Annonce : La Chambre des Mines de Guinée a un nouveau Président

M. Ismaël DIAKITE, nouveau PCA

La Chambre des Mines de Guinée (CMG) est heureuse d’annoncer l’élection de Monsieur Ismaël DIAKITE au poste de Président du Conseil d’Administration, au cours de son Assemblée Générale du 27 septembre 2019.

Représentants des Sociétés minières à l’AG

M. Diakité, actuel Directeur Général Adjoint de la Société Minière de Boké (SMB), a déjà occupé le poste de Président de la CMG au compte du Groupe Rio Tinto et de hautes fonctions au sein du consortium SMB-Winning.
La Chambre des Mines de Guinée se réjouit à la perspective de collaborer avec lui afin de veiller à ce que l’institution continue de réaliser sa mission, c’est-à-dire promouvoir et défendre l’intérêt de tous ses membres.
Par ailleurs, nous souhaitons remercier M. Malick N’Diaye, Président sortant, pour sa contribution et son travail exceptionnels pour le rayonnement de la CMG pendant son mandat.

Les membres du B.E & Poignée de main entre les Présidents sortant et entrant

A retenir qu’à l’issue de l’Assemblée Générale du 27 septembre dernier, le nouveau Bureau Exécutif de la CMG est composé comme suit :
1) Président : Société Minière de Boké (SMB)
2) 1er VP : Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG)
3) 2ème VP : Alliance Mining Commodities (AMC)
4) Trésorier : Sociéié Anglogold Ashanti de Guinée (SAG )
5) Le Directeur Exécutif de la CMG

Bourse de sous-traitance et de partenariats : Favoriser une croissance économique inclusive en Guinée

La Guinée fait le pari de l’innovation pour valoriser ses ressources minières afin d’en faire bénéficier s ses habitants. Découvrez comment une nouvelle plateforme numérique, la Bourse de sous-traitance et de partenariats (BSTP), permet aux multinationales du secteur minier d’entrer en contact avec les fournisseurs locaux travaillant dans la restauration, l’hôtellerie, le transport ou l’agroalimentaire.
Pour le gouvernement guinéen, cette nouvelle plateforme de commercialisation numérique permet de rapprocher les sociétés minières étrangères de l’économie locale — afin d’assurer un partage plus équitable des bénéfices.
Voici comment IFC travaille avec le gouvernement guinéen pour aider les opérateurs économiques locaux — de l’hôtellerie à l’agroalimentaire— à proposer plus systématiquement leurs produits et leurs services aux multinationales minières présentes dans le pays. [URL] #Invest4Tomorrow
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Assemblée Générale de la Chambre des Mines de Guinée : Le Ministre du Budget rassure quant au remboursement des Crédits TVA

Invité à l’ Assemblée Générale 2019 de la Chambre des Mines de Guinée, Ismaël Dioubaté, le ministre du Budget a tenu à s’exprimer sur la question du remboursement des crédits TVA qui intéresse particulièrement les compagnies minières.
Emboitant le pas à Malick N’Diaye, Président de la chambre des Mines de Guinée, qui s’est réjoui de l’aboutissement des discussions avec le ministère du Budget autour du remboursement des crédits TVA, le ministre Dioubaté s’est effectivement exprimé en ces termes : « En ce qui concerne le remboursement des crédits TVA, le président Alpha Condé m’a instruit d’avoir un regard très pointu sur la question dont les premiers signaux sont déjà sortis. Je m’engage fermement, avec ces instructions fermes du chef de l’Etat, de continuer à rassurer les miniers que le remboursement des crédits TVA qui a débuté, va se poursuivre à la satisfaction de tout le monde, afin que l’esprit de dialogue entre les miniers et l’Etat soit maintenu à tous les niveaux. ».
M. KEITA

Assemblée Générale 2019 de la Chambre des Mines de Guinée : Gros plan sur la situation du VIH dans les zones minières

 

A l’occasion de l’Assemblée Générale annuelle de la Chambre des Mines de Guinée tenue le vendredi 28 juin 2019, Dr Youssouf Koïta, Coordinateur national du programme de prise en charge sanitaire et de prévention des IST, VIH / SIDA et des Hépatites a donné des informations sur la situation ou la prévalence du VIH dans les zones minières .
Dans son exposé qui a retenu l’attention des participants, Dr koita a déclaré en substance que :
La prévalence du VIH Sida est de 1,5% dans la population en général alors qu’elle est de 3,6% chez les femmes enceintes. Au sein de la population des zones minières, elle est de l’ordre de 5 à 6%.
Par ailleurs, sur 120 mille séropositifs vivant en Guinée, 50 000 seulement sont sous traitement ARV. Autre information de taille : L’Etat guinéen investit 50 milliards de francs guinéens par an tandis que le Fonds mondial donne de 10 à 11 millions de dollars par an. Ces fonds n’arrivent à prendre en charge que 50% de la population qui est dans le besoin.
C’est pourquoi, a-t-il ajouté « tout l’enjeu se trouve dans les zones minières notamment à Sangarédi, Kamsar, Friguia, CBK, Léro, la SAG, Gbenko et sans parler des zones qui ne sont pas reconnues officiellement ».
Plus loin, il interpelle les Sociétés minières pour « aider le gouvernement et ses partenaires à lutter contre cette maladie. Ce sont les bras valides qui sont malheureusement touchés … Des jeunes de 20 jusqu’à 40 ans au maximum sont tous à risque. » parce que « de plus en plus, les bailleurs de fonds se retirent de la gestion du VIH/Sida en laissant la lourde responsabilité aux Etats. »
M. KEITA

Secteur minier : tenue à Conakry de l’assemblée générale de la chambre des mines de Guinée

La Chambre des Mines de Guinée (CMG) a tenu ce vendredi 28 juin 2019 son assemblée générale annuelle.
Comme chaque année, toutes les sociétés minières membres de la CMG ont pris part au rendez-vous.
La rencontre a connu également la présence du ministre du budget et de plusieurs autres personnalités intervenant dans le secteur minier.
Au cours de cette assemblée générale, toutes les questions liées aux mines, ont été débattues par les participants, afin de maintenir l’élan entamé dans le secteur, depuis plusieurs années.


Dans son allocution d’ouverture, N’diaye Malick, président de la chambre des mines de Guinée, a exhorté les participants, entre autres, à approfondir les réflexions concernant les réformes : « Je voudrais interpeller l’ensemble de nos membres, à engager de manière transparente la réflexion sur la réforme des points qui pourraient prêter à confusion dans nos textes afin de permettre à la chambre des mines d’accomplir pleinement sa mission et d’assurer plus efficacement la défense des intérêts de ses membres. Il y va de notre responsabilité et de la stabilité avec les partenaires sociaux. Beaucoup a été fait, mais ce qui reste à faire est encore plus important », a-t-il indiqué.
Prenant la parole, le ministre du budget est revenu sur le remboursement des crédits TVA.
Ismael Dioubaté, s’est voulu rassurant sur la question : « Le président de la République m’a instruit de regarder de façon très pointue, la question de remboursement de crédit TVA. Et je crois que, les premiers signaux sont sortis. Je m’engage avec les instructions fermes du président de la République à continuer de rassurer les miniers. Dire aux miniers que le remboursement des crédits TVA va se poursuivre. Le processus a débuté, il va se poursuivre à la satisfaction de tout le monde ».


Le représentant du ministre des mines, a quant à lui apprécié tout d’abord la qualité des relations entre la chambre des mines et leur département.
Sadou Nimaga, a par ailleurs invité à la prise en compte des réalités sociales dans les zones minières : « Je voudrais également insister sur les défis que nous avons ensemble. Nous avons déjà essayé d’assainir le secteur. Nous continuons à l’assainir (…). Nous sommes donc obligés de nous ajuster, de prendre en compte certaines réalités sociales, notamment, pour éviter les conflits communautaires. Parce que la vie paisible entre communautés et sociétés minières, c’est la clé d’une activité minière. J’invite chacun à aller dans le sens d’une plus grande prise en compte de l’impact posé de l’activité ».
Guy Laurent Fondjo, président du conseil d’administration de la Bourse de Sous-Traitance et des Partenariats, a pour sa part réitéré sa disponibilité et son engagement à œuvrer aux côtés de la chambre des mines de Guinée pour faire du secteur minier, un secteur de référence.
D’autres interventions, telles que celles du représentant de l’ITIE, celui de l’AGREM, mais aussi celui de la NRGI, ont également marqué cette assemblée générale, qui a enregistré l’adhésion de nouvelles entreprises.
L’issue de cette assemblée générale, permettra à la chambre des mines de Guinée de se projeter vers l’avenir, avec de nouveaux défis certes. Mais qui seront sans doute relevés, grâce à la détermination des membres qui la composent.
M. KEITA / mosaiqueguinee

Santé infantile : La Chambre des Mines developpe un partenariat avec l’ONG Terre des Hommes

Terre des hommes (Tdh) est la plus grande organisation suisse d’aide à l’enfance. En 2018, ses programmes en santé, protection et urgence sont venus en aide à plus de quatre millions d’enfants et membres de leurs communautés dans plus de 40 pays.
En Guinée, les enfants sont particulièrement touchés par la pauvreté et les besoins demeurent importants. C’est pourquoi, la Chambre des Mines de Guinée s’est engagée auprès de TdH pour soutenir notamment la lutte contre la sténose caustique de l’œsophage chez les enfants, conséquence de l’ingestion de soude caustique.
Ce partenariat a été mis en exergue lors du symposium mines Guinée 2019 au cours duquel la CMG et TdH ont partagé le même stand.
Par ailleurs, il faut également noter que TdH mène des programmes en santé materno-infantile, en soins spécialisés, en eau, hygiène et assainissement et concernant l’accès à la justice.

Secteur minier : Fin, à Conakry, des travaux de la 6ème édition du symposium mines Guinée


« Synergie mines et infrastructures : enjeux pour un développement intégré et durable de la Guinée », c’est le thème de la 6ème édition du Symposium Mines Guinée qui s’est achevée le 26 avril 2019 à Conakry.
C’est le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, qui a présidé cette cérémonie qui est aujourd’hui le plus grand événement minier de l’Afrique de l’Ouest.
Le Symposium qui a regroupé près de 650 délégués dont une centaine d’entreprises, avait pour objectif d’échanger sur les grands enjeux du secteur des mines pour le développement de l’économie guinéenne. C’est le ministère des Mines et de la Géologie qui a organisé cet événement en partenariat avec AME Trade Ltd du Royaume Uni.
Le président de la Chambre des mines de Guinée, Malick Ndiaye, dira que ce Symposium est l’occasion de faire connaitre davantage ce secteur et présenter les opportunités d’investissement qui s’y rattachent. Le premier responsable de la Chambre des mines de Guinée a salué les progrès enregistrés dans ce domaine où selon lui, de 14 millions de tonnes de bauxite produites en 2010, la Guinée est passée à 60 millions en 2018.
Pour Malick Ndiaye, ces efforts sont dus aux différentes réformes mises en place par le ministère des Mines sous le leadership du Président Alpha Condé. Toutefois, il a attiré l’attention des uns et des autres sur l’amélioration de la bonne gouvernance dans le secteur minier afin de booster le développement économique. Au nom de leurs sociétés qui sponsorisent cet événement, le directeur général de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), le directeur général de la Société Minière de Boké (SMB) et la directrice générale de Guinea Alumina Corporation (GAC), ont rassuré d’œuvrer pour la mise en valeur des mines de Guinée. Ils se sont engagés aussi pour le respect du contenu local et de l’environnement ainsi que l’employabilité des jeunes. Le ministre des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba, qui a indiqué que pendant les 72 heures que devait durer ces rencontres la Guinée sera la capitale mondiale des mines. Il a ensuite rappelé que les réformes engagées par le Président Alpha Condé depuis son accession à la Magistrature suprême en 2010, ont permis d’attirer plus d’investisseurs. Il a fait savoir que ce Symposium est l’occasion de présenter la Guinée à travers ses ressources minières et agricoles. Pour cela, le ministre Magassouba a souhaité que cette rencontre aboutisse à la mise en place de projets concrets en faveur du développement économique du pays.
Le Président Alpha Condé a indiqué que la vision de son gouvernement est non seulement de produire des ressources minières, mais aussi et surtout de les transformer sur place. Aussi a-t-il rappelé que pour certaines irrégularités, 800 permis d’exploitation minière ont été retirés. Le Président Alpha Condé a précisé que la politique minière guinéenne vise trois objectifs qui sont de créer les meilleures conditions pour les investisseurs, tirer profit des ressources minières et améliorer les conditions de vie des populations.
Dans cette démarche, le Président de la République a indiqué que la Guinée va continuer à s’améliorer et s’inspirer de l’exemple d’autres pays comme le Botswana. Toutefois, le Chef de l’Etat a signalé que malgré les efforts, il n’est pas encore satisfait et que le chemin est encore long. Concernant le code minier, le président Alpha Condé a insisté sur son respect. Car, dira-il, « aucune société ne peut donner avec exactitude la quantité de nos ressources et en matière d’affaires, on peut tricher ».
C’est pourquoi, il a annoncé la tenue prochaine d’une rencontre avec toutes les sociétés minières afin de les obliger à respecter le code minier. Pour cela, il a invité toutes les sociétés minières qui ne sont pas en règle, de le faire avant cette date. Le Chef de l’Etat a précisé qu’il n’a pas de préférence parmi les sociétés et qu’il ne peut soutenir que les entreprises qui contribuent au développement de la Guinée tout en se disant ouvert à tout investissement profitable au pays.
BPP

Symposium Mines Guinée 2019 : Discours du Président de la Chambre des Mines

Je voudrais à l’entame de mon propos vous souhaiter la bienvenue et me réjouir de la tenue de ce symposium.
C’est la deuxième fois que le MMG en collaboration avec la chambre des Mines organise le Symposium minier pour d’une part faire le bilan des activités minières en Guinée et d’autre part discuter des opportunités d’affaires dans le secteur minier.
Mesdames et Messieurs
Il n’est point besoin de rappeler que nous venons de loin. La Guinée après l’adoption de son nouveau code minier en 2011 et amendé en 2013 a permis à notre pays d’attirer les investisseurs directs étrangers surtout dans le secteur minier. Depuis 2011 la Guinée connait une pléthore de projets miniers dont la plupart sont aujourd’hui en phase de production ou de construction.
Tout ceci s’est traduit par une forte augmentation de la production de la bauxite qui est passée de 14 millions de tonnes en 2010 à 60 millions en 2018. La Guinée affiche d’ors et déjà son ambition de devenir le premier producteur mondial de bauxite dans les prochaines années à venir. La production d’or est passée de 254 milles onces en 2010 à 473 milles onces en 2018. Avec la finalisation de la phase d’extension de la SAG, le plan d’investissement de SMD et les nouveaux projets en gestation, tout porte à croire à un regain de vitalité du secteur aurifère dans notre pays.
La bonne Gouvernance dans le secteur
Tout ceci a été rendu possible par les reformes juridiques mais surtout au leadership du département des mines qui ont su traduire et être en œuvre votre vision en matière de politique minière.
Il ne peut y avoir de développement sans une bonne gouvernance. Depuis 2011 les reformes dans le secteur minier ont conduit principalement à une meilleure gouvernance dans le secteur qui a eu pour conséquence une plus grande transparence et une confiance des investisseurs dans le secteur. Nous avons été victimes de notre passé à un moment donné sur les questions de correction dans le secteur minier. Tout ceci est derrière nous maintenant. C’est le lieu de féliciter et d’encourager le Ministre des Mines et son équipe pour le travail qui a été fait dans ce domaine avec l’appui des partenaires intentionnels : IFC, BAD, Banque Mondiale.
Grace à cette confiance retrouvée, la Guinée a attiré des milliards de dollars d’investissement direct depuis 2014. Certains types financements ont été faits ce qui dénote la confiance des investisseurs dans le pays et ouvre le chemin à d’autres financement de ce genre.
La bonne gouvernance ne doit pas être simplement un mot, il doit être un comportement, un devoir moral si nous voulons continuer à prospérer dans le secteur minier. Entant qu’acteurs miniers, nous devons nous montré exemplaires car il n’ay pas de corrompus sans corrupteurs. La chambre des Mines continuera à œuvrer à côté du Gouvernement sur les meilleures pratiques en matière de transparence et de bonnes gouvernances dans le secteur minier.

Mesdames et Messieurs,
Quelles perspectives pour le secteur minier ?
Au-delà des performances qui ont été observées dans le secteur minier ces dernières années, nous devons continuer à innover davantage et à être plus attractif afin d’attirer encore plus d’investisseurs, sources de croissance économiques. Pour cela, le développement des infrastructures demeure à mes yeux un enjeu crucial pour le développement économique de la Guinée et la consolidation du boom minier. Je me réjouis que ce sujet fasse l’objet du panel d’introduction.
– Etre un pays minier de rang mondial dont la Guinée aspire passe forcément par le développement des infrastructures.
– Les infrastructures en soi réduisent le coût d’investissement et améliore la compétitivité des entreprises. La Guinée doit se donner des moyens, de se doter des infrastructures indispensables de son développement. Toutefois, nous devons le faire de manière intelligente.
– La Guinée a expérimenté dans un passé récent la mutualisation des infrastructures du chemin de fer dans la région de Boké avec trois sociétés existantes (CBG, GAC COBAD) appelé le ‘’multi-user’’. C’est une innovation dans le développement des mines en Guinée. J’encourage les sociétés minières et le gouvernement à créer une fiscalité plus attractive afin d’amplifier le modèle.
– Toutefois ces infrastructures ne devront pas servir uniquement le secteur minier. La Guinée doit profiter de manière intelligente de ses infrastructures pour développer d’autres secteurs de l’économie nationale, en particulier l’agriculture et l’agro-industrie.
– La Guinée est citée souvent pour sa pluviométrie et l’étendue de ses terres cultivables. Je reste convaincu que les mines peuvent permettre à la Guinée à travers des infrastructures de transport, ferroviaires et portuaires de faire de la Guinée un pays exportateur de premier rang des produits agricoles et manufacturés.
Mesdames et Messieurs,
En dépit des performances du secteur minier, le succès minier nous interpelle aussi sur nos obligations envers toutes les parties prenantes.
La question de contenu local doit être abordée ans tabou entre les acteurs car il ne peut y avoir de développement durable sans contenu local viable.
Beaucoup d’efforts ont été faits à ce jour avec le diagnostic effectué en 2017 par le rapport Kaiser et la mise en place en 2019 de la bourse de sous-traitantes et de partenariats.
Nous avançons dans la bonne direction mais lentement. La problématique du contenu local doit être reliée au financement des entreprises. Je compte sur mon ami et frère Président de l’Association Professionnelle des Banques qui est même temps le Président de la Bourse de sous-traitance afin de booster les banques à s’impliquer davantage dans le financement des entreprises locales. L’Etat doit aussi mieux outiller les entreprises locales à travers une plus grande information sur les diverses lignes de crédit existantes.
Il ne peut y avoir de développement durable sans l’adhésion des communautés locales aux projets miniers. C’est pourquoi je félicite le gouvernement pour l’opérationnalisation du FODEL et la mise à disposition dans la Loi de Finance 2019 les 15% des taxes minières à l’ANAFIC pour le développement de nos collectivités. En ce qui concerne la chambre des Mines de Guinée, la responsabilité sociétale des entreprises RSE est un concept dans lequel les entreprises minières intègrent les préoccupations sociales, environnementales et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire. Nous percevons cette responsabilité, comme la contribution de nos entreprises aux enjeux du développement durable en Guinée.
Par ailleurs, nous ne managerons aucun effort pour mener à bien le projet de réalisation d’opportunités d’affaires et d’emplois pour les PME et les populations locales. Et notre contribution j’en suis convaincu, permettra entre autres d’atteindre les objectifs du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES).
En fin, je me réjouis de la décision du Gouvernement de procéder au remboursement de crédit de TVA des miniers. Il y’a de cela quelques semaines, nous avons tenu ici au Sheraton la rencontre entre le secteur privé et public lors de la journée internationale des Douanes, le Président a bien voulu écouter nos doléances et œuvrer en vue de l’amélioration de climat des affaires en Guinée et en particulier de raffermissement de la facilité de circulation des biens et services.
Toutes ces actions montrent une réelle volonté de la part de toutes les parties prenantes à aller de l’avant et à pérenniser le développement minier. Les perspectives sont bonnes pour l’économie nationale et le secteur minier en particulier dans les années à venir.
Je remercie tous ceux qui ont parié sur la Guinée en investissant et j’encourage les autres à nous rejoindre car si nous sommes toujours là c’est parce que toutes les conditions d’investissement sont favorables.
Je ne saurai conclure sans adresser mes chaleureuses félicitations aux organisateurs de ce Symposium pour l’excellente initiative prise de réunir toutes les parties prenantes autour du thème de réflexion aussi riche que pertinente mais aussi remercier toutes les compagnies minières qui ont bien voulu faire de ce symposium un évènement majeur pour la promotion du développement minier en Guinée.

Mines/Indemnisation, compensation des communautés: la Guinée veut se doter d’une norme nationale

Présentée comme un scandale géologique, la République de Guinée est un pays de grandes potentialités également agricoles et énergétiques où de nombreux projets voient le jour dans ces secteurs ci-haut cités. Le plus souvent, la mise en valeur de ces secteurs provoquent des délocalisations, réinstallations, compensations et indemnisations des communautés du fait de leurs ampleurs et de l’emplacement des localités par rapport aux potentiels à exploiter.
Le constat sur le terrain révèle que beaucoup de ces exploitations restent caractérisées par des expropriations de terres arables sans compensations équitables, des réinstallations forcées sans indemnisations idoines. Toutes choses concourant aux déséquilibres énormes des conditions de vie tant environnementales, sociales qu’économiques des communautés impactées. D’où la tenue ce jeudi 7 février à Conakry d’un débat public axé sur le processus de déplacement, de compensation, d’indemnisation et de réinstallation des communautés impactées par les projets de développement en Guinée.


La rencontre a réuni des acteurs de la Société civile, des députés, des cadres de l’Administration publique et de l’ensemble des parties prenantes impliquées dans ce processus. Prenant part à ce débat public, le président de la Commission Communication et des Nouvelles Technologies de l’information à l’Assemblée nationale, l’honorable Saïkou Yaya Barry a indiqué qu’il est important qu’il y ait des documents juridiques qui encadrent tout ce processus qu’évoque le thème.
« Parce que nous sommes dans un pays minier. Nous voyons la floraison des sociétés minières dans notre pays. Nous sommes aussi un pays fluvial avec d’importantes ressources fluviales. Là aussi, notre tendance est la construction de beaucoup de barrages hydroélectriques. Il ne faut pas perdre de vue que nous avons aussi des routes à faire. Et tout cela demande la délocalisation de nos concitoyens pour pouvoir faire ces projets de haute envergure. Ceci dit, il est important que cela soit très bien cadré pour ne pas que la population soit opprimée ou qu’elle ne soit pas prise en compte dans ce processus », a soutenu le député de l’UFR.
Le thème du présent débat public revêt une importance majeure pour le ministère des Mines. Par la voix de M. Cécé Noramou, conseiller du ministre, le département dirigé par Abdoulaye Magassouba déplore le fait qu’il n’y ait pas de textes légaux ou de lois qui réglementent cette action des sociétés pour pouvoir développer leurs projets.
« Le ministre des Mines, ayant constaté ce vide, a interpellé la plupart des départements qui interviennent dans ce processus, notamment ceux qui éditent les lois, les principes en matière de compensation et ceux qui font la promotion des projets qui impactent sur les populations, pour qu’on puisse voir quelle est l’approche qu’on peut mener pour élaborer un document qui viendrait boucher ce vide à la fois institutionnel et réglementaire », a indiqué Cécé Noramou tout en poursuivant que c’est dans cette dynamique que la coopération allemande a appuie le gouvernement et finance un cabinet qui aide à l’élaboration du document qui sera prochainement publié et partagé.
Permettre à l’ensemble des parties prenantes et autres personnes ressources pouvant contribuer à l’élaboration d’une norme nationale contraignante en matière de compensation afin qu’il y ait enfin une loi qui régit l’indemnisation et la réinstallation des communautés qui sont parfois abusées par les compagnies minières les plus fortes avec la complicité jadis de l’Etat. Tel est le défi qu’entendent relever les organisateurs de ce débat public.
« Car, en plus, le processus de compensation, d’indemnisation et de réinstallation se fait différemment d’une localité à une autre ou d’une société à une autre dans la même localité par manque d’une norme nationale contraignante », a dénoncé Saa Pascal Tenguiano, juriste spécialiste des questions de compensation et de réinstallation, qui a ajouté que conscient de cette réalité, le gouvernement guinéen, à travers le ministère des Mines et de la Géologie a déclenché un processus de réforme afin d’établir des standards nationaux en matière de déplacement, d’indemnisation, de compensation et de réinstallation. « Ceci s’est traduit par la mise en place d’un Comité interministériel pour se pencher sur ce processus », a-t-il confié à l’assistance.
Mady Bangoura http://www.guineenews.org

La Chambre des Mines de Guinée chapeaute l’organisation de la « Nuit du partenariat »

La Direction Générale des Douanes et le secteur privé guinéen envisagent d’organiser la  » Nuit du partenariat « , un évènement au cours duquel l’ensemble des acteurs (Transporteurs, Manutentionnaires, Consignataires, Transitaires, Minier et Pétroliers, Industriels, Commerçants) pourront parler des difficultés rencontrées avec les services des Douanes, du Port Autonome, de la Marine Marchande, en vue d’y trouver les solutions idoines.
En vue de la préparation de la contribution des Miniers, la CMG a déjà élaboré une synthèse des difficultés rencontrées par les Sociétés minières et proposé des solutions/ recommandations pour les résoudre.
Par ailleurs, il convient de noter que plusieurs réunions préparatoires, présidées par M. Malick N’Diaye, Président de la CMG, ont permis de baliser le chemin. Ainsi, la date du 16 février 2019 a été proposée pour la tenue de cet événement à l’Hôtel Sheraton de Conakry, sous le haut patronage du Président de la République.