RESSOURCES

BauxiteBauxite : Les gisements de bauxite se trouvent en Basse –côte et en moyenne Guinée. Les réserves avoisinenet les 40 milliards de tonnes avec 40 % d’alumine et SIO3 inférieur à 3%. Une partie est exploitée par les grandes compagnies comme la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) et le Groupe Russkyi Aluminy (RUSAL).

Minerai de FerFer : Malgré sa répartition dans toutes les 4 régions naturelles, sa plus forte concentration est située dans la zone Beyla – Yomou – Lola – Nzérékoré. Les réserves totales sont estimées à plus de 20 milliards de tonnes. Dans la partie du Sud-Est du pays, la société Rio Tinto est très avancée dans la prospection du Simandou, gisement de fer de classe mondiale.

OrOr : Les grands gisements d’or se trouvent dans la zone birrimienne en Haute Guinée où des sociétés comme la Société Minière de Dinguiraye (SMD) / Crew Gold, la Société Anglogold Ashanti de Guinée (SAG) et la Société Minière de l’Afrique Occidentale (SEMAFO) exploitent des filons aurifères très riches. Pour l’or, la SAG exploite les filons aurifères de Siguiri, la SMD l’or primaire de Léro à Dinguiraye et la SEMAFO l’or de Kouroussa.

DiamantDiamant : Le diamant est localisé principalement dans la zone forestière, dans le triangle BEKIMA passant par Guéckédou. Une seule société exploitait cette ressource de façon industrielle (AREDOR). Elle a arrêté ses travaux en 2004.

 

NickelNickel : La plus grande concentration découverte jusqu’ici se trouve sur le mont Kakoulima

 

 

UraniumMétaux de base : Il faut noter que des occurrences minérales polymétalliques sont observées au centre et au sud du pays ; l’Uranium dans la région de Firawa entre Kissioudou et Faranah.

 

L’HISTOIRE DE L’OR EN GUINEE

L’histoire de l’Afrique Occidentale en général et celle de la Guinée en particulier, sont liées à l’or. C’est l’or qui a fait la grandeur, la puissance et la prospérité des grands empires Ouest-Africains, L’Empire du Mali au XIIIe siècle.

L’or de Guinée est de bonne qualité, titrant entre 850 et 980% (soit de 20 à 23,5 carats). Il se présente surtout sous forme de gisements secondaires (alluvions des lits et des terrasses de cours d’eau) ou primaires (filons, veines de quartz). Ces gisements sont exploités aussi bien de façon artisanale, semi-industrielle qu’industrielle.

Les principales régions aurifères connues en Guinée sont:

  • Le bassin du Haut-Niger (Siguiri, Niandan-Bani, Mandiana, Dinguiraye) avec des teneurs moyennes de 1 à 10 g/m 3 de sédiments;
  • Le cercle de Fitaba (Mamou-Faranah) avec des teneurs de 0,42 à 3,8 g/m 3 de sédiments;
  • La région de Sierra-Forèà l’est de Kindia (conglomérats aurifères de Mambia, Or de Boko);
  • La région de N’Zérékoré (Gama-Karana-Yomou) avec des teneurs de 1 à 4 g/m 3 de sédiments.

L’essentiel de la production d’or de Guinée est tiré de la Haute-Guinée (Siguiri, Mandiana, Kouroussa et Dinguiraye) dans les formations birrimiennes du protérozoïque supérieur . Le potentiel en or de la Guinée est estimé à plusieurs centaines de tonnes d’or.

De 1988 à 1992, la Direction Nationale de la Recherche Géologique et Minière a étendu ses travaux de cartographie au 1/200.000 au centre et au nord du pays (45.000Km2). Des missions isolées et les rapports périodiques des sociétés minières renforcent sans cesse nos connaissances sur le potentiel aurifère.

Plusieurs sociétés étrangères (Ashanti, SEMAFO, Golden Limbo Rock, WAMCO, SAGEM, Hereford Securities and Management, Golden Prospect, Patrician, Reunion Mining, Lithos, etc) se sont implantées en Guinée. En effet, anticipant à moyen terme une consolidation des cours mondiaux de l’or, ces sociétés attirèrent en Guinée des investissements en provenance de pays industrialisés tels le Canada, l’Australie, la France, la Norvège, et des pays africains dont l’Afrique du Sud, le Ghana et le Maroc, entre autres.

Présentement, la Guinée produit annuellement 8 à 10 tonnes d’or. Cette production se répartit entre les orpailleurs et deux sociétés industrielles: la Société Aurifère de Guinée (SAG) et la Société Minière de Dinguiraye (SMD).

De 1995 à 1998, plus de quatre-vingt-quatre permis de recherche d’or ont été attribués et la production d’or devrait croître fortement dans les prochaines années.

La production artisanale d’or (l’orpaillage) emploie plus de monde, que l’exploitation artisanale du diamant et est ancrée plus profondément dans la tradition guinéenne. L’orpaillage, est réservé aux nationaux. Sa production est vendue à des collecteurs ou directement à la Banque Centrale, laquelle possède deux laboratoires d’analyse à Kankan et à Conakry. Cette dernière fixe le prix d’achat de l’or brut produit à partir du fixing de Londres.