Données générales

S PHOTO ECONOMIE NATNL
Nom officiel : République de Guinée
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : Président Alpha Condé

Données géographiques

Superficie : 245 857 km²
Capitale : Conakry
Villes principales : Kindia, Kankan, Nzérékoré, Labé
Langue (s) officielle (s) : Français
Langue (s) courante (s) : Peul, malinké et soussou
Monnaie : Franc guinéen (cours flottant)
Fête nationale : 2 octobre

Données démographiques

Population : 11,5 millions d’habitants (Banque mondiale)
Densité : 45,4
Croissance démographique : 2,4% par an
Espérance de vie : 54,5 (PNUD)
Taux d’alphabétisation : 41% (PNUD)
Religion : Islam (85%), christianisme (8%), animisme (7%)
Indice de développement humain : 178 sur 187 (PNUD)

Données économiques

PIB (2013) : 6,54 milliards $ (FMI)
PIB par habitant (2013) : 588$ (FMI)

Taux de croissance (2013) : 2,5 % (FMI)
Taux d’inflation (2013) : 12,7% (FMI)
Balance commerciale (2013) : -900 M$ (OMC)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2011, Banque mondiale) :

  • agriculture : 22%
  • industrie : 45%
  • services : 33%

 Situation économique

Parfois qualifiée de « scandale géologique », la Guinée dispose de richesses hydrographiques immenses (château d’eau de l’Afrique), d’un riche potentiel minier (un tiers des réserves mondiales de bauxite, or, diamant, fer, manganèse, zinc, cobalt, nickel, uranium) largement sous exploité.

La Guinée est un pays potentiellement très riche mais son PIB par tête n’atteint que 588$. L’instabilité politique entre 2009 et 2013 a fortement handicapé l’économie guinéenne : faible croissance, accélération de l’inflation, doublement du déficit budgétaire.

Fin 2011, la Guinée pouvait se prévaloir d’une nette amélioration de ses performances macro-économiques (forte croissance de l’ordre de 4%, recettes fiscales en forte progression) et d’une meilleure gestion des finances publiques (retour à l’unicité de caisse de l’Etat, révision à la baisse de la subvention du prix des carburants, intégration des ressources minières exceptionnelles de Rio Tinto au budget rectificatif 2011 et au budget 2012).

Alors que la Guinée avait atteint en décembre 2000 le point de décision de l’initiative pour les Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), les institutions financières internationales (IFI) ont interrompu toute relation avec la Guinée à la suite du coup d’Etat du capitaine Dadis Camara en décembre 2008, jusqu’à l’ouverture de la période la transition, en janvier 2010.

Fin 2011, les bonnes performances de l’économie et des finances publiques guinéennes ont permis au Conseil d’administration du FMI d’approuver une facilité élargie de crédit (FEC) de trois ans (200 M$). Ce programme a ouvert la voie à la reprise des négociations au sein du Club de Paris qui ont abouti à un accord intérimaire traitant le flux de la dette guinéenne sur la période 2012-2014.

Politique extérieure

La Guinée cherche à améliorer son intégration dans la sous-région. Elle est membre de la CEDEAO mais pas de la zone franc. Les autorités guinéennes réfléchissent à un rapprochement progressif avec l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). La Guinée est également membre de l’Autorité du bassin du Niger (avec le Nigéria, le Niger, le Cameroun, le Burkina Faso, le Mali, la Côte d’ivoire et le Tchad) et de l’Union du fleuve Mano (avec la Sierra Leone, le Libéria et la Côte d’Ivoire).