à libérer le potentiel minier et pétrolier de l’Afrique de l’Ouest ».
– La Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO) 2018 à Ouagadougou

Ces interventions ont été suivies de celles des partenaires de la CMG tels que le Projet AGREM (Appui à la Gouvernance des Redevances Minières), l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives) et l’UNICEF pour parler des Projets en cours, en collaboration avec la CMG, dans le secteur minier guinéen.

Après ces interventions qui ont mis fin à la cérémonie d’ouverture de la réunion de l’EFEDCOM à Conakry, les membres de la Fédération se sont retrouvés, entre eux, pour procéder aux travaux de la rencontre Conakry, à savoir la réunion du Conseil Exécutif et l’Assemblée Générale présidée, sur décision du Président de l’EFEDCOM, par M. Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif de la Chambre des Mines de Guinée.
Les résolutions et recommandations de cette Assemblée Générale sont vivement attendues.

Enfin, il faut souligner que, de l’avis des organisateurs et des participants, cette rencontre de Conakry a été un franc succès tant par la mobilisation et l’implication des acteurs concernés que par la qualité des interventions.

M. KEITA

Problème de la grille de compensation sur les plantations et cultures agricoles dans la zone de Boké : La Chambre des Mines de Guinée prend des mesures

La CMG, interpellée par les Sociétés minières de la zone de Boké au sujet de la grille de compensation fixée unilatéralement par le préfet de ladite localité, a immédiatement pris deux actions :

1) Rencontrer les autorités du Ministère des Mines en vue de bloquer l’initiative du préfet de Boké
2) Obtenir le lancement d’une concertation entre les parties prenantes en vue de produire un document réglementant la compensation sur le terrain.
Dans ce cadre, le Ministère des Mines a pris l’initiative de mettre en place un comité interministériel chargé d’élaborer ce document ; comité au sein duquel la CMG siègera en la personne du Directeur des Opérations de la Société AMR (Alliance Minière Responsable).
Par ailleurs, il convient de noter que la GIZ vient de livrer les résultats d’une Etude sur les standards et pratiques d’expropriation, d’indemnisation et de réinstallation des communautés affectées par les projets miniers en Guinée.
Selon cette Etude, le secteur minier, lorsqu’il peut participer au développement économique d’un pays, nécessite aussi que soient mises en œuvre de solides mesures préventives et compensatoires afin de limiter les impacts négatifs sur les milieux environnementaux et sociaux.
Il ressort, d’une part, que les standards produits par les Institutions Financières Internationales (SFI, Banque mondiale) sont relativement complets et détaillés en ce qui concerne les obligations des entreprises vis-à-vis des populations impactées et déplacées. D’autre part, il apparait que le cadre légal guinéen souffre d’un manque de textes d’application destinés à encadrer légalement le processus de Plans d’Actions de Réinstallation (PAR) et harmoniser les pratiques d’indemnisation et de compensation.

M. KEITA

Chers membres,
En ce début d’année 2018, permettez-moi tout d’abord de vous présenter mes meilleurs vœux. : Que cette nouvelle année soit une année fructueuse dans vos entreprises personnelles et professionnelles.
Je tiens ensuite à vous remercier pour la confiance que vous m’avez portée en m’élisant Président de la chambre des mines de Guinée.
Au regard de la liste des présidents qui se sont succédés à la tête de la Chambre des Mines, je mesure la chance et le plaisir de les avoir comme repère tout au long de mon mandat.
Le rôle du président de la Chambre est, entre autres, de relayer la parole ou la position des entreprises membres, auprès des instances gouvernementales, des différents partenaires, de la communauté minière et de l’opinion publique.
Durant mon mandat, je m’emploierai, avec l’appui du Conseil d’administration et de la Direction Exécutive de la Chambre, à assurer ce travail de représentation et de porte-parole de l’ensemble de nos membres, dans leur diversité.
Chers membres,
L’année 2018 se présente bien pour nous. Le contexte économique mondial est favorable à l’investissement. L’économie globale croit et la bonne nouvelle est que la croissance mondiale est synchronisée. Le volume d’investissement direct va augmenter et ceci est une bonne nouvelle pour le secteur minier qui profitera de cette croissance.
En particulier, le secteur minier qui a connu un fort investissement pour environ 3 milliards de dollars américains sur la période 2016- 2020, connait déjà de bonnes promesses d’investissements d’environ 3,6 milliards de dollars américains.
Il n’y a aucun doute à cela, le secteur minier guinéen a le vent en poupe. Nous devons nous en féliciter et faire en sorte que cet investissement puisse être le catalyseur du développement de la Guinée.

Reformes juridiques
L’une des réformes majeures en Guinée a été l’adoption du nouveau code minier en 2011 et amendé en 2013. Ce cadre juridique a permis de placer la Guinée au premier rang en matière d’innovation et d’attractivité dans le domaine de l’investissement minier.
Le nouveau code minier vise à encourager la recherche et l’exploitation des ressources minérales de manière à favoriser le développement économique et social de la Guinée. Il vise aussi à promouvoir une gestion systématique qui garantit les bénéfices économiques et sociaux durables au peuple guinéen, dans le cadre d’un partenariat réciproquement avantageux avec les investisseurs.

Sous le leadership du Ministre des Mines, en concertation avec les acteurs du secteur minier, la réforme du cadastre minier a été achevé et ce cadastre est accessible en ligne depuis mars 2017 ; ce qui assure une meilleure visibilité et transparence dans les mines.

Diversification et Mutualisation des infrastructures

La Guinée aspire à être un pays minier de rang mondial. Cela passe forcément par le développement des infrastructures.
Les infrastructures en soi réduisent le cout d’investissement et améliorent la compétitivité des entreprises. La Guinée doit se donner les moyens de se dote des infrastructures indispensables au développement du secteur minier. Toutefois, il faut le faire de manière intelligente.
La Guinée a expérimenté dans un passe récent la mutualisation des infrastructures du chemin de Fer dans la région de Boké avec trois sociétés existantes (CBG, GAC, COBAD) appelée le « Multi User Agreement ». C’est une innovation dans le développement des mines en Guinée. J’encourage les sociétés minières et le Gouvernement à créer une fiscalité attractive afin d’amplifier le modèle.

Toutefois, ces infrastructures ne devront pas servir uniquement au secteur minier. La Guinée doit profiter de manière intelligente de ces infrastructures pour développer d’autres secteurs de l’économie nationale, en particulier l’agriculture et l’agro-industrie.
La Guinée est citée souvent pour sa pluviométrie et l’étendue de ses terres cultivables. Je reste convaincu que les mines peuvent permettre à la Guinée, à travers les infrastructures de transport ferroviaires et portuaires, de devenir un pays exportateur de premier rang des produits agricoles.

Développement durable

Je tiens à rappeler que l’ensemble de nos membres s’inscrivent dans la vision du gouvernement qui a adopté, récemment, la Politique de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et une politique sectorielle de promotion du contenu local.

Sur le fond, la RSE est un enjeu de société pour lequel de nombreux acteurs se sont mobilisés soit pour faire reconnaître que les entreprises n’assumaient pas suffisamment leurs responsabilités, soit à l’inverse pour soutenir qu’elles pouvaient en assumer aussi au-delà des seules exigences légales.

Pour notre part, la RSE est un concept dans lequel les entreprises minières intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire. Nous percevons cette responsabilité comme la contribution de nos entreprises aux enjeux du développement durable en Guinée.

Par ailleurs, nous ne ménagerons aucun effort pour mener à bien le projet de réalisation d’opportunités d’affaires et d’emplois pour les PME et les populations locales dans le secteur minier, comme le préconise la Politique de Contenu local. Et notre contribution, j’en suis convaincu, permettra, entre autres, d’atteindre les objectifs du plan national du développement économique et social.

Il ne peut y avoir de développement durable sans l’adhésion des communautés locales au projet minier.

C’est pourquoi, je voudrais saluer d’une part les modalités de mise en application des dispositions du code minier relatives à la gestion des revenus miniers au profit des collectivités locales : Le Fonds de Développement Economique Local qui vise à promouvoir le développement des Collectivités abritant les sites d’exploitation minière et celles voisines.
Il est destiné à soutenir la réalisation des infrastructures de base, des activités génératrices de revenu dans les collectivités concernées et d’autres activités de développement prévues aux Plans de Développement Local des Collectivités concernées.
Enfin, je me réjouis de la signature de l’accord cadre de l’Appui à la Gouvernance des redevances minières (AGREM).

En effet, le projet AGREM est l’œuvre d’un partenariat fécond entre le gouvernement Guinéen, l’UNCDF, le PNUD, Charente-Maritime Coopération et la Chambre des Mines dont l’objectif est de favoriser des pratiques équitables, transparentes et responsables dans la gestion des redevances minières pour un développement durable et inclusif dans les collectivités locales des préfectures de Boké et de Boffa. La cohabitation des exploitations minières et des populations engendre de nombreux conflits. Conscient de ces problématiques, ce projet est important pour le gouvernement car il pourra lui servir de guide pour les autres zones minières du pays afin d’enclencher une plus grande cohésion sociale et un développement durable, respectueux des populations et de l’environnement

Je reste convaincu que tous ces outils et mécanismes permettront d’assurer une utilisation efficace des revenus miniers au profit des collectivités locales, gage de développement durable.

Le secteur minier, véritable levier de l’économie guinéenne, est appelé à jouer un rôle de plus en plus prépondérant dans l’avenir du pays et nous avons le devoir de nous préparer à l’inévitable renouvellement des instances dirigeantes des entreprises minières. Cela passe nécessairement par le développement de la formation.

A ce titre, nous saluons le partenariat avec HEC Paris qui a pour vocation de former des talents à fort potentiel, capables d’appréhender les grands enjeux sociaux, politiques et économiques pour l’émergence d’un secteur minier porteur de croissance et profitable à tous.
Pour l’année 2018, la Chambre des Mines lancera son premier programme de formation des cadres du secteur minier.

Le partenariat avec l’Institut Supérieur Géo-mines de Boké, qui ambitionne de devenir bientôt une école d’excellence dédiée aux mines, s’inscrit dans la même vision.

Au Gouvernement et à nos partenaires,
C’est le lieu de rappeler notre volonté de poursuivre le dialogue déjà amorcé avec le Gouvernement et les différents acteurs afin d’identifier les principales entraves liées au développement de nos opérations et de dégager des pistes de solution pour un développement minier responsable, dans un contexte de partenariat gagnant – gagnant.
La mission de la Chambre est de promouvoir les intérêts de tous nos Membres, très souvent dans des dossiers qui conditionnent leur développement (le code minier, la fiscalité, la sécurité minière, la Santé, pour ne citer que ceux-là) tandis que son rôle consiste, entre autres, à entretenir leur cohésion et à leur fournir certains services ; les interventions en Santé, avec la lutte contre le VIH/Sida et le paludisme dans les entreprises et au sein des communautés, sont au nombre de ceux-là..
Aussi, il convient de noter que cette démarche de la Chambre des Mines, dans le domaine de la Santé en faveur des employés des Sociétés minières et les communautés, lui vaut des satisfécits de la part de tous ses membres, de ses partenaires comme le Fonds mondial.
Chers membres,
La Chambre des Mines de Guinée a de grandes et de nobles ambitions qui se traduisent par son engagement à impulser, de concert avec ses différents partenaires, le développement économique et social de la Guinée. Mais les défis restent nombreux.
Pour 2018, nous continuerons à discuter avec le gouvernement sur les deux problématiques qui impactent l’activité minière, à savoir la question de la fiscalité minière et plus particulièrement la question de la TVA, mais aussi de la question douanière avec la liste minière des importations des équipements.
La Guinée est un grand pays minier. Elle se doit, pour assurer la pérennité des investissements, de se doter non seulement d’un cadre règlementaire stable et favorable aux investissements miniers mais aussi du respect des règles entre les parties prenantes, tout en simplifiant les procédures administratives.
C’est à ce prix que la seconde phase qui consiste à transformer nos matières premières deviendra une réalité.
« Faisons de notre Chambre, un outil efficace pour la défense de nos intérêts ! »
Je vous remercie.
Malick N’DIAYE, Président de la Chambre des Mines de Guinée


Chers membres,
En ce début d’année 2018, permettez-moi tout d’abord de vous présenter mes meilleurs vœux. : Que cette nouvelle année soit une année fructueuse dans vos entreprises personnelles et professionnelles.
Je tiens ensuite à vous remercier pour la confiance que vous m’avez portée en m’élisant Président de la chambre des mines de Guinée.
Au regard de la liste des présidents qui se sont succédés à la tête de la Chambre des Mines, je mesure la chance et le plaisir de les avoir comme repère tout au long de mon mandat.
Le rôle du président de la Chambre est, entre autres, de relayer la parole ou la position des entreprises membres, auprès des instances gouvernementales, des différents partenaires, de la communauté minière et de l’opinion publique.
Durant mon mandat, je m’emploierai, avec l’appui du Conseil d’administration et de la Direction Exécutive de la Chambre, à assurer ce travail de représentation et de porte-parole de l’ensemble de nos membres, dans leur diversité.
Chers membres,
L’année 2018 se présente bien pour nous. Le contexte économique mondial est favorable à l’investissement. L’économie globale croit et la bonne nouvelle est que la croissance mondiale est synchronisée. Le volume d’investissement direct va augmenter et ceci est une bonne nouvelle pour le secteur minier qui profitera de cette croissance.
En particulier, le secteur minier qui a connu un fort investissement pour environ 3 milliards de dollars américains sur la période 2016- 2020, connait déjà de bonnes promesses d’investissements d’environ 3,6 milliards de dollars américains.
Il n’y a aucun doute à cela, le secteur minier guinéen a le vent en poupe. Nous devons nous en féliciter et faire en sorte que cet investissement puisse être le catalyseur du développement de la Guinée.

Reformes juridiques
L’une des réformes majeures en Guinée a été l’adoption du nouveau code minier en 2011 et amendé en 2013. Ce cadre juridique a permis de placer la Guinée au premier rang en matière d’innovation et d’attractivité dans le domaine de l’investissement minier.
Le nouveau code minier vise à encourager la recherche et l’exploitation des ressources minérales de manière à favoriser le développement économique et social de la Guinée. Il vise aussi à promouvoir une gestion systématique qui garantit les bénéfices économiques et sociaux durables au peuple guinéen, dans le cadre d’un partenariat réciproquement avantageux avec les investisseurs.

Sous le leadership du Ministre des Mines, en concertation avec les acteurs du secteur minier, la réforme du cadastre minier a été achevé et ce cadastre est accessible en ligne depuis mars 2017 ; ce qui assure une meilleure visibilité et transparence dans les mines.

Diversification et Mutualisation des infrastructures

La Guinée aspire à être un pays minier de rang mondial. Cela passe forcément par le développement des infrastructures.
Les infrastructures en soi réduisent le cout d’investissement et améliorent la compétitivité des entreprises. La Guinée doit se donner les moyens de se dote des infrastructures indispensables au développement du secteur minier. Toutefois, il faut le faire de manière intelligente.
La Guinée a expérimenté dans un passe récent la mutualisation des infrastructures du chemin de Fer dans la région de Boké avec trois sociétés existantes (CBG, GAC, COBAD) appelée le « Multi User Agreement ». C’est une innovation dans le développement des mines en Guinée. J’encourage les sociétés minières et le Gouvernement à créer une fiscalité attractive afin d’amplifier le modèle.

Toutefois, ces infrastructures ne devront pas servir uniquement au secteur minier. La Guinée doit profiter de manière intelligente de ces infrastructures pour développer d’autres secteurs de l’économie nationale, en particulier l’agriculture et l’agro-industrie.
La Guinée est citée souvent pour sa pluviométrie et l’étendue de ses terres cultivables. Je reste convaincu que les mines peuvent permettre à la Guinée, à travers les infrastructures de transport ferroviaires et portuaires, de devenir un pays exportateur de premier rang des produits agricoles.

Développement durable

Je tiens à rappeler que l’ensemble de nos membres s’inscrivent dans la vision du gouvernement qui a adopté, récemment, la Politique de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et une politique sectorielle de promotion du contenu local.

Sur le fond, la RSE est un enjeu de société pour lequel de nombreux acteurs se sont mobilisés soit pour faire reconnaître que les entreprises n’assumaient pas suffisamment leurs responsabilités, soit à l’inverse pour soutenir qu’elles pouvaient en assumer aussi au-delà des seules exigences légales.

Pour notre part, la RSE est un concept dans lequel les entreprises minières intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire. Nous percevons cette responsabilité comme la contribution de nos entreprises aux enjeux du développement durable en Guinée.

Par ailleurs, nous ne ménagerons aucun effort pour mener à bien le projet de réalisation d’opportunités d’affaires et d’emplois pour les PME et les populations locales dans le secteur minier, comme le préconise la Politique de Contenu local. Et notre contribution, j’en suis convaincu, permettra, entre autres, d’atteindre les objectifs du plan national du développement économique et social.

Il ne peut y avoir de développement durable sans l’adhésion des communautés locales au projet minier.

C’est pourquoi, je voudrais saluer d’une part les modalités de mise en application des dispositions du code minier relatives à la gestion des revenus miniers au profit des collectivités locales : Le Fonds de Développement Economique Local qui vise à promouvoir le développement des Collectivités abritant les sites d’exploitation minière et celles voisines.
Il est destiné à soutenir la réalisation des infrastructures de base, des activités génératrices de revenu dans les collectivités concernées et d’autres activités de développement prévues aux Plans de Développement Local des Collectivités concernées.
Enfin, je me réjouis de la signature de l’accord cadre de l’Appui à la Gouvernance des redevances minières (AGREM).

En effet, le projet AGREM est l’œuvre d’un partenariat fécond entre le gouvernement Guinéen, l’UNCDF, le PNUD, Charente-Maritime Coopération et la Chambre des Mines dont l’objectif est de favoriser des pratiques équitables, transparentes et responsables dans la gestion des redevances minières pour un développement durable et inclusif dans les collectivités locales des préfectures de Boké et de Boffa. La cohabitation des exploitations minières et des populations engendre de nombreux conflits. Conscient de ces problématiques, ce projet est important pour le gouvernement car il pourra lui servir de guide pour les autres zones minières du pays afin d’enclencher une plus grande cohésion sociale et un développement durable, respectueux des populations et de l’environnement

Je reste convaincu que tous ces outils et mécanismes permettront d’assurer une utilisation efficace des revenus miniers au profit des collectivités locales, gage de développement durable.

Le secteur minier, véritable levier de l’économie guinéenne, est appelé à jouer un rôle de plus en plus prépondérant dans l’avenir du pays et nous avons le devoir de nous préparer à l’inévitable renouvellement des instances dirigeantes des entreprises minières. Cela passe nécessairement par le développement de la formation.

A ce titre, nous saluons le partenariat avec HEC Paris qui a pour vocation de former des talents à fort potentiel, capables d’appréhender les grands enjeux sociaux, politiques et économiques pour l’émergence d’un secteur minier porteur de croissance et profitable à tous.
Pour l’année 2018, la Chambre des Mines lancera son premier programme de formation des cadres du secteur minier.

Le partenariat avec l’Institut Supérieur Géo-mines de Boké, qui ambitionne de devenir bientôt une école d’excellence dédiée aux mines, s’inscrit dans la même vision.

Au Gouvernement et à nos partenaires,
C’est le lieu de rappeler notre volonté de poursuivre le dialogue déjà amorcé avec le Gouvernement et les différents acteurs afin d’identifier les principales entraves liées au développement de nos opérations et de dégager des pistes de solution pour un développement minier responsable, dans un contexte de partenariat gagnant – gagnant.
La mission de la Chambre est de promouvoir les intérêts de tous nos Membres, très souvent dans des dossiers qui conditionnent leur développement (le code minier, la fiscalité, la sécurité minière, la Santé, pour ne citer que ceux-là) tandis que son rôle consiste, entre autres, à entretenir leur cohésion et à leur fournir certains services ; les interventions en Santé, avec la lutte contre le VIH/Sida et le paludisme dans les entreprises et au sein des communautés, sont au nombre de ceux-là..
Aussi, il convient de noter que cette démarche de la Chambre des Mines, dans le domaine de la Santé en faveur des employés des Sociétés minières et les communautés, lui vaut des satisfécits de la part de tous ses membres, de ses partenaires comme le Fonds mondial.
Chers membres,
La Chambre des Mines de Guinée a de grandes et de nobles ambitions qui se traduisent par son engagement à impulser, de concert avec ses différents partenaires, le développement économique et social de la Guinée. Mais les défis restent nombreux.
Pour 2018, nous continuerons à discuter avec le gouvernement sur les deux problématiques qui impactent l’activité minière, à savoir la question de la fiscalité minière et plus particulièrement la question de la TVA, mais aussi de la question douanière avec la liste minière des importations des équipements.
La Guinée est un grand pays minier. Elle se doit, pour assurer la pérennité des investissements, de se doter non seulement d’un cadre règlementaire stable et favorable aux investissements miniers mais aussi du respect des règles entre les parties prenantes, tout en simplifiant les procédures administratives.
C’est à ce prix que la seconde phase qui consiste à transformer nos matières premières deviendra une réalité.
« Faisons de notre Chambre, un outil efficace pour la défense de nos intérêts ! »
Je vous remercie.
Malick N’DIAYE, Président de la Chambre des Mines de Guinée

Problème de la grille de compensation sur les plantations et cultures agricoles dans la zone de Boké : La Chambre des Mines de Guinée prend des mesures


La CMG, interpellée par les Sociétés minières de la zone de Boké au sujet de la grille de compensation fixée unilatéralement par le préfet de ladite localité, a immédiatement pris deux actions :

1) Rencontrer les autorités du Ministère des Mines en vue de bloquer l’initiative du préfet de Boké
2) Obtenir le lancement d’une concertation entre les parties prenantes en vue de produire un document réglementant la compensation sur le terrain.
Dans ce cadre, le Ministère des Mines a pris l’initiative de mettre en place un comité interministériel chargé d’élaborer ce document ; comité au sein duquel la CMG siègera en la personne du Directeur des Opérations de la Société AMR (Alliance Minière Responsable).
Par ailleurs, il convient de noter que la GIZ vient de livrer les résultats d’une Etude sur les standards et pratiques d’expropriation, d’indemnisation et de réinstallation des communautés affectées par les projets miniers en Guinée.
Selon cette Etude, le secteur minier, lorsqu’il peut participer au développement économique d’un pays, nécessite aussi que soient mises en œuvre de solides mesures préventives et compensatoires afin de limiter les impacts négatifs sur les milieux environnementaux et sociaux.
Il ressort, d’une part, que les standards produits par les Institutions Financières Internationales (SFI, Banque mondiale) sont relativement complets et détaillés en ce qui concerne les obligations des entreprises vis-à-vis des populations impactées et déplacées. D’autre part, il apparait que le cadre légal guinéen souffre d’un manque de textes d’application destinés à encadrer légalement le processus de Plans d’Actions de Réinstallation (PAR) et harmoniser les pratiques d’indemnisation et de compensation.

M. KEITA

La Société GAC élue à la présidence de la Chambre des mines de Guinée

La société Guinea Alumina Corporation  (GAC SA), acteur majeur du secteur minier en République de Guinée a été élue, le 14 septembre 2017, à la présidence de la chambre des mines de Guinée.

Au sein de l’organisation, GAC sera représentée par son Directeur financier, M. Malick N’Diaye.

Le comité exécutif sera composé de 4 membres :

Président : GAC

Premier vice – président : CBG

Deixime vice – président : UMS

Trésorier : SAG

Mme Diallo Aïssata Béavogui, Directrice générale de GAC s’est exprimée en ces termes : « C’est un honneur et une fierté pour GAC d’assurer la présidence de cette organisation qui rassemble et représente toutes les sociétés minières de Guinée. Nous y défendrons les intérêts de tous avec  détermination ».

Enfin, il convient de noter que Guinea Alumina Corporation S.A. (“GAC”) est une société minière d’extraction de bauxite, filiale d’Emirates Global Aluminium (« EGA »), l’une des plus importantes compagnies d’aluminium au monde.

Emirates Global Aluminium (« EGA ») est détenue à parts égales par Mubadala Investment Company of Abu Dhabi et Investment Corporation of Dubaï. EGA exploite des fonderies en aluminium à Dubaï et Abu Dhabi avec une capacité de production combinée de 2,5 millions de tonne par an. La production d’EGA fait des Emirats Arabes unis le cinquième pays au monde en matière de production d’Aluminium. EGA est également propriétaire de Guinea Alumina Corporation (« GAC »), une société de développement minier qui travaille actuellement au développement de son projet d’exportation de bauxite en République de Guinée. EGA est portée par d’importants projets de croissance nationale et d’expansion internationale.

 

Rencontre entre la Chambre des Mines et les représentants d’Alcoa

Chambre des Mines - Alcoa 2017-02-22 F

Le 21 février dernier, Monsieur Chaikou Yaya Diallo, Directeur Exécutif de la Chambre des Mines de Guinée a accueilli deux représentants d’Alcoa Guinée. Monsieur Mamadou Bobo Diallo, Coordonnateur Général et Monsieur Marc Piché, Administrateur Général, ont profité de leur passage pour échanger sur les derniers développements au sein de l’organisation d’Alcoa et nous ont également informé de la relocalisation de leurs bureaux qui sont maintenant situés au 6e étage de l’édifice Zein dans le Quartier Almamya